En quête d’extraordinaire

Je veux changer le monde. J’ai décidé de commencer par moi-même. Voici ce que je me suis dit.


“ La banalité m’ennuie, le mensonge m‘écœure et l’oisiveté me révolte. Et il se trouve que tu es les trois à la fois. La profondeur du marasme dans lequel tu vis n’a d’égale que l’énergie que tu déploies pour te soumettre à ta condition, l’accepter et finalement te dire que tu l’as choisie.

En réalité, tu as peur.

Tu as peur d’être différent, d’être pointé du doigt. Peur d’échouer. Publiquement. Mais encore plus peur, d’être comme eux. Alors dis-toi bien une chose …

Les chemins ordinaires ne te mèneront pas vers un destin extraordinaire.

Aujourd’hui, tu n’es plus que l’ombre de toi même. Il est temps de connaître tes forces et de reconnaître tes faiblesses. Il est temps de t’accepter. Tu ne réécriras pas le passé, mais tu peux décider de ton avenir. Sors de ta bulle et explore l’inconfort. Découvre qui tu es, ce que tu peux apporter à ce monde et déploie toute ton énergie pour y arriver.

Tu es incontestablement prisonnier de toi-même

Devant toi se profile un avenir glorieux où richesse matérielle et reconnaissance sociale se conjuguent et se complètent pour t’assurer une qualité de vie, un semblant de confort et une tranquillité certaine.

Face à ces aspirations, un quotidien qui aspire toute ton énergie

Le blues du dimanche soir, le dépit du lundi matin et la fatigue du restant de la semaine te maintiennent dans un état végétatif qui t’empêche d’évoluer.

Ton confort est nocif pour ton développement.

En surface, tu sembles avoir réussi. Une tête bien faite, un diplôme mérité et un poste de jeune cadre. Mais ces choix, que tu as plus fait par raison que par passion, se transforment lentement et inéluctablement en routine agissant à l’encontre de ton développement.

Certains diront que toute expérience est bonne à prendre. Contestable.

Ce postulat n’est vrai qu‘en présence d’une liberté de choix. Or aujourd’hui, tu es soumis à ton environnement. Social et professionnel. Ne voulant pas déranger l’ordre établi, tu perpétues ce schéma pernicieux. Tu t’installes confortablement dans ta médiocrité : tu choisis de ne pas essayer, de repousser ta libération et de retarder ta révolution.

Tes choix conditionnent tes opportunités à venir.

Le crédit que tu rembourses, le poste que tu convoites et les personnes dont tu t’entoures constituent les piliers fragiles de ta vie ban(c)ale.

Difficiles à déconstruire, ils agissent à l’encontre de la réalisation de tes rêves.

Suivre sa propre voie nécessite une liberté absolue dont ta condition actuelle et tes choix de vie t’éloignent. Au final, tu regretteras ce que tu n’as pas fait, et non pas ce que tu as fait. Sois vrai dans ces choix.

Commence par te libérer du regard des autres.

D’où te vient cette soumission naturelle à la norme ? Seraient-ce encore une fois tes peurs qui font surface ? La peur d’être jugé, de te dévoiler ? Ce n’est pas parce que tu juges les autres, qu’ils feront la même chose en retour. Accepte toi, et les autres t’accepteront.

Tu perds trop de temps dans des futilités sociales sans fond.

Cette superficialité compulsive du moment, capturée, filtrée puis partagée traduit ta solitude intérieur et ton besoin de reconnaissance insatiable. Ta soif d’amour propre alimente une société du paraitre dont tu es toi-même prisonnier. C’est à en oublier que ta valeur réside plus dans ce que tu es, que dans ce que tu as. Tu te complais dans le faux.

Revois tes priorités.

Les conditions de ton bonheur sont l‘introspection, l’équilibre, et le développement personnel. Tout le reste est une distraction qui te fait oublier, le temps d’un instant, ta condition.

Comment t’es-tu retrouvé dans cette situation ? Serait-ce le système éducatif qui t’a façonné, la structure hiérarchique dans laquelle tu as évolué ? Ou encore ce fameux syndrome du bon élève qui te vaut cette appétence naturelle à faire ce que les autres attendent de toi, plutôt que ce que tu aimerais faire.

Non, ce ne sont là que des excuses.

La réalité, c’est que tu as pris de mauvaises habitudes.

Systématiquement, tu esquives la difficulté au profit de la simplicité. Le risque et l’inconnu au profit de la stabilité et de la sécurité. Ta fainéantise d’esprit manifeste t’empêche d’évoluer : tu as arrêté d’apprendre dès lors que ce n’était plus nécessaire.

Déconstruis ta pensée, dépasse tes croyances limitantes

Ré-apprends à apprendre. Découvre de nouvelles choses, intéresse-toi, questionne et critique. En d’autres termes, investis ton temps et ton énergie à redécouvrir qui tu es, à te reinventer et à réaliser tes rêves plutôt que ceux de quelqu’un d’autre.

Accepte ta vérité, et surpasse-la.

La vérité selon laquelle tu ne sais rien, que tu n’es pas si intelligent que ça. Et qu’avec ton attitude laxiste, tu finiras par t’éteindre pour sombrer dans la banalité la plus profonde. Celle de tous ceux qui t’entourent.

Deviens quelqu’un, plutôt que de rester comme tout le monde.

Il est temps de te lancer, de prendre des risques : tu es jeune et tu n’as rien à perdre. Si tu dois échouer, échoues. Plusieurs fois. Mais apprends. Apprends à voler pendant ta chute. Apprends de tes erreurs. Et surtout de celles des autres.

Libère-toi, d’urgence. Rappelle toi que tu es à la fois la cause et la conséquence de ta propre misère. Ta vie repose sur des illusions que tu t’es créées. Ne fait pas l’erreur de te contenter du moyen. Tu mérites le mieux. Ne concède rien. Vis comme tu l’entends. Libère-toi.”

Résultat ? Avant je n’avais qu’un travail. Maintenant j’ai une vie.