Se préparer à la conception d’un enfant en naturopathie

Envie d’un enfant, ça se prépare !

Avant de planter une graine, on va enrichir le sol avec du compost et s’assurer qu’il n’est pas trop intoxiqué.

Et bien le corps humain, c’est pareil. Avant de concevoir un enfant, il est bon de préparer le terrain des parents pour que la graine et le sol soient de qualité, et donc la plante (votre futur enfant), pleine de vitalité.

Vous pouvez préparer votre projet de conception (avant la grossesse) avec un naturopathe sensibilisé à l’accompagnement périnatal.

Et les raisons sont nombreuses pour le papa et la maman :

  • bien vivre la grossesse
  • être contents de l’accouchement
  • donner vie à un enfant en pleine santé
  • préserver l’harmonie de son couple

La naturopathie en préconception est donc un vaste sujet, bien plus que l’on ne le croit.

Si vous êtes déjà enceinte et que vous n’avez pas fait cette préparation, ne vous inquiétez pas, il n’y a aucune fatalité et il est d’autant plus intéressant d’être accompagnée par des professionnels de santé : sage-femme, doula, naturopathe, accompagnant périnatal, etc.

Pour vivre l’accueil de l’enfant au mieux, le père et la mère se préparent sur plusieurs plans : santé physique et vitalité, gestion du stress, santé émotionnelle et psychologique, connexion à son corps, accueil de l’enfant, spiritualité.

Etre en bonne santé et plein de vitalité

La santé des parents, c’est un peu l’héritage anticipé que l’on laisse à ses enfants : va-t-il avoir un bon système immunitaire ? quels vont être ses organes forts ? Bien sûr cela renvoie à la génétique mais pas que… Et puis, avoir une bonne santé peut s’avérer utile pour la grossesse, l’accouchement, l’allaitement, la parentalité…

Il est indispensable d’adopter une bonne hygiène de vie et de se donner le temps d’en changer en douceur pour préserver son harmonie nerveuse.

Un enfant en pleine santé

L’ovule de la mère et le spermatozoïde du père sont les premières cellules constituantes d’un enfant. A elles deux, elles transmettent son patrimoine génétique. C’est un peu comme une notice d’installation ou d’utilisation, il va indiquer à chaque cellule quel programme effectuer. Et avouez que c’est quand même mieux quand le manuel est bien écrit et fonctionnel.

Oui parce qu’on peut réécrire son code génétique. Enfin pas tout à fait. Disons que l’on peut par son hygiène de vie influencer l’expression de nos gênes. Certains vont être mis en veilleuse