Apporter 90 kilos de lampes solaires jusqu’au Burkina Faso

L’idée d’aller distribuer des lampes solaires dans des villages isolée d’Afrique est en elle-même relativement simple, sa mise en place est beaucoup plus compliquée qu’il n’y parait. Il y a beaucoup d’aspects à traiter, à envisager avant de se lancer vraiment dans l’aventure.

Au loin, le Burkina Faso

En premier lieu, il nous fallait identifier le pays où nous allions intervenir et identifier des partenaires locaux susceptibles de nous apporter leur soutien.
Très vite, dès que nous avons su que notre projet était retenu, nous avons activé notre réseau de connaissances pour envisager différentes pistes de travail.

Au départ, nous avions retenus plusieurs pays potentiels, le Sénégal, le Burkina, le Bénin et bien entendu le Mali. Ce dernier a été le premier exclu de la liste. Si nous sommes volontaires pour aller sur place, nous ne sommes pas des suicidaires ni des têtes brulées. Notre sécurité et donc celle du projet a été notre toute première priorité.

Dans les trois autres pays, même s’il y a des risques dans certaines zones identifiées, il n’y en a pas plus que d’aller voir le feu du 14 juillet à Nice. Nous savons que c’est un motif d’inquiétude pour nos proches, mais nous sommes très sereins quant au bon déroulé de notre voyage. Il n’est pas question de prendre le moindre risque et le souci de notre sécurité reste un élément prépondérant.

Au Sénégal, nous avions une bonne piste pour intervenir dans des zones très reculées de Casamance mais très vite la logistique s’est posé comme un véritable problème. Acheminer presque l’équivalent d’une palette, de Dakar vers la Casamance puis enchaîner sur 6 heures de pirogues : trop compliqué à piloter à distance. Nous avons donc laissé tomber.

En parallèle, nous avons établi différents contacts au Burkina et au Bénin. Finalement, nous avons retenu le Burkina car l’implication de nos interlocuteurs nous paraissait bien plus fiable et solide. Nous avons trouvé des interlocuteurs qui ont tout de suite été emballés par le projet et très vite se sont impliqués dans sa mise en place.

Une fois le pays identifié, le deuxième défi qui fallait relever était purement logistique. Les lampes sont fabriquées en chine et devait donc être directement importées à Ouagadougou (mais par air ou par mer ?). Il aurait été idiot de se faire livrer en France pour ensuite emmener nos 89 kilos de lampes dans nos bagages.

Mais, qui dit import dit également formalités douanières et tracasseries administratives, qu’il est impossible de traiter à distance. Nous avons donc décidé pour nous simplifier la tâche de passer par un transitaire même si nous savons que nous ne sommes pas l’abri d’un imprévu lorsque nous serons sur place…. Mais c’est aussi ça le charme de l’Afrique, on aime ou on n’aime pas.
Le problème de l’importation étant réglé, il nous fallait également identifier les villages bénéficiaires et mettre en place toute la logistique nécessaire au transport de nos petites lampes. Grace à notre contact, nous avons très vite trouvé la solution et défini la zone d’intervention.

Suite au prochain épisode. À bientôt. Isabelle & Benoit. #StartToday