Produit minimum viable, les objectifs et les techniques.

L’objectif du produit minimum viable, appelé MVP est de valider l’adéquation entre la proposition de valeur et le marché, c’est tout🎼.

On entend souvent parler du MVP, ou « Minimum Viable Product » en Anglais. Mais il faudrait sans doute l’appeler « Produit Minimum Vendable ». En effet, il s’agit d’une version minimale du produit qui doit apporter suffisamment de valeur pour prouver l’opportunité et se lancer à la conquête du marché. Contrairement à ce que l’on pense, il ne sert pas, à valider directement que son idée ou sa vision est bonne, mais il sert simplement à démontrer que la réponse apportée au problème est compréhensible et conforme aux attentes des utilisateurs. C’est un processus itératif nécessaire avant de partir à la conquête de son marché. Son développent se fait dans un alignement permanent entre la solution et le retour des utilisateurs sur l’intensité du problème et le niveau de satisfaction.

Le MVP est ainsi un outil de validation du mécanisme de croissance et peut donc avoir une forme assez différente du produit final. Par exemple sur pour des places de marché, le MVP peut servir à regrouper des producteurs de services avant de recruter leurs consommateurs.

Produit minimum viable, comment le construire ?

produit minimum viable

Une hypothèse, un test, une mesure, un résultat.

En construisant son MVP tout le jeu consiste à apporter des réponses les plus simples possibles à un problème exposé de la manière la plus précise possible. Dans cette période de construction il faut donc clairement définir chacune des hypothèses, concevoir et mettre en ligne le plus vite possible la solution imaginée et surtout mesurer si l’impact bien celui attendu. Une méthode efficace pour formaliser cela est l’impact mapping.

Minimum Amazing Product.

Le MVP est par définition un produit qui va droit au but et qui dispose des fonctionnalités suffisantes pour obtenir une expérience incroyable. Une expérience incroyable est assez difficile a définir objectivement. Une bonne méthode est de définir un indicateur clé pour lequel l’expérience utilisateur est au moins 10 fois supérieure à ce qu’il se pratique déjà pour résoudre le problème. Une autre méthode pour la qualifier peut être la mesure de la viralité. Une expérience incroyable est une expérience dont les gens parlent, qui se partage naturellement par le bouche à oreille et donc qui génère une croissance organique forte.

Dans tous les cas, que ce soit par le tau d’acquisition ou par les retours utilisateurs sur la promesse tenue par le produit on sent généralement assez clairement lorsqu’on a atteint cette étape.

La règle des 3 questions.

Pour trouver ces fonctionnalités parmi la tonne d’idées qu’on a pour son produit, il existe la règle des 3 questions qui vient de cet excellent article :

  • Est-ce une fonctionnalité rédhibitoire (Show-stopper, c’est moins grossier) ? Une fonctionnalité qui, si elle n’existe pas, fera que les utilisateurs ne se serviront pas du produit.
  • Est-ce une fonctionnalité stratégique (Killer Feature) ? Qui apporte une expérience inédite à l’utilisateur et surpasse tout ce qu’il se fait.
  • Sinon, il faut vraiment se demander si cette fonctionnalité n’est pas une distraction, une perte de concentration et de temps.

Un objectif à la fois.

Enfin, il est important d’avoir des cycles de mise en ligne très courts (idéalement une semaine) afin de pouvoir conduire des expérimentations et de mesurer des résultats les uns après les autres sans trop brouiller l’impact perçu. L’idéal est d’arriver à se fixer une hypothèse (un développement), une expérimentation, et une mesure par semaine (et par sujet), le tout en parallèle.

Quelles sont selon vous les pièges à éviter lorsqu’on fait son MVP ?


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