Le projet Phonebloks : l’histoire d’un bouche à oreille numérique

L’idée n’est pas nouvelle, mais Phonebloks à réussi là où d’autre ont échoués : faire parler du projet, beaucoup.

Une idée formidable

Le projet Phonebloks a été lancé en janvier 2013 par un designer hollandais du nom de Dave Hakkens. Le concept était de créer un smartphone modulaire dans le but de réduire les déchets électroniques. Pour cela il a créé un site internet à propos du projet et a lancé une campagne de crowdspeaking afin de faire parler du projet sur les réseaux sociaux.

Le crowdspeaking consiste, contrairement au crowdfunding, à faire parler du projet afin de le faire réaliser par d’autre, c’est le cas de Phonebloks, qui considère ne pas avoir les moyens de mener ce projet à bien. La campagne de crowdspeaking a eu un fort retentissement sur les réseaux sociaux (380M de personnes touchées) et reçoit, dés octobre 2013, un soutiens de plus de 900 000 internautes sur Thunderclap.

Le projet est également soutenu par des médias tels que CNN, Forbes ou Yahoo ! News. C’est à ce moment là que des sociétés comme Xiaomi, ZTE ou Motorola, à l’époque filiale mobile de Google, s’intéressent au concept et lance des projets comme Ara par exemple.

À partir de ce moment là, le concept ne semblais plus impossible à réaliser et que les premiers smartphones modulaires verraient le jour rapidement.

Mais depuis, il n’y a encore eu que des prototypes.


Des problèmes…

Houston, on a un problème…

Économiques

Si le projet met autant de temps à voir le jour c’est parce qu’il y a quelques contraintes économiques. Malgré l’enthousiasme que suscite le projet, la viabilité de ce concept est mise en doute. La fabrication des Phonebloks nécessite un gros investissement de départ et une grande quantité de modules pour réussir à concurrencer les fabricants de smartphones actuels.

Techniques

Il y a également des contraintes techniques qui ralentissent le projet. Comme les modules du Phonebloks sont externes à la carte mère, les signaux ont plus de distance à parcourir entre les composants. Cette distance supplémentaire pourrait entraîner des retards entre les composants. Afin de récupérer et d’envoyer des signaux de bonnes qualités entre les modules il faudrait également des connecteurs coûteux et de bonne qualité.

Un problème ce pose également avec l’antenne du téléphone, utiliser des module limiterais le nombre de fréquences que pourrait capter les Phonebloks. De plus les modules risquent de créer des interférences électromagnétiques.

Écologiques

Mais le plus grave, c’est le risque d’une probable augmentation des déchets électroniques. Les critiques ont fait valoir qu’en produisant constamment de meilleurs composants, le consommateur aurait une pression pour remplacer les modules de son téléphone plus fréquemment. Et ceci aurait un impact plus important que de changer son téléphone tous les deux ans.

Vidéo de la chaîne YouTube Google ATAP : “Project Ara: Part of it” — suite du projet Phonebloks

Un projet qui créer autant de problèmes qu’il en résout.

Le concept des Phonebloks est intéressant mais des problèmes difficilement évitables se sont posés. Qu’ils soient techniques, ou économiques ils vont devoirs être surmontés afin de proposer un produit viable sur le long terme et permettre des avancées dans le domaine de l’électronique.

En ce qui concerne les problèmes environnementaux, il va falloir aussi faire attention aux déchets produits, non seulement pour la production de Phonebloks mais également pour toute l’industrie de l’électronique. Nous n’avons qu’une planète, c’est bien connu.


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Sources

Cet article a été publié à l’origine sur le blog “Lespreteplume” dans le cadre d’un exercice d’écriture numérique durant mon DUT MMI.