D’ailleurs et d’ici

Cette saison, la rédaction du “7” a choisi de consacrer une série aux Poitevins expatriés, dont les parcours professionnels sortent du lot.

Oklou, la nouvelle vague

Pourquoi elle ?

Marilou Mayniel est l’un des nouveaux talents de la scène électronique en France. Adoubée par la critique (Les Inrocks, Tsugi…), elle a notamment été sélectionnée par la prestigieuse Red Bull Music Academy pour participer au festival annuel de la marque au taureau ailé. Une future référence.

Née à Poitiers… ou ailleurs ?

Je suis née à la clinique du Fief de Grimoire.”

Racontez-nous votre enfance…

J’ai grandi à la campagne. C’était bien. Avec des copains, on a sauvé des pigeons de la mort et on les a appelés Roucoups et Colossal.”

Petite, vous rêviez de…

Danser derrière les stars ou d’être une sirène.”

Quelles études avez-vous faites ? Quels souvenirs en gardez-vous ?

J’ai suivi un cursus scolaire assez basique, mais très tourné vers la musique, du collège jusqu’au bac. J’en garde un très bon souvenir. J’étais épanouie, je crois.”

Votre carrière en quelques mots…

Dubbel dutch.”

Un tournant dans cette carrière ?

Logic Express 8.” (en référence à un célèbre logiciel de traitement audio).

Poitiers vous a marquée pour…

Sa diversité et son ouverture d’esprit.”

Quel regard portez-vous sur la ville ?

Un regard attendri. J’y suis attachée. Aujourd’hui, j’habite à Paris, mais quand je reviens je dis toujours que je rentre “chez moi”.”

Quelle est, selon vous, la personnalité qui symbolise la Vienne ?

Quand je dis « Poitiers » aux gens, on me répond “Ah ouais, Charles Martel”. On va faire en sorte de changer tout ça (rires).”

Et maintenant, quels sont vos projets pour l’avenir ?

Tout ce que je sais, c’est que j’élèverai un jour des enfants. Et qu’après, je trépasserai. Je ne me prononce pas sur le reste, c’est trop flou.”

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Votre âge ? J’ai 23 ans.”
Côté famille ?Sisi.” (expression qui signifie que sa famille va bien, Ndlr.)
Un défaut ?Je perds tout.”
Une qualité ?Je retrouve tout.”
Un livre de chevet ?I am a hero.” (manga de Kengo Kanazawa, ndlr).
Une devise ?Je n’aime pas les phrases qui résument la vie.”
Votre plus beau voyage ?Soundcloud.”
Un mentor ?Non.”
Un péché mignon ?Les Fjords.”

L’envolée de Lionel Guérin

Pourquoi lui ?

Lionel Guérin est l’un des plus célèbres anciens étudiants de l’Ensma, l’école d’ingénieurs de la Technopole du Futuroscope. Son parcours brillant et sans accroc en fait un modèle pour les élèves de la génération actuelle, qui rêve de lui emboîter le pas.

Né à Poitiers… ou ailleurs ?

Je suis né à Paris.”

Petit, vous rêviez de…

Devenir explorateur en Amazonie et Nouvelle Guinée, de découvrir des îles, des planètes, des animaux, des civilisations… Je me serais aussi bien vu vétérinaire dans une réserve africaine, pour être le plus souvent possible dans la nature.”

Quelles études avez-vous faites ? Quels souvenirs en gardez-vous ?

Après avoir effectué ma prépa scientifique au lycée Janson-de-Sailly, à Paris, j’ai intégré l’Ensma, à Poitiers. J’en garde un bon souvenir, surtout pour les activités (vol à voile, junior entreprise, sports…) et pour la forte camaraderie entre les élèves. À 16 ans, j’ai passé mon brevet de pilote de planeur et, un an plus tard, celui de pilote d’avion. J’ai par la suite obtenu mes qualifications pour être pilote de ligne et suis devenu commandant de bord sur A320.”

Votre carrière en quelques mots…

J’ai débuté comme informaticien pour une société américaine dans l’environnement. J’ai ensuite été directeur technique pour la compagnie aérienne Europe Aéro Service, puis cadre et commandant de bord chez Air France. En tant qu’entrepreneur, j’ai créé et dirigé plusieurs entreprises, parmi lesquelles Alto, Airlinair, Transavia France et Hop ! J’ai par ailleurs été président de la Fédération nationale de l’aviation marchande pendant dix ans et président de l’Association Hop ! Biodiversité.”

Un tournant dans cette carrière ?

En 1999, lorsque j’ai quitté Air France pour créer et diriger la compagnie régionale Airlinair.”

