The true list of feminist films ou la vraie liste des films féministes.

A force de m’être brûlé les yeux sur internet devant des listes de films « féministes » qui n’en sont même pas proches, je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. Voici donc la vraie liste des films qui abordent de près ou de loin le patriarcat, ou mettent en scène des personnages féminins éloignés des stéréotypes de genre. Je dis « vraie » parce que souvent, il suffit que le personnage principal soit une femme pour qu’on dise du film qu’il est féministe. J’ai donc écarté les films qui se clôturent sur l’image de l’épouse comblée, un bébé dans les bras comme ultime accomplissement personnel, ceux qui se contentent des éternelles imageries de la « mère-nature », des « nymphes » (Mad Max), de « la chieuse », « la mal-dans-sa-peau » (Bridget Jones), « la jalouse » (Grease) , « la pute-gentille » (Pretty Woman) et que sais-je. Même si une femme peut être chieuse, jalouse et pute, elle peut avoir d’autres intérêts dans le film que de servir le cliché. 
Une seule constante aux films qui vont suivre, celle d’être question de femmes comme personnages complexes et incarnés.

Elle de Paul Verhoeven (2016) — Meilleur film de l’année.
La Pianiste (Die Klavierspielerin) de Michael Haneke (2001) — Isabelle Huppert, toujours.
Nymphomaniac 1&2 de Lars von Trier (2013) — Director’s Cut attention !
Antichrist de Lars von Trier (2009) — Si vous avez un doute, lisez la page Wiki de Trier
Breaking the Waves de Lars von Trier (1996) — Trier encore.
Melancholia de Lars von Trier (2011) — Bon ok, tout Trier peut convenir !
Une Femme sous influence (A Woman Under the Influence) de John Cassavetes (1974) — On ne pouvait pas trouver meilleur titre.
La Passion de Jeanne d’Arc de Carl Theodor Dreyer (1928) — Strong.
Camille Claudel, 1915 de Bruno Dumont (2013) — Vous risquez de pleurer (comme si c’était pas le cas pour les précédents).
Princesse Mononoke (Mononoke Hime) de Hayao Miyazaki (1997) — A-t-on déjà vu des filles sur des loups ?
Haewon et les hommes (Nugu-ui ttal-do anin Haewon) de Hong Sang-soo (2013) — Tout est dans la subtilité.
Virgin Suicides de Sofia Coppola (1999) — Just the basics.
La Vie d’O’Haru femme galante (Saikaku ichidai onna) de Kenji Mizoguchi (1952) — C’est autre chose que Pretty Woman.
Cléo de 5 à 7 de Agnès Varda (1962) — Varda c’est Varda.
Spring Breakers de Harmony Korine (2012) — Super B.O. en plus.
Cris et Chuchotements (Viskningar och rop) de Ingmar Bergman (1972) — Lui c’est le maître. Ses **** ** **** sont terribles. No spoil.
Boulevard de la Mort (Death Proof) de Quentin Tarantino (2007) — Celui de Tarantino que j’ai le plus vu, surtout au lycée.
Kill Bill 1 et 2 de Quentin Tarantino (2003 et 2004) — Ca m’étonne de ne pas les avoir vu plus cité sur les fausses listes d’internet. Ah oui, elles sont fausses.
4 mois 3 semaines 2 jours (4 luni, 3 săptămâni și 2 zile) de Cristian Mungiu (2007) — Là faut se préparer, à être énervé.e.s
La Vénus Noire de Abdellatif Kechiche (2010) —Magnifique film. Il faut l’avoir vu.
La Maman et la Putain de Jean Eustache (1973) — Qu’est-ce qu’on disait tout à l’heure.
Carrie au bal du diable (Carrie) de Brian de Palma (1976) — Là encore, Carrie c’est pas Sandy.
Alien, le huitième passager (Alien) de Ridley Scott (1979) — Vous savez pourquoi.
Terminator 2 : Le Jugement dernier (Terminator 2 : Judgment Day) de James Cameron (1991) — Toujours une affaire de “médecins”…
Kiki la petite sorcière (Majo no takkyūbin) de Hayao Miyazaki (1989) — Les Miyazaki c’est pareil, on peut tout mettre.
Le Conte de la Princesse Kaguya (Kaguya-hime no monogatari) de Isao Takahata (2013) — Coeur spécial.
Vivre sa vie de Jean-Luc Godard (1962) — C’était moins une pour Godard !

Agathe.