Arusha : l’Olucome demande la parité dans le choix des participants

Par Fabrice Manirakiza

Gabriel Rufyiri : «L’Olucome demande à la médiation d’inviter à égalité les participants des parties en conflits.»

L’Olucome se réjouit de la reprise du dialogue inter-burundais du 27 novembre au 8 décembre. Toutefois, il demande l’équilibre dans le choix des invités.

«Selon certaines informations, le nombre des invités à la prochaine session serait improportionnel par rapport aux deux parties en conflit», relève l’Olucome. Sur ce, il demande à la médiation d’inviter paritairement «ceux qui soutiennent que les Accords d’Arusha ne soient pas enterrés et que la Constitution ne soit pas amendée et ceux qui soutiennent que ces accords tombent dans les oubliettes et que la Constitution soit amendée sans tenir compte des conclusions du dialogue inter-burundais externe.» Et de souligner qu’en cas de conflit, une partie ne mène pas un dialogue avec ceux qu’elle veut. «Ceci pour demander à la médiation d’inviter tout vrai protagoniste dans la crise burundaise lors de cette prochaine session.»

L’Olucome souhaite qu’à sa sortie, la médiation puisse mettre en avant les différents préalables lui soumis par la société civile, dont cette organisation. Lesquels préalables sont notamment l’arrêt immédiat des violences et des discours de haine, la suspension immédiate du processus de révision de la Constitution dans le contexte actuel de crise, la suspension des lois limitant la jouissance des libertés publiques d’association et de réunion…

Dilapidation des biens publics

Dans ce communiqué de presse de ce mercredi 22 novembre, l’Olucome dénonce ce qu’il appelle une dilapidation des biens publics à grande vitesse, depuis la crise de 2015. «Certaines sociétés internationales, dont CVMR, société d’exploration des minerais d’origine canadienne, sont en train de s’accaparer la richesse nationale sans suivre aucun principe de transparence et les lois en matière de passation des marchés publics.» L’Olucome demande alors à la médiation et aux parties en conflit d’exiger du gouvernement l’arrêt de cette forme de «vol organisé des biens publics ».

L’Olucome dénonce enfin l’arrestation de deux défenseurs des droits de l’Homme, en l’occurrence Germain Rukuki et Nestor Nibitanga respectivement employés de l’Acat Burundi et de l’Aprodh, et l’emprisonnement de trois membres de la Parcem pour perturbation de la sécurité publique. L’Olucome sollicite les Nations unies, l’Union africaine et la CEA ainsi que les participants à ces pourparlers «d’exiger du gouvernement du Burundi de protéger ces personnes et de les libérer dans l’immédiat et sans condition.»

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