Poitiers vous a marqué pour…

Son calme et sa tranquillité apaisante.”

Quel regard portez-vous sur la ville ?

Poitiers est une ville qui associe les traditions et le modernisme. Le Futuroscope en est un bel exemple.”

Quelle est, selon vous, la personnalité qui symbolise la Vienne ?

Ségolène Royal ou Jean-Pierre Raffarin.”

Et maintenant, quels sont vos projets pour l’avenir ?

Participer au redressement d’Air France, être le plus souvent dans la nature, vivre en famille et méditer régulièrement.”

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Votre âge ?60 ans.”
Côté famille ? Trois enfants merveilleux.
Un défaut ?Des intérêts éclectiques.”
Une qualité ?Beaucoup d’énergie.”
Un livre de chevet ?L’enseignement.” (de Ramana Maharshi, Ndlr).
Une devise ?Aide-toi et le ciel t’aidera. Et nul n’est prophète en son pays !
Votre plus beau voyage ?Le voyage intérieur.”
Un mentor ?René Lapautre.”
Un péché mignon ?Croquer la vie.”

Muriel Bouhet, la “Franchute”

Pourquoi elle ?

Muriel Bouhet est l’une des meilleures vététistes en Espagne. Baroudeuse en course comme dans la vie, elle a parcouru le monde entier et partage ses voyages et sa passion sur son site Internet www.murielbouhet.com. Elle est en outre journaliste spécialisée pour les magazines de cyclisme.

Née à Poitiers… ou ailleurs ?

Je suis née à Poitiers, au Fief de Grimoire.”

Racontez-nous votre enfance…

J’ai grandi à Vouneuil-sous-Biard, avec mes parents et mon frère cadet. J’y ai effectué le début de ma scolarité, avant de partir au lycée du Bois d’Amour et de rejoindre les bancs de la fac de Poitiers.”

Petite, vous rêviez de…

J’ai toujours aimé le sport, je faisais de la plongée et rêvais d’évasion. Je me voyais bien devenir une Jacques-Yves Cousteau au féminin !

Quelles études avez-vous faites ? Quels souvenirs en gardez-vous ?

J’ai suivi un cursus en géographie à l’université de Poitiers. J’ai terminé ma licence en Erasmus, en Espagne, et enchaîné sur un master en tourisme sportif à la fac de sport de Grenoble. J’en garde un très bon souvenir, j’ai fait de très belles rencontres qui m’ont permis de prendre des décisions importantes pour mon avenir.”

Et le vélo dans tout ça ?

Mon frère a commencé plus jeune que moi à pratiquer le cyclisme. Il est d’ailleurs devenu mécanicien professionnel (il travaille aujourd’hui chez Direct Energie, Ndlr). C’est lui qui m’a contaminée, qui m’a enseigné toutes les bases. Depuis, je n’ai pas décroché.”

Votre carrière en quelques mots…

Polyvalente, baroudeuse, globe-trotter.”

Un tournant dans cette carrière ?

En 2010, j’ai été embauchée par une agence touristique, en Espagne. Je me suis rendu compte que je n’étais pas faite pour rester des heures durant derrière un ordinateur. J’avais besoin d’un travail de terrain. Je me suis faite connaître dans le pays grâce à mes résultats sportifs. On m’appelait la “Franchute” (Française, en espagnol). C’est à partir de là que j’ai eu envie de partager mes expériences et que j’ai commencé à faire des piges pour les magazines espagnols et français. Aujourd’hui, même si je vis dans la Sierra, au nord de Madrid, je garde un pied dans les deux pays.”

Poitiers vous a marquée pour…

Sa place du Marché, sa cathédrale. J’y reste très attachée car c’est ma ville natale. J’y reviens au moins une fois par an, pour la famille.”

Quel regard portez-vous sur la ville ?

C’est une ville étudiante, chargée d’histoire. Quand je reviens de Madrid à Poitiers, je retrouve ce côté “province”, qui me plaît beaucoup. Poitiers a grandi, évolué, ce n’est plus la ville “campagne” d’il y a dix ans. C’est un endroit où il fait bon vivre, mais où il manque selon moi un peu de soleil (rires).”

Quelle est, selon vous, la personnalité qui symbolise la Vienne ?

René Monory. En créant le parc du Futuroscope, il a complètement bouleversé l’économie locale et a permis de générer de nombreux emplois, de donner une nouvelle dimension à la Vienne.

Et maintenant, quels sont vos projets pour l’avenir ?

Côté pro, j’aimerais devenir salariée de l’un des magazines pour lesquels je travaille. Côté perso, comme je voyage beaucoup, je n’ai pas de temps pour me poser et penser à créer une vie de famille. Je continue de profiter de toutes les opportunités qui se présentent.”

