Koachup : un projet rentable… socialement !
Guillaume Vorilhon
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Belle aventure & bel article !

Plaisir de lire ton/votre envie sincere d’aider a faire advenir un monde meilleur, et votre application profonde & tangible a cette tache. ❤ ❤ ❤

Un seul element me semble neanmoins pecher dans cette analyse post-mortem:

l’absolue necessite de mettre des clients finaux (ici, les jeunes, pas les pros!) au centre du projet y compris au sein des instances gouvernantes, des le depart pour maximiser les chances d’avoir un impact.

Alors, certes, c’est toujours facile de jouer l’inspecteur des travaux finis, mais si mon incorrigible esprit de contradiction peut apporter une piece positive a l’edifice pour les prochains projets, j’y vais.

Le symptome d’echec principal* est clairement & tres justement identifie: difficile de toucher, interesser, mobiliser les jeunes sur le sujet. Mais leur demander d’avoir une maturite qui ne vient qu’avec le temps n’est qu’une des multiples causes de ce symptome, imho. Car cette maturite se manifeste bien par “poches” et s’exprime bien souvent dans de nombreux autres domaines (musique, politique & para-politique, asso sportives, bidouille meca ou info, maitrise des TIC, etc)

Or, qui mieux que les interesses pour trouver les bons canaux, les bons formats et les bons mots pour toucher leurs amis et proches?

J’imagine que vous avez du voir passer des articles sur les “Shadow Comex” de groupes comme Accor (genre la ou la) et de quelques autres grosses corporates ou un dirigeant a eu l’intuition geniale qu’en fait, ceux qui comprennaient le mieux les usages des generations qui viennent n’etaient probablement pas des Senior Exec tres experimentes (et tres utiles pour cette experience dans plein d’autres domaines hein) mais qui ont tous plus de 50ans et n’ont interragi avec Snapchat / Wechat que via des articles parus dans les Echos. Ces initiatives ont l’air de plutot bien marcher pour l’instant, meme si il est un peu tot pour tirer des conclusions definitives.

Ou est ce que je veux en venir? Ca arrive.

“5 chanceux (précisément) se proposaient d’y réfléchir”

etait un excellent debut — peut etre aurait il ete encore meilleur si il avait ete suivi de “ils debusquerent vite 5 moins chanceux pour completer l’equipe” — et aider a affiner la “go to market strategy” .

Pas un acteur institutionel ou une asso de proximite (qui ont forcement les memes problematiques de go to market que KoachUp), mais des jeunes qui correspondent a votre cible, des les premiers pas, pour affiner le projet au fur et a mesure (et eviter les biais de validation a posteriori de participants a des events par ex).

Pour conclure: ce point d’analyse a mon avis manquant n’enleve bien sur rien a la noblesse du but, a l’energie et a la generosite de l’entreprise, a ses nombreuses reussites (evenementiel, prix, implication reelle d’un reseau de pros, etc), ni par ailleurs a la pertinence du reste de l’analyse. Vous avez fait du super boulot — et je vous souhaite sincerement de faire encore mieux par la suite apres un peu de repos :)

KoachUp s’acheve, long vie a l’esprit de ceux qu’il a touche!

Cheers

NB: si impliquer des jeunes cibles tres tot dans la realisation du projet un truc que vous avez fait, il faut vraiment le rajouter a l’analyse & dissequer plus en details les causes de son echec.

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*Possible biais de mon optimisme / du monde des startups, mais je suis persuade que la question des revenus durables est secondaire dans ce cas precis car directement corellee au succes de l’initiative: si le produit/programme est plebiscite par les utilisateurs (les jeunes!), le cote $$$ suivra (chacun pour ses raisons: CSR, remotivation de salaries en quete de sens, marketing, team building, etc)

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