Chères Toutes, Chers Tous

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Chères Toutes,

Chers Tous,

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Avec la fin de l’été, voici le retour de l’automne et les derniers feux rougeoyants de la vie avant l’âpre enkylosement de la glaciation hivernale.

Voici aussi le terme de l’insouciance passagère d’une parenthèse artificielle et la dure confrontation aux réalités du monde.

Je vous avais dit avant ces congés d’été mon ardent désir de publier mon dernier ouvrage sur l’Europe par un grand éditeur intéressé à la fois par cette thématique et une vision plurielle, aussi bien historico-politique que géopolitique, aussi bien psychologique que philosophique, mais dont, toutefois, l’Histoire reste le lien essentiel.

Mon manuscrit n’a pas, comme l’immense majorité de ceux qui sont publiés aujourd’hui, comme champs d’analyse l’actualité des dernières années, mais celui de toute l’Histoire de l’Europe depuis ses origines grecques et celtes, puis romaines et slaves jusqu’à nos jours.

Notre Europe, comme notre France, si faible et résignée aujourd’hui, mérite plus que jamais qu’on l’aime et la défende.

Et aimer l’Europe, c’est d’abord la comprendre.

Et la comprendre, c’est échapper à la servitude du présent et savoir revenir sur ce qu’elle a été avant d’être ce qu’elle est et ce qu’elle sera demain.

C’est donc ne pas se concentrer comme presque tous le font sur les cinq, dix, vingt et même cent dernières années, qui sont souvent fort intéressantes, mais ne permettent pas de véritablement avoir une totale compréhension historique de notre continent depuis ses origines grecques et celtes, puis romaines et slaves jusqu’à nos jours.

Je sais que des éditeurs de grands talents, des femmes et des hommes probes et de qualité, qui recherchent davantage l’originalité et la justesse de l’analyse que la seule rentabilité de la réédition d’auteurs dont la pensée s’est épuisée au fil du temps, sont désireux de trouver des auteurs capables d’apporter à leurs lecteurs une idée différente de ce qu’est l’Europe.

Une idée de ce qu’elle a été et de ce qu’elle pourra être à l’avenir, si les Européens en ont encore la volonté sans laquelle rien ne peut se faire.

Je suis d’ores et déjà en contact avec certains d’entre eux, mais je voudrais inviter tous ceux qui ne sont pas enfermés dans des processus de liens contraignants et conventionnels, et qui, bien entendu, sont sensibles aux heurts et malheurs non seulement de notre douce France, mais aussi de notre chère Europe, à répondre à ce message en me contactant.

Si vous-même n’êtes pas éditeur, je vous remercie chaleureusement de diffuser cette sollicitation à ceux qui pourraient y répondre ou de bien vouloir m’indiquer les coordonnées de responsables éditoriaux que vous connaissez et qui vous sembleraient pouvoir être intéressés par une publication prochaine portant sur ce sujet devenu si actuel et si prenant, l’Europe.

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Chères Toutes, Chers Tous, ne cédons ni à la nostalgie, ni à au découragement.

Le règne des politiciens et des profiteurs ne durera pas éternellement.

Internet et les réseaux sociaux ont bien des défauts, mais s’ils peuvent permettre de toucher aussi le plus grand monde sans passer sous les fourches caudines d’individus qui privilégient l’entre-soi sur tout le reste, ils peuvent devenir des instruments inégalés de liberté.

Mon ouvrage sur l’Europe, par ce qu’il se veut libre et non partisan, parce qu’il n’appartient à aucune chapelle, est-il indigne de votre lecture et de vos jugements ?

Mais pour qu’il puisse vous atteindre et atteindre aussi le plus grand nombre, encore lui faut-il un support qui le lui permette.

Je remercie donc par avance les professionnels de l’édition de qualité et ceux qui y sont liés de toute la sollicitude qu’ils voudront bien prêter à ce message.

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Alain Renaud

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