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Votre âge ?J’ai 35 ans.”
Côté famille ?Un frère et mes parents à Poitiers, pas d’enfant au programme.”
Un défaut ?Peu ponctuelle.”
Une qualité ?Dynamique.”
Un livre de chevet ?Mon iPad ! Je ne lis pas vraiment de livres, mais beaucoup d’articles.”
Une devise ?Si quieres, puedes.” (si tu veux, tu peux)
Votre plus beau voyage ?La Nouvelle-Zélande, j’ai visité tout le pays.”
Un mentor ?Mohamed Ali.”
Un péché mignon ?Le chocolat noir.”

Stéphane Deschamps, la Rock Story

Pourquoi lui ?

Poitevin d’origine, Stéphane Deschamps est journaliste chez Radio France et auteur de documentaires sur Françoise Hardy, Eddy Barclay, Julien Clerc… Il a par ailleurs co-signé, avec Gilles Verlant, la biographie à succès “Gainsbourg” et vient de sortir “80’s Génération Pop”.

Né à Poitiers… ou ailleurs ?

Je suis né à Poitiers, après l’épisode des pavés, en août 68 !

Racontez-nous votre enfance…

J’ai eu une enfance joyeuse. Un brin studieuse, parce que je passais beaucoup de temps à lire des Jules Verne et des BD. J’étais assez solitaire, mais c’était une solitude enrichissante. Je m’évadais beaucoup à travers les livres.”

Petit, vous rêviez de…

Devenir pilote d’hélicoptère ! Cela me venait sûrement d’une envie d’évasion, de liberté et d’indépendance.”

Quelles études avez-vous faites ? Quels souvenirs en gardez-vous ?

J’ai passé un bac B au lycée Camille Guérin, je l’ai redoublé avant de l’avoir en trichant (rires). J’ai d’abord voulu suivre une formation pour devenir kiné. Mais comme j’étais nul en sciences naturelles, j’ai vite abandonné l’idée. J’ai commencé à faire de la radio. Je voulais devenir journaliste. Je suis resté six mois en fac d’histoire. Je passais plus de temps avec les bitards dans les troquets qu’à la fac (rires). Après ça, j’ai décroché un contrat d’objecteur de conscience à Forum.”

Votre carrière en quelques mots…

Rapide, passionnante, enrichissante, originale. Difficile aussi, car je suis parti de Poitiers à 22 ans et que j’ai déménagé une vingtaine de fois.”

Un tournant dans cette carrière ?

En 1993. Je suis fan de Gainsbourg depuis l’adolescence. J’avais acheté sa biographie, écrite par Gilles Verlant, que j’ai fini par rencontrer lorsqu’il était sur Canal+, avec Antoine De Caunes et Pierre Lescure. Il s’est aperçu que j’en connaissais pas mal sur Gainsbourg et m’a rappelé pour me demander de revenir sur Paris. Il envisageait d’écrire la biographie définitive et m’a proposé de travailler avec lui. Cette biographie est devenue un best-seller. Ça a changé ma carrière et une partie de ma vie.”

Poitiers vous a marqué pour…

Son esprit soixante-huitard, fêtard et étudiant. Je me souviens de la place Leclerc comme d’un lieu de rassemblement pour tous les jeunes adultes.”

Quel regard portez-vous sur la ville ?

Poitiers est beaucoup plus calme aujourd’hui. Le centre-ville s’est un peu embourgeoisé. Je le trouve moins vivant qu’avant mais plus “classe”.”

Quelle est, selon vous, la personnalité qui symbolise la Vienne ?

René Monory, parce que c’est lui qui a fondé le Futuroscope. Aujourd’hui, la Vienne est connue à travers le monde grâce au parc.”

Et maintenant, quels sont vos projets pour l’avenir ?

Je rédige un livre sur les chansons ayant un rapport avec le thème de l’amour : pour un flirt, pour les préliminaires… Je vais raconter l’histoire de chaque chanson et faire le portrait de stars qui ont construit leur carrière autour du sexe. Sur le long terme, j’espère sortir un roman.

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Votre âge ?J’ai 48 ans.”
Côté famille ?Je suis fils unique, divorcé, avec deux enfants.”
Un défaut ?Parfois naïf et entêté. Nul en bricolage, aussi !
Une qualité ? Passionné et tolérant.”
Un livre de chevet ?Un livre de nouvelles de Sylvain Tesson, “S’abandonner à vivre”.”
Une devise ? Ce ne sont pas ceux qui ont les plus grandes oreilles qui entendent le mieux.”
Votre plus beau voyage ? Les Seychelles. J’ai eu la chance d’y passer Noël en famille.”
Un péché mignon ? Le Chablis avec un plateau de fruits de mer !

