Soyons créateurs plutôt que consommateurs d’aventure.

Sur le long chemin de la “démocratisation de l’aventure”, nous continuons à explorer différentes solutions pour arriver à nos fins. 9 mois après le lancement de 2 Jours Pour Vivre, nous créons les Workshops ”Créateurs de microaventure”. L’occasion de rappeler que notre époque a cela de fabuleux : pouvoir tout (ré)inventer. Son job, son mode de vie, jusqu’à ses propres aventures. Sortir des sentiers battus, devenir créateur plutôt que consommateur. Le changement de paradigme, c’est maintenant.

DEMERDE-TOI, LE CIEL NE T’AIDERA PAS.

Il y a 2 semaines, Elisabeth me donnait rendez-vous dans un café parisien pour m’exprimer son enthousiasme, son envie d’aider et sa gratitude à l’égard de celle qui est à l’initiative de l’Incubateur de week-ends grâce auquel elle s’est initiée aux joies de la rando. Sur-motivée, elle m’exposait ses idées :

Elle ⁃ « Il faut que tu organises des week-ends clé en main pour la communauté avec tous les passionnés que tu as dénichés jusqu’ici. Les gens n’ont pas le temps, ou pas l’envie, d’organiser eux-mêmes.»

Moi ⁃ « Hors de question, je veux que les gens se démerdent tout seuls. »

Quand il s’agit d’évoquer un business plan viable pour 2 Jours Pour Vivre les convictions prennent toujours le dessus. Parce que la mission est limpide dans ma tête : motiver les gens à se bouger, essayer, apprendre par eux-mêmes. C’est L’ADN même de 2 Jours Pour Vivre, le mien par extension. Hashtag JoeLaDébrouille.

ON NE NAIT PAS AVENTURIER, ON LE DEVIENT.

Partir à l’aventure, ce n’est pas juste “partir” et “vivre” l’aventure. C’est surtout la rêver, l’organiser, la décider et parfois la subir, se confronter à l’imprévu et à l’inconnu. Plus qu’un loisir ou un divertissement, l’aventure est avant tout un apprentissage. Long et souvent difficile. Mais il n’est jamais trop tard pour apprendre.

Puisqu’il s’agit d’expliquer comment l’expérience vécue peut nous structurer fortement, combien il est bon de découvrir par soi-même, j’évoquerais ce que je connais encore le mieux : ma propre expérience. En toute humilité, car je sais que nous sommes très nombreux à jouer les néo-aventuriers. Du haut de mes 31 ans, 13 ans de micro et immenses périples au grand air m’offrent le recul nécessaire pour apprécier une belle courbe de progression. Il faut avouer que je partais de loin en étant une ado un brin sportive et énergique il est vrai, mais peu téméraire.

18–21 ans : fougue, défis et amour de la vie.

Avec quelques amis nous avions trouvé bien plus fun, plus ludique, plus euphorisant que simplement faire du sport tous les week-ends : relever des défis à la con. Libres, jeunes et insouciants, nous inventions notre temps libre en le passant dehors avec le matériel que nous avions sous la main. Une belle découverte collective de l’audace, de la liberté, du bonheur absolu et de la simplicité, un peu en marge des aspirations de nos camarades de fac.

Février 2006 // Champigny-sur-Marne > Rambouillet. Le Bikepacking avant l’heure. Sans sacoche ni GPS.
Toussaint 2006 et 2007 // Tour de Corse en stop & GR51 dans le Var
Juin 2006 // Premier voyage à vélo Cap Ferret— San Sebastian

21–30 ans : besoin d’aventures

L’envie de partir de plus en plus loin, de plus en plus longtemps. De relever les défis fous qui ont grandi dans un coin de nos têtes. En parallèle, je fédérais sur Facebook un groupe de joyeux-sportifs-aventuriers pour partir le week-end venu. Parce qu’en commençant à travailler, la microaventure s’est imposée comme une nécessité pour contrebalancer les longues journées passées au bureau.

Sans nul doute la vie d’aventure m’a façonnée et appris à être sereine en toutes circonstances grâce à 3 apprentissages majeurs que l’on acquière par le seul biais de l’expérience :
- la solitude 
: qui conduit à l’autonomie.
- la peur : dépasser celles que l’on reçoit en héritage de notre société basées sur 4 piliers : confort, sécurité, individualisme, défiance.
- l’effort : connexe à l’aventure, apprendre à tenir bon.

CREATEURS PLUTÔT QUE CONSOMMATEURS D’AVENTURE.

Le présent engouement pour l’aventure et l’outdoor est notoire. On dévore les récits d’aventure de Sylvain Tesson et Mike Horn, on regarde les émissions de Frédéric Lopez, on achète des magazines avec des super photos. Et puis ? Comment se lance-t’on ?

On ne peut plus facilement à première vue. Avec le monde à portée de main grâce au Tout-Puissant Dieu Internet : des médias et des blogueurs pour donner des idées et “influencer”, des agences de voyage pour tout organiser, des offices de tourisme pour renseigner sur les activités possibles.

Comme une impression désagréable que tout a déjà été fait, défriché, pensé avant nous. Pourtant il n’en est rien, j’en fais l’expérience régulièrement via 2 Jours Pour Vivre.

Loin de moi l’idée de décrier les acteurs du tourisme qui sont indispensables pour essayer des nouvelles choses qui demandent du matériel et/ou des connaissances spécifiques. Plutôt une très grosse envie de dire : réfléchissons par nous-mêmes. Nous avons tous une sainte horreur du tourisme de masse ; l’envie de ne pas faire comme tout le monde. Alors inventons de nouvelles expériences. Et bonne nouvelle, C’EST_ENCORE_POSSIBLE.

C’est pour partager cette vision que nous lançons le concept de workshop. Une soirée pour bûcher ses week-ends. Pour expérimenter collectivement. Pour insuffler plus de créativité et d’audace dans une offre touristique pléthorique mais quelque peu standardisée. Pour retrouver le plaisir de “faire par soi-même”. Pour tout ça et pour continuer à rêver au jour où chacun sera à même de choisir et poursuivre son propre chemin. Non balisé, ça va sans dire.