Oslo © ANSKA

Potentiel (In)visible?

Habiter et travailler dans des espaces uniques. Créer une offre immobilière “innovante”. Intégrer les logistiques de demain. Profiter de vues imprenables. Générer des énergies urbaines. Se promener dans des paysages nouveaux. Libérer du foncier sans étaler la ville.

Dans la ville contemporaine, retrouver ces points est compliqué et nécessite des adaptations urbaines permanentes. Les sites constructibles sont rares. Les espaces publics sont précieux. La quête d’attractivité économique, les transports autonomes, la consommation instantanée et les réseaux sociaux modélisent l’avenir métropolitain.

Paris

Paris comporte près de 27 millions de m2 de voies. Cela représente près de 25 % de sa superficie inscrite dans les limites de boulevard Périphérique. La Seine à Paris est d’une longueur d’environ 13 km. D’après le calcul depuis le cadastre numérique, la superficie de la Seine à Paris (hors crue) est environ 1,75 million de m2.

Sites (In)Visibles ?

Le vide entre le cadre bâti parisien et entre les berges de Seine est inexploré. Près de 30 millions de m2. Sur un seul niveau. Cette réserve “foncière” à Paris, se trouve dans… l’ Air. En lévitation. En suspension. Dans le vide.

La rue la plus étroite à Paris est de 1,8 m. (rue du Chat-qui-Pêche). La rue la plus large est de 120 m. (avenue Foch). Une rue “habituelle”est de 30 m. (Bd. Haussmann). La Seine est d’une largeur de 30 m. à 200 m. Distances technologiquement “possibles”.

Pour “vérifier” l’expérience-utilisateur en suspension, prenez les ponts entre Neuilly et l’île de la Jatte. Entre Issy et île de Saint-Germain. Un séjour au-dessus de l’eau ? Arrêtez-vous sur le pont Garigliano pour “voir” le site invisible face au parc Citroën dans le 15ème. Potentiel économique et paysager. Face aux Grands Moulins dans le 13ème. Derrière l’Île de la Cité, en suspension entre les Jardins des Plantes et le 4ème. Imaginez les “trésors cachés” dans les airs de Lyon, Toulouse, NewYork …

Site aérien entre île de la Jatte et Neuilly-sur-Seine © ANSKA

Habiter, Travailler, Visiter….l’air

Habitat, commerce, travail, loisir, logistique, réseaux… Des structures-ponts: maisons, bureaux, hôtels, jardins, serres, restaurants-suspendus. Des relais-drones pour Amazon, Des serveurs dédiés pour Free (le “cloud” sera-t-il enfin facile à “comprendre”). Suspension active. Typologies éphémères. Ballons.

Pourtant, il ne s’agit pas de faire de nos rues des couloirs, ni de couvrir la Seine.

Il s’agit d’une méthodologie analytique pour repérer et répertorier des sites en fonction de leur potentiel. Adopter les attitudes programmatiques et typologiques nécessaires pour créer une dynamique immobilière nouvelle.

Sur 30 millions de m2 de potentiel, il y aurait forcement des sites aériens dont l’exploitation pourrait s’avérer urbanistiquement justifiée et économiquement viable. Les analytics de Google et Facebook seront certainement présents pour “aider”.

Mettre une ville à la “front line” de l’innovation urbaine en période post-brexit passerait par des propositions différentes. Pourtant historiquement parisiennes ( pont Notre- Dame, viaduc d’Auteuil, ligne de Vincennes). J’ose les mots : “attractions touristiques”.

Site aérien face au parc André Citröen © ANSKA

Invisibles?

Depuis quelques années, chez ANSKA nous nous intéressons au Potentiel (In)visible. En 2012 nous avons proposé un immeuble-pont face au parc Citroën et maisons-ponts entre Neuilly-sur-Seine et l’île de la Jatte.La carte d’autres sites possibles a été présentée. Aujourd’hui, une méthodologie évolutive, nous permet d’identifier des sites aériens.

Les recherches que nous menons sont présentées aux groupes immobiliers et aux acteurs de la ville. Des décisionnaires visionnaires, font que le potentiel invisible sera bientôt visible. Dans un monde multipolaire, l’innovation urbaine est déterminante pour l’attractivité.

Une approche transdisciplinaire, hors dogmes est nécessaire pour identifier des solutions sortant du cadre.Avoir des “labels” c’est bien. Les appliquer sur la même chose comme les autres est moins intéressant. Être les premiers-cela mérite de la réflexion.

Le Potentiel (In)visible est peut-être une option française pour élargir les solutions de demain.

Ce potentiel est partout !

Le “compliqué”, “l’impossible”, “l’inutile”, “l’incompatible”, “l’inconnu”. Acteurs nouveaux. Jeunesse.

C’est là où se trouvent les Potentiels (In)visibles.

Sommes-nous prêts à les identifier, analyser et utiliser ?

© ANSKA