Jérôme Kério, des bars aux Zénith

Pourquoi lui ?

Difficile de résumer Jérôme Kério à une fonction, un métier, un adjectif. Ce jeune trentenaire, Poitevin pure souche, est un véritable touche-à-tout. Après avoir fait ses armes à la radio, un peu partout en France, il est désormais musicien professionnel. Artiste au talent certain, il accompagne Amir et Naavy sur scène et compose ses propres chansons.

Né à Poitiers… ou ailleurs ?

Je suis né à la Milétrie, chambre 204. Mais je ne suis pas sûr pour le numéro de chambre.”

Petit, vous rêviez de…

D’être derrière un camion-poubelle ! C’était mon rêve jusqu’à mes 8 ans.”

Quelles études avez-vous faites ? Quels souvenirs en gardez-vous ?

Au lycée j’étais en sport étude handball au Bois d’Amour, puis je suis retourné chez moi, à Civray, pour mes deux terminales. Oui, j’aimais bien la terminale alors j’en ai fait deux. Durant ma pseudo année de fac à Poitiers, j’ai monté un groupe de pop dans lequel je composais, écrivais et chantais. Ça s’appelait DKLIC. J’en garde un très bon souvenir. Nous avons participé à cinq tremplins, où nous sommes arrivés derniers à chaque fois et les endroits où l’on jouait étaient déserts (rires). Mais on était une bonne bande de copains.”

Votre carrière en quelques mots…

Un matin j’ai tapé “école télé radio” sur Google et j’entrais quinze jours plus tard au Studio école de France à Paris, un super établissement qui forme les futurs animateurs journalistes et réalisateurs radio. J’y suis resté deux ans. Par la suite, j’ai animé des mornings pendant huit ans dans différentes radios, Rire et chansons, Fun Radio, Activ à Saint-Etienne et puis Oüi FM. Depuis septembre, je suis musicien professionnel et compositeur, en tournée avec Amir pour qui j’ai composé le dernier single.”

Quel regard portez-vous sur Poitiers ?

J’ai aimé et j’aime Poitiers, peut-être même encore plus qu’avant. J’aime le calme des matins à Poitiers, l’odeur du marché sur la place Notre-Dame, le petit chocolat chaud rue Gambetta, le brunch rue des Grandes écoles, l’après-midi à Blossac et le soir à déguster une pinte de houblon en écoutant nos talentueux musiciens. En ce moment, ne manquez pas le groupe Hard Swing Mango avec mon frère au piano !

Quelle est, selon vous, la personnalité qui symbolise la Vienne ?

Absolument aucune personnalité symbolisant la Vienne aujourd’hui ne me vient à l’esprit. La Vienne, ce n’est pas quelqu’un, c’est nous !

Et maintenant, quels sont vos projets pour l’avenir ?

L’idée de savoir ce que je pourrais faire en 2018 m’angoisse un peu. Je ne sais pas où je vais, mais je sais que je suis sur le bon chemin !

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Votre âge ? 30 ans.”
Un surnom ?Il y a écrit “célibataire” sur mes papiers… Mon entraîneur de hand à Poitiers m’appelait “l’artiste”, “l’imprévisible”.”
Un défaut ?Peut-être trop imprévisible justement.”
Une qualité ?J’essaie de faire sourire tous les gens que je croise.”
Un livre de chevet ?Je n’ai pas de chevet…
Une devise ?L’euro !

Amaury Lavernhe, le champion du monde

Pourquoi lui ?

Depuis ses premières compétitions sur le circuit pro de bodyboard, Amaury Lavernhe a quasiment tout remporté. Devenu une légende d’une discipline peu médiatisée, il fait partie des sportifs poitevins de l’ombre, qui ont forgé leur réputation loin de la Vienne.

Né à Poitiers… ou ailleurs ?

Je suis né à Poitiers, le 10 août 1985.”

Racontez-nous votre enfance…

J’ai passé les cinq premières années de ma vie dans la Vienne, entre la Grand’Rue et la propriété de mes parents à Beaumont, à une vingtaine de kilomètres de Poitiers. J’ai ensuite déménagé à la Réunion avec ma mère, mes deux frères et ma sœur. J’y ai découvert les pouvoirs de l’océan. J’ai été marqué à jamais.”

Petit, vous rêviez de…

Chasser et bricoler, comme mon grand-père ! J’ai aussi eu envie de devenir océanographe.”

Quelles études avez-vous faites ? Quels souvenirs en gardez-vous ?

