Titre du livre : “Le chemin le moins fréquenté” de Scott Peck

#Etape 5 : Choisir le chemin le moins fréquenté

Dépasser une des 3 limites du développement personnel

Oui, le sous-titre est provocateur… ce qui arrive par la suite est encore mieux : cet article va vous déranger. Je vous propose de discerner la 1ère de ces limites à dépasser en matière de développement personnel et qui peut susciter une CROISSANCE PROFONDE si vous vous engagez sur le chemin le moins fréquenté.

Que se cache t-il derrière notre course à la réussite ?

Le Club Med est avant tout une extraordinaire utopie fondée sur la volonté de deux hommes : Gilbert Trigano et Gérard Blitz. Ce dernier déclarait :

“De cette idée est né un esprit… Le but de la vie, c’est d’être heureux. Le lieu pour être heureux, c’est ici. Le moment pour être heureux, c’est maintenant”.

Cette phrase de Gérard Blitz trouve une formidable résonnance dans le contexte d’après-guerre. Libérer l’individu de ses contraintes, lui permettre de se retrouver et de revenir aux bonheurs originels.

La lame de fond du développement personnel retranscrit ce même désir, en particulier dans notre contexte de Crise, mais sous des formes différentes. Notamment sur le fait que l’enjeu est notre capacité à travailler sur nous même. Toutefois, des pièges sont à éviter, et même les plus jeunes (16 ans) ne sont pas dupes (voir l’article de Melen LC). A travers cet article, j’aimerais cerner un peu plus ce qui se cache derrière ce désir et en quoi le développement personnel très lié aux thématiques de la “Réussite”, du “Bonheur” et du fait d’être “Heureux” ne traitent pas la question de fond qui nous concerne tous.

“Il nous faut revoir notre conception du bonheur.”

Inverser la recette du bonheur, c’est possible !

Shawn Achor explique comment fonctionne notre cerveau et comment il nous ruse en matière de réussite et de réalisation de soi. Selon lui, il nous faut inverser la recette du bonheur : regarder comment dans cette vidéo !

Pour ne pas perdre le fil de l’article visionner 9:08-10:50 (Télécharger la vidéo, c’est un must watch)

La psychologie positive nous aide à focaliser notre attention sur ce qu’il y a de bien autour et en chacun de nous, à se réjouir de nos forces et talents, et tirer parti des avantages de son environnement. Célébrer chaque étape du chemin.

Notre manière de vivre le voyage a parfois plus à voir avec le changement intérieur qui se produit en nous que la destination qu’on se fixe.

La vraie question derrière la question

Pourtant, le sujet de fond derrière cette recherche de bonheur est plus, selon moi, une question liée à quelque chose de plus profond. A ce sujet, l’article de Chloe Leb, dans sa publication La route du must est très éclairant et nous met sur la voie, en écrivant :

“Nous sommes en période de crise, marquée par des fractures économiques et sociales. Je préfère penser transition, mais je dis fractures. Parce qu’une fracture fait mal, quand une transition se veut en douceur. Au milieu de cette période de fracture économique et sociale, je me suis demandée ce que recherchent les individus. La réponse s’impose de plus en plus et de manière unanime : la recherche de SENS.”

Derrière le “sparadrap du développement personnel” se dissimule le besoin fondamental de trouver des réponses à ces deux questions :

  1. Qui suis-je ? En quoi suis-je unique ? Et comment définir un projet de vie pour être aligné avec ce que je suis ? (C’est notre quête d’identité)
  2. Pourquoi suis-je sur terre ? Et quelle différence, vais-je faire ? En quoi cela forge ma vision de la vie, de mes valeurs ? (C’est notre quête de sens)

Ce qui fait de nous des Hommes est notre capacité à nous interroger sur nous-même et sur le sens de la vie. C’est ce qui fait de l’Homme bien plus qu’un animal, un être également SPIRITUEL.

Des programmes sérieux de développement personnel comme celui de Franck Nicolas avec son programme SPARK insistent sur ce fameux déclic, cette étincelle (SPARK en anglais) : le besoin de trouver du sens. Alors qu’il était animateur du journal de France 2, il nous explique comment, durant cette période de sa vie, il a eu un déclic et comment, lors de son service en tant que sapeur pompier bénévole, le fait d’avoir vu un homme mourir entre ses mains a crée l’étincelle. C’est là que tout a commencé pour lui et il aborde le sujet pendant tout un mois sur les 7 mois du programme et notamment sur l’importance de la Mission de Vie.

