#Etape 8 : Comment mieux aimer et éduquer son enfant ?

4 des 7 étapes pour mieux répondre à votre besoin

Être parent est l’un des plus gros challenge qu’il nous ait donné de vivre. Deux choses que j’apprends à accepter dans mon job de parent :

  1. Réagir est naturel et normal, cela ne veut pas dire que c’est bien mais cela me rappelle constamment que je suis imparfait et que je ne serai jamais le parent parfait. D’une certaine manière, je suis comme mes enfants, sujet à me laisser surpasser par mes émotions.
  2. Je ne suis pas obligé de réagir, je peux être attentif à ce que je ressens et ce que je pense et marquer une pause. Créer un espace pour prendre le temps de réaliser ce qui se passe en mon enfant et en moi-même.

Au cœur des émotions de l’enfant

Isabelle Filliozat, nous propose dans son ouvrage “Au cœur des émotions de l’enfant”, 7 questions utiles à se poser lorsqu’on éduque notre enfant. J’avais exposé, dans un article précédent, les 3 premières questions :

1.Quel est son vécu ? Nos enfants sont prisonniers de l’immédiateté, de ce qu’ils vivent émotionnellement, sans capacité à relativiser, discerner les enjeux.

2. Que dit-il ? Il n’est pas simple de formuler ce qui se passe en soi… même quand on est adulte !

3. Quel message ai-je envie de lui transmettre ? En tant qu’éducateur principal, ce que je dis et fait l’affecte profondément… donc je me pose la question de ce que je lui renvoie.

Voyons les 4 suivantes :

Les automatismes sont puissants et s’enracinent dans l’inconscient. Sans nous en rendre compte, nous répétons des choses qu’on a souvent entendu étant enfant mais sans forcément savoir pourquoi ce n’est pas bien. Les convenances sociales ont la vie dure et dictent, bien plus qu’on ne le pense, nos attitudes.

La crainte que nous avons souvent en tant que parent est que la demande originale et farfelue de notre enfant devienne une habitude. Or, l’enfant apprend par l’expérience et parfois, s’arquebouter sur une demande originale, provoque ou renforce justement l’attitude qu’on avait redoutée, c’est-à-dire une obsession pour réaliser son désir. Tout simplement parce qu’on a manqué de souplesse et de se poser la question : Au fond, pourquoi je dis cela ?

Je ne sais pas pour vous mais j’ai compris que je devais abandonner le rêve de l’enfant calme…

“Nous aimerions que nos enfants ne pleurent pas pour un rien, qu’ils soient plus coopérants, s’habillent quand on leur demande,(…) qu’ils aillent se coucher volontiers (…) qu’ils mangent rapidement et proprement, qu’ils ne fassent d’expérience bizarre qui provoquent du désordre. En somme, nous aimerions que nos enfants ne soient pas des enfants.” Isabelle Filliozat

En même temps, n’est ce pas l’excitation et l’exubérance contagieuse de nos enfants qui est beau à voir ?

Les besoins des parents et des enfants sont souvent opposés. Je l’expérimente à chaque fois que je rentre du travail, j’ai qu’une envie, c’est de me poser. Abel et Nathan ont qu’une envie, c’est que je joue avec eux ! Et c’est vrai qu’être parent cela demande des petits sacrifices, mais je crois qu’il ne faut pas confondre cela avec le sacrifice ultime de sa vie, de ses besoins et de ses attentes. L’extrême serait de surinvestir le don de soi, et de fait il y a toujours un effet boomerang. L’inverse est également vrai.

L’enjeu est de se donner l’espace de proposer une réponse appropriée et créative qui permettra de conjuguer ses besoins et les besoins des enfants.

Un exemple, Abel apprécie particulièrement que je fasse une activité avec lui quand je rentre du travail. Il y a des soirs où je suis très fatigué. Donc j’ai listé 5 activités que je peux faire avec lui quand je suis naze ! Ce sont des supers moments de qualité pour lui comme pour moi.

“Il n’y a pas de réponses universelle ou de stratégie systématique, il faut s’adapter en permanence. Ce n’est pas facile quand on a oublié sa propre enfance.” Isabelle Filliozat

J’ai été éducateur en maison de quartier pendant plusieurs années auprès d’adolescents. On parle beaucoup de la crise de l’adolescence mais à travers mes échanges avec les parents de ces jeunes, j’ai réalisé combien la crise des parents face à l’adolescence soulève la question des priorités. Or je me vois redire assez régulièrement aux parents que le plus important :

  1. N’est pas qu’il range leur chambre mais privilégié l’importance de maintenir une certaine qualité de la relation. On peut s’arc bouter sur des choses accessoires comme une chambre bien rangé, ou d’autres choses alors que la relation est quasi inexistante. Rester dans un mode relationnel de recadrage constant devient vite usant.
  2. N’est pas de trouver un moyen pour les obliger à obéir mais leur permettre de réfléchir par eux même afin qu’ils fassent les bons choix pour leurs vies. En tout cas pour les adolescents qui subissent beaucoup de pression de la part de la bande ou de la tribu, c’est important qu’ils prendre les bonnes décisions quand les parents ne sont pas là.
  3. N’est pas qu’ils se savent aimer mais qu’ils se sentent aimer. Cela demande de trouver de nouvelles modalités d’expression de l’amour. Là où avant le câlin était un moyen, avoir une activité ensemble sur un centre d’intérêt commun peut être une piste à creuser.

En tant que parent, nous voulons donner des repères à nos enfants, leur apprendre ce qui est bien et mal, ainsi que la différence entre les deux. Toutefois la question ne situe pas toujours au niveau des valeurs mais peut se poser ainsi : “Est ce que je suis plus ou moins proche de mon objectif ?”

Car, est ce bien ou est ce mal de le laisser choisir ses vêtements qu’il désire porter ce matin ? Est ce bien ou mal de consentir à sa demande ? Est ce bien ou mal de le coucher à 20h00 ?

“Il n’y a pas de réponse universelle, mais une réponse pour cet enfant là, et ce parent là, à cet instant là de leur histoire commune.” Isabelle Filliozat

1. Une question pour échanger

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2. En lisant le livre : “Au cœur des émotions de l’enfant”

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4. En vous embarquant pour vivre le Voyage en 48 étapes

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