J’ai obtenu un bac S, puis je suis rentré en Staps, d’abord à Bordeaux et ensuite à la Réunion. J’en garde un très bon souvenir.”

Votre carrière en quelques mots…

J’ai découvert le bodyboard à l’âge de 8 ans. Depuis, je n’ai jamais arrêté. J’ai participé à ma première compétition à 11 ans et, quatorze ans plus tard, j’ai décroché mon premier titre mondial. Je suis bodyboarder professionnel depuis dix ans.”

Un tournant dans ce parcours ?

Une finale lors de la prestigieuse compétition de Pipeline à Hawaï, qui m’a fait arrêter mes études pour me lancer pleinement sur le “tour” mondial, avec l’aide de mes sponsors.”

Poitiers vous a marqué pour…

Mes grands-parents et tous ces bons moments passés chez eux. Ces souvenirs inoubliables ont forgé ma personnalité.

Quel regard portez-vous sur la ville ?

Je suis parti très jeune et je n’ai donc pas beaucoup de souvenirs de la ville. Mais à chaque fois que j’y repasse, je la vois évoluer.”

Quelle est, selon vous, la personnalité qui symbolise la Vienne ?

Difficile à dire… Plutôt le Futuroscope !

Et maintenant, quels sont vos projets pour l’avenir ?

Je continue de participer au “tour” mondial de bodyboard. L’an dernier, j’ai ouvert une académie de bodyboard itinérante. Je parcours le monde entier pour cadrer et entraîner les communautés de bodyboarders. Bref, ma vie me plaît beaucoup.”

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Votre âge ?31 ans.”
Côté famille ?Marié et père d’un petit garçon de 3 ans, Oliver.”
Un défaut ?Impatient.”
Une qualité ?Déterminé.”
Un livre de chevet ?The Life, la biographie de Michael Jordan.”
Une devise ?Ne rêve pas ta vie, vis ton rêve.”
Votre plus beau voyage ?La Polynésie française.”
Un mentor ?Ma femme Malennhy.”
Un péché mignon ?Un bon carri de la Réunion.”

Sacha Houlié, marche après marche

Pourquoi lui ?

Pur produit du LPII et de l’université de Poitiers, Sacha Houlié embrasse une brillante carrière d’avocat à Paris. Au-delà, il a créé, en 2015, le mouvement des “Jeunes avec Macron” et vient d’être élu député de la deuxième circonscription de la Vienne. (Propos recueillis en février 2017, Ndlr)

Né à Poitiers… ou ailleurs ?

Je suis né à Bressuire, dans les Deux-Sèvres.”

Racontez-nous votre enfance…

J’ai déménagé dans la Vienne à l’âge de 3 ans. J’ai grandi à Ouzilly, dans le nord du département. Ma mère était institutrice et mon père ouvrier.”

Petit, vous rêviez de…

Devenir vétérinaire. Jusqu’au jour où je suis tombé sur un reportage retraçant la vie de Christian Ranucci, qui est l’un des derniers Français à avoir été condamné à mort. Il y avait beaucoup de zones d’ombre dans ce dossier. J’étais en classe de troisième. J’ai tout de suite su que je voulais devenir avocat.

Quelles études avez-vous faites ? Quels souvenirs en gardez-vous ?

J’ai suivi une licence de droit à l’université de Poitiers. C’est à ce moment-là qu’a commencé mon engament politique, notamment lors des manifestations contre le contrat première embauche (CPE), en 2006. Je suis parti à Grenade, en Erasmus, puis à Assas, à Paris, où j’ai décroché un Master 2 en droit européen. Ensuite, j’ai obtenu un deuxième Master 2 en droit public des affaires, en même temps que je passais mon examen au barreau de Paris.”

Votre carrière en quelques mots…

À l’issue de mes études, j’ai rejoint un cabinet d’avocats nouvellement créé, à Paris. J’y suis fidèle depuis bientôt quatre ans. Parallèlement à cela, j’ai poursuivi mon engagement politique en créant le mouvement des “Jeunes avec Macron” et en devenant délégué national du mouvement “En Marche !”.”

Un tournant dans cette carrière ?

Fin 2014, lorsque nous avons décidé de lancer “Les Jeunes avec Macron”, dans le but de faire de la pédagogie sur la loi Macron. À ce moment-là, nous n’avions pas encore rencontré Emmanuel. Nous l’avons vu pour la première fois à l’été 2015, puis en mars 2016. Il nous a félicités pour notre action et a décidé de nous associer à la création de son mouvement “En Marche !”.”

Quel regard portez-vous sur Poitiers ?