Limite 1 : La solution n’est PAS uniquement en nous

[En référence au site “la solution est en vous”; ce site est la plus importante plateforme francophone du développement personnel. L’histoire de Sylvain Carufel son créateur est vraiment inspirante. Site à découvrir !]

C’est vrai que le travail commence avec soi et le développement personnel permet de s’engager sur un chemin de croissance et d’évolution de sa personnalité. Mais allons plus loin…

Stephen Covey (1932–2012) est un des incontournables du développement personnel, il a écrit plusieurs ouvrages, notamment “Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent”, ouvrage qui a impacté des millions de personnes. En travaillant auprès des meilleurs, en les formant et en les conseillant, il découvre que la plupart des personnes luttent avec des problèmes profonds dont on parle peu. Il constate que beaucoup sont dans un mode de survie qui caractérise un besoin, “une sorte de SOIF intérieure, un besoin profond de justice, d’efficacité et de relations enrichissantes.” Ce constat l’affecta profondément, d’autant plus que son fils traversera une crise existentielle, qui va conduire Covey à changer son regard sur ce dernier. Il va réaliser, au travers de cela, à quel point nous devons changer nos modes de PERCEPTIONS si nous voulons nous mettre en capacité de changer. Mais ce qu’il va préciser par la suite et encore plus étonnant.

Dans cet ouvrage, Stephen raconte comment il a pris le temps d’étudier la réalisation de soi et les modes de perception du bonheur en partant de ce qu’avait produit sa nation (USA) depuis 1766, soit 200 ans de littérature et plus d’une centaine d’ouvrages portant sur la réussite. Il découvre que les écrits publiés ces 50 dernières années sur cette thématique avaient tous un point commun.

“Ces livres prônaient la nécessité d’avoir une bonne image sociale. Ils proposaient des rafistolages, des emplâtres, des remèdes miracles supposés guérir des maux graves.”

La littérature des 150 dernières années insistait beaucoup sur l’importance de l’éthique du caractère (l’intégrité, l’humilité, le courage, la patience, l’application, etc.). L’éthique du caractère enseignait le meilleur chemin pour réussir sa vie et qu’il existe des principes de base pour une vie fructueuse. Intégrer ces principes à notre caractère était le chemin le moins fréquenté mais le meilleur moyen de trouver le bonheur.

“Après la 1 ère guerre mondiale, on bascula d’une éthique de caractère à une éthique de la personnalité.”

Le succès venait de l’image publique, d’attitudes, de techniques et de comportements. La constatation la plus dérangeante était que l’emploi de ces tactiques de communication et attitudes positives avait toujours une finalité intéressée... comme si être attentif de manière désintéressée était devenu inintéressant. Ces pratiques peuvent, avec de mauvaises intentions, conduire à des comportements manipulateurs et intimidants. A ce stade, je suis persuadé que vous avez pu voir défiler dans votre esprit des personnes que vous avez rencontré dans un cadre professionnel…voir familial.

Pour dépasser cette première LIMITE du développement personnel, il est urgent que nous prenions conscience de l’influence massive de nos caractères, de nos intentions (ce qui suppose une écoute de soi; on en reparlera dans la 2ème limite) et de la manière dont nous percevons les choses.

Voici un indicateur sur ce chemin le moins fréquenté qui peut nous aider à avancer dans cette direction.

Freddie Mercury
Choisir le chemin le moins fréquenté, c’est réaliser que le vrai enjeu de la réussite est la TRANSFORMATION de votre caractère, et cela a tout à voir avec votre capacité à aimer.

Lorsqu’on dépasse la limite de la réalisation personnelle, lorsqu’on cherche plus loin en s’engageant sur le chemin le moins fréquenté, on découvre que mûrir ce n’est pas se prendre comme centre mais GRANDIR dans notre capacité à vivre le don de soi.

Ma manière de vous encourager dans ce sens est de vous inviter à vivre ce Voyage en 48 étapes à travers les relations qui comptent vraiment pour vous. Notamment l’amitié, la vie en couple et, si vous êtes parents, la relation avec vos enfants. Pour découvrir le voyage, c’est par ici !

Ce voyage commence avec le choix de changer notre perception sur nos relations, les vivre différemment et s’engager sur le chemin d’un amour INTENTIONNEL.

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