La genèse du projet
Isabelle et moi sommes des amoureux de l’Afrique. Nous avons eu la chance de pouvoir voyager dans plusieurs pays d’Afrique noire, avant que la guerre n’éclate au Mali. Nous nous sommes d’ailleurs rendus plusieurs fois au Mali et c’est lors d’un de ces voyages que l’idée a germé. Cette année-là, nous avions décidé de visiter le pays dogon lors d’une randonnée d’une dizaine de jours.
Le pays dogon est une zone reculée située à la frontière avec le Burkina Faso. Les villages, souvent isolés, n’ont aucune électrification et les dogons, pour écouter la radio nationale ou s’éclairer utilisent beaucoup de piles salines, qui une fois usées terminent à même le sol en pleine nature.
Bien entendu, ça pose des problèmes écologiques et donc de santé publique car ces piles sont chargées en métaux lourds.
Nous avons vraiment su qu’il fallait faire quelque chose, le jour où nous avons vu un très jeune enfant, jouer parmi ces piles rejetées, en portant même certaines à la bouche.
Le soir, nous étions très souvent en bivouac dans ces villages et nous avons tenté d’expliquer les dangers que cela pouvait présenter. Mais comment sensibiliser quelqu’un qui a tout juste de quoi manger à l’importance de l’écologie. Avec Isabelle, nous nous sommes tout de suite dit qu’il y avait un truc à faire à ce niveau.

De retour en France, nous avons cherché voir s’il existait des filières de recyclage sur lesquelles nous pourrions nous appuyer pour tenter de dépolluer, à petite échelle, mais de ne pas rester sans rien faire.
À notre grande surprise, il n’existe aucune usine de recyclage des piles dans toute l’Afrique Noire. Donc organiser un système de récolte des piles usagées ne nous amènerait qu’à les stocker dans un coin, en attendant une solution.
À défaut de pouvoir récupérer et recycler ces piles usagées, il existe une alternative réduire leur consommation en utilisant notamment l’énergie solaire.
Au hasard d’un surf nocturne sur le web, je suis tombé sur la startup « Nokero » (pour no-kérosene) qui depuis des années mène des actions pour rendre la lumière accessible aux plus grands nombres.
Il y avait là un début de solution… Mais la guerre a éclaté au Mali. Nous savions à ce moment-là, qu’à notre grand regret, ne nous pourrions pas retourner là-bas de sitôt.
Mais la graine était semée, elle ne demandait plus qu’à germer.
Suite au prochain épisode. À bientôt. Isabele & Benoit. #StartToday