Poitiers doit, selon moi, développer un axe fort avec Châtellerault pour que le point sur la carte ne rétrécisse pas trop. Il est également important de garder les talents locaux sur le territoire. Rénover un centre-ville n’est pas suffisant. Il faut recréer du lien entre les quartiers de Poitiers.”

Quelle est, selon vous, la personnalité qui symbolise la Vienne ?

Catherine Coutelle, parce qu’elle a mené de grands projets à l’Assemblée nationale. Je pense aussi à René Monory, simple garagiste à Loudun devenu Président du Sénat.”

Et maintenant, quels sont vos projets pour l’avenir ?

L’avenir me réservera certainement son lot de bonnes surprises, aussi bien dans ma vie privée que dans ma vie politique.”

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Votre âge ?J’ai 29 ans.”
Une qualité ?Déterminé.”
Un défaut ?Déterminé.”
Un livre de chevet ?Le Serpent aux mille coupures, un polar de Doa.”
Une devise ?Je signe tous mes mails par “On va bouger ce pays !”.”
Votre plus beau voyage ?Le Maroc, en sac à dos. J’étais en Erasmus en Espagne. Avec des amis, nous avons pris le bac et traversé la frontière de nuit à Melilla, avant d’atterrir dans les bidonvilles de Casablanca.”
Un péché mignon ?L’Olympique de Marseille !

Sarah Couhé, le rêve américain

Pourquoi elle ?

Sarah Couhé travaille depuis près d’un an et demi pour la prestigieuse marque de cognac Bache-Gabrielsen. Rares sont ceux qui, à son âge, jouent les ambassadeurs à New York auprès des restaurants et hôtels les plus huppés de la planète.

Née à Poitiers… ou ailleurs ?

À Poitiers city, au Fief de Grimoire même !

Racontez-nous votre enfance…

Une enfance tranquille, à Buxerolles. De nombreux soirs de garderie et des après-midis au centre de loisirs de Valvert, car mes parents étaient très pris par leurs obligations professionnelles. Des grands-parents très présents et des parents aimants, des cousins proches et beaucoup d’amis.”

Petite, vous rêviez de…

Devenir conductrice de poids lourds, jusqu’au moment où j’ai eu l’âge de boire du vin…

Quelles études avez-vous faites ? Quels souvenirs en gardez-vous ?

J’ai passé mon Bac ES à Camille-Guérin, avant de suivre un DUT Gestion des entreprises et des administrations à Poitiers, puis de rejoindre l’IAE de Toulouse. J’ai fait un échange en Norvège pour valider mon Master 1. J’ai ensuite pris une année de césure pour travailler aux Caves Legrand, à Paris, afin d’en apprendre davantage sur le vin. Enfin, j’ai rejoint l’IAE de Bordeaux pour valider mon Master 2 en Management commercial du vin et des spiritueux. J’ai adoré mes études parce qu’elles m’ont permis de bouger, de me mêler à plusieurs environnements, de rencontrer des personnes de différents horizons et de devenir indépendante. L’insouciance, caractéristique des études, me manque.”

Votre carrière en quelques mots…

Débutante ! Même si j’ai effectué plusieurs stages, le VIE (volontariat international en entreprise, Ndlr) est mon premier emploi. Je suis actuellement “Brand Ambassador” pour les cognacs Bache-Gabrielsen, à New York. Mon travail consiste à représenter la marque auprès des distributeurs, détaillants, restaurants et hôtels… C’est d’ailleurs jusqu’à maintenant la plus difficile, mais aussi la plus enrichissante de mes expériences professionnelles.”

Un tournant dans votre vie ?

Ma passion pour le vin qui est apparue très tôt, juste après le Bac. J’ai tout de suite su que je voulais travailler dans ce domaine. Mon arrière grand-père était viticulteur. Y a-t-il un lien de cause à effet ? Qui sait ! C’est peut-être quelque chose que j’ai toujours eu en moi après tout.”

Poitiers vous a marqué pour…

Le Futuroscope et le Chabichou, que j’ai grand-peine à trouver ici, à New York !

Quel regard portez-vous sur la ville ?

Je suis ravie d’avoir grandi dans une ville de taille moyenne comme Poitiers. C’est un environnement sain et simple. Cela m’a permis de garder les pieds sur terre et de rester humble.”

Quelle est, selon vous, la personnalité qui symbolise la Vienne ?

Comme certainement beaucoup de Poitevins, René Monory. C’est quand même grâce à lui que Poitiers a un rayonnement international !

Et maintenant, quels sont vos projets pour l’avenir ?

Avancer dans ma carrière professionnelle tout en restant dans mon domaine de prédilection, c’est bien la seule chose dont je suis sûre pour le moment.”

