Ouagadougou

Nous avons pris nos quartiers à Ouagadougou, le temps de nous acclimater et nous adapter aux températures locales.

Ici, il fait très très chaud et le rythme est bien différent de chez nous. Avec le décalage horaire, nous avons deux heures de moins par rapport à la France. Au plus chaud de la journée les températures frisent avec les 40 degrés au thermomètre.

Voilà la journée type : Nous sommes donc réveillés vers 5h30 pour faire un maximum de choses à la «fraîche». Vers 11 heures, nous rentrons nous mettre à l’abri et pour manger. Vers 13 heures 30, nous sommes assommés par la chaleur, les paupieres sont lourdes, c’est l’appel de la sieste. Vers 17 heures les températures redeviennent supportables et nous pouvons à nouveau sortir. Le couché se fait vers 23 heures / minuit, après une Castel bien fraîche (bière locale) au maquis (buvette) du coin.

A notre arrivée, les lampes solaires n’étaient toujours pas arrivées, mais hier matin vendredi, petit message de notre contact pour nous dire qu’elles étaient arrivées dans la nuit. Si nous étions rassurés, nous avions également une véritable inquiétude, il fallait absolument faire toutes les démarches douanières dans la seule journée de vendredi sous peine de prendre énormément de retard dans notre programme. En effet, un détail nous avait échappé, fait exceptionnel au Burkina, lundi et mardi prochain sont des jours fériés. Il fallait faire confiance à notre bonne étoile et espérer que les douaniers soient compréhensifs et valident rapidement la sortie de zone douanière.

On a donc passé la journée de vendredi à passer de bureaux en bureaux dans une chaleur torride, ponctuée de coupures d’électricité (donc pas d’informatique). Après de nombreux efforts et le soutien du transitaire local, en fin d’après midi le fameux sésame nous était enfin délivré.

C’est trempé de sueur, épuisé par cette journée de course contre la montre que nous sommes rentrés à notre chambre pour nous rafraîchir un peu.

Pas de chance, nos espoirs ont vite été douchés… Très forte baisse de la pression, il y a juste un petit filet d’eau qui s’échappe par le paumeau de douche et nous permet juste de nous dépoussiérer un peu.

Aujourd’hui et demain nous allons nous reposer un peu et finir de préparer le départ en brousse. Nous devons également affiner les modalités de distribution des lampes avec nos contacts locaux et notamment avec Henri qui a fait un énorme travail de préparation en amont.

A Ouagadougou, il y a beaucoup d’effervescence car il y a le SIAO (salon international de l’artisanat), un événement très important où des acheteurs du monde entier viennent faire leurs emplettes. Du coup la circulation déjà très dense est devenue très très difficile.

Si nous avons le temps, nous irons peut être y faire un tour… Mais c’est à l’autre bout de la ville et tout déplacement se présente comme une véritable épreuve tant il fait chaud.

Même si nous avons pris un peu de retard due à l’arrivée tardive des lampes, la suite du programme se présente plutôt pas mal .

Comme nous le pressentions, trouver une connexion Wi-Fi relève du parcours du combattant, nous passons donc par le téléphone, avec un débit tout aussi aléatoire. Il faut parfois s’y reprendre à plusieurs fois pour envoyer une simple photo. Mais on va tout faire pour vous donner des news très rapidement.

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