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Votre âge ?25 ans.”
Côté famille ?Ça va bien merci !
Un défaut ?Autoritaire.”
Une qualité ?Généreuse.”
Un livre de chevet ?Pas de place pour un chevet, j’ai un lit Queen size !
Une devise ?Une citation de Sénèque : “Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas que les choses sont difficiles”.”
Votre plus beau voyage ?La Norvège.”
Un mentor ?Maman, une personnalité forte et douce à la fois.”
Un péché mignon ?Le bon vin !

Benjamin Lavernhe, un film au long cours

Pourquoi lui ?

À 32 ans, Benjamin Lavernhe fait partie des plus jeunes membres de la prestigieuse troupe de la Comédie-Française. Acteur reconnu par ses pairs, il multiplie les apparitions sur grand écran. Et rêve de partager l’affiche avec le gratin du septième art.

Né à Poitiers… ou ailleurs ?

Je suis né à Poitiers, au Fief de Grimoire.”

Racontez-nous votre enfance…

J’ai grandi rue Saint-Hilaire, où mes parents habitent encore. J’aime beaucoup ce coin de la ville. J’ai suivi toute ma scolarité à Poitiers, au collège Saint-Stanislas (devenu depuis Isaac de l’Etoile, Ndlr) puis au lycée Victor-Hugo. Je faisais du tennis, du football et du théâtre. Mon enfance a été très chouette.”

Petit, vous rêviez de…

Devenir tennisman, mais seulement pendant Roland-Garros (rires). Très vite, j’ai été attiré par le théâtre et le cinéma. Je tenais à jour un grand classeur avec les photos et les filmographies des acteurs célèbres.”

Quelles études avez-vous faites ? Quels souvenirs en gardez-vous ?

Après le lycée, je suis entré en hypokhâgne à Camille-Guérin, avant de faire une deuxième année de fac d’histoire. Je me suis ensuite décidé à prendre des cours de théâtre à Paris, au Cours Florent. En parallèle, je suivais des cours de journalisme à l’Institut français de presse. Après quoi j’ai intégré la classe libre du Cours Florent et me suis consacré pleinement au théâtre. J’ai fini par entrer au Conservatoire national supérieur d’arts dramatiques de Paris. Je garde un souvenir marquant de mes années poitevines, où je m’épanouissais au sein d’un groupe de potes.”

Votre carrière en quelques mots…

J’ai suivi un parcours “classique”. Passer par la classe libre du Cours Florent et le Conservatoire avant d’intégrer la Comédie-Française, c’est la voie royale. J’ai eu la chance de ne pas galérer. Je me sens chanceux, bien que je travaille dur. Ce métier d’acteur peut être très difficile, très cruel. Je touche du bois.”

Un tournant dans cette carrière ?

Lorsqu’on m’a dit, à l’école : “Tu devrais tenter la classe libre.” Le regard que les professeurs ont posé sur moi a été déterminant et m’a donné de l’ambition. Il y a ensuite eu “Radiostars”, le film qui m’a ouvert les portes du cinéma.”

Poitiers vous a marqué pour…

Mes premières expériences de vie. Je me suis construit dans cette ville. Elle occupe souvent mes rêves aujourd’hui.”

Quel regard portez-vous sur la ville ?

J’y suis toujours très attaché. Mais je ne me verrais pas y vivre. Poitiers a beaucoup de charme mais s’est vidée. J’ai la sensation qu’elle grouillait avant, alors que le centre-ville ressemble aujourd’hui à un décor de western, sans personne.”

Quelle est, selon vous, la personnalité qui symbolise la Vienne ?

Le Guerliguet de la Vienne Dynamique au Futuroscope (rires) ! Non, plus sérieusement, pour moi, il n’y en a pas, à part dans la sphère politique.”

Et maintenant, quels sont vos projets pour l’avenir ?

Je me souhaite avant tout de beaux rôles au théâtre, avec la Comédie-Française. De belles choses arrivent la saison prochaine. Au cinéma, je serai à l’affiche du film “Le Sens de la Fête”, d’Olivier Nakache et Eric Toledano, qui sort le 4 octobre prochain. Je rêve de tourner avec des acteurs et des réalisateurs que j’admire et peut-être de m’investir davantage dans l’écriture. J’ai envie de créer autrement que par l’interprétation.”

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Votre âge ?32 ans.”
Côté famille ?Célibataire, sans enfant. Quatre frères et sœurs.”
Un défaut ?Cérébral, compliqué. Je suis trop dans ma tête.”
Une qualité ?Gentil, dans le bon sens du terme.”
Un livre de chevet ?J’en ai toujours cinq ou six ! En ce moment, c’est le texte de mon prochain rôle, un classique de Molière.”
Une devise ?C’est impossible, dit la fierté. C’est risqué, dit l’expérience. C’est sans issue, dit la raison. Essayons, murmure le cœur.” (William Arthur Ward, Ndlr)
Votre plus beau voyage ?Mes vacances à l’île de Ré, pendant mon enfance.”
Un mentor ?Je n’en ai pas. Mes professeurs m’ont beaucoup apporté tout au long de ma vie.”
Un péché mignon ? Le chausson aux pommes, la brioche au Nutella trempée dans du lait froid, les pancakes au sirop d’érable et à la banane, un thé avec une boîte de Pyms… Beaucoup de sucré.”

DJ Dam à plein volume

Pourquoi lui ?

Poitevin d’origine, Parisien d’adoption, Damien Chauvin fait partie des DJs les plus en vue dans le monde de l’événementiel. Après avoir ambiancé le village de Roland-Garros, début juin, il sera programmé à Bercy en novembre, à l’occasion du Tennis Paris Masters.

Né à Poitiers… ou ailleurs ?

Je suis né à Poitiers, au Fief de Grimoire.”

Racontez-nous votre enfance…

J’ai vécu une enfance paisible à Neuville-de-Poitou, avec des relations familiales et amicales fortes. Je garde d’ailleurs toujours des liens avec mes amis du primaire.”

Petit, vous rêviez de…

Reprendre le cabinet de mon père, qui est médecin.”

Quelles études avez-vous faites ? Quels souvenirs en gardez-vous ?

Elles ont été laborieuses ! Mon bac en poche, je suis monté à Paris pour étudier la mode. Tout s’est accéléré parce que j’ai trouvé mon univers. C’est également au cours de mes études que j’ai commencé à mixer, à Poitiers d’abord, puis en région parisienne.”

Votre carrière en quelques mots…

J’ai d’abord travaillé dans le milieu de la mode, tout en développant mon activité de DJ en parallèle. Très rapidement, j’ai dégagé deux salaires quasi identiques. Il y a dix ans, j’ai monté un groupe électro-jazz avec une chanteuse et un trompettiste, puis nous avons commencé à démarcher dans l’événementiel. Le concept a plu, l’ascension a été rapide. Je me suis alors consacré pleinement à mon métier de DJ, qui me permet de chasser la monotonie et de parcourir le monde, tout en gagnant bien ma vie.”

Un tournant dans cette carrière ?

Je ne parlerais pas de tournant mais plutôt de fil conducteur évolutif, qui grandit chaque année grâce à mon réseau. Depuis deux ans, je mixe à Roland-Garros, à Bercy, au pied de la Tour Eiffel. Je bosse pas mal pour L’Oréal, La Poste, Manitou aussi. Il y a des tournants tous les ans en fin de compte. Toutes les semaines, je me produis dans un lieu différent, c’est génial.”

Poitiers vous a marqué pour…

C’est dans cette ville que j’ai commencé à mixer, à faire la fête. J’y ai passé mes années d’insouciance au lycée. Poitiers m’a fait découvrir les clubs et m’a permis de trouver ma vocation.”

Quel regard portez-vous sur la ville ?

Je reviens ponctuellement de manière très apaisée. J’en profite pour voir ma famille et me ressourcer auprès d’elle. Je me produis également une fois par mois au Rooftop. Je n’ai pas perdu mes racines, j’apprécie beaucoup Poitiers.”

Quelle est, selon vous, la personnalité qui symbolise la Vienne ?

Les gargouilles ! Non, plus sérieusement, Charles Martel, on lui doit tout (rires).”

Et maintenant, quels sont vos projets ?

A court terme, je compte profiter de l’été pour préparer mon deuxième album. C’est une nouvelle étape. Ce serait génial qu’un titre se démarque et nous fasse connaître davantage. Sur le long terme, j’aimerais développer la notoriété de ma société DamDistrict à l’étranger.”

Mini-Portrait

Votre âge ? J’ai 37 ans.”
Côté famille ?Divorcé, père d’un fils. Deux frères.”
Un défaut ?Têtu.”
Une qualité ?Persévérant.”
Un livre de chevet ?Celui qui pourrait changer le monde, d’Aaron Swartz.”
Une devise ?Il y a deux moyens d’oublier les tracas de la vie : la musique et les chats.”
Votre plus beau voyage ?Au Kazakhstan, où nous nous sommes produits trente minutes dans une boîte de nuit quasi vide !
Un mentor ?Le groupe Saint-Germain, c’est ma référence musicale.”
Un péché mignon ?Les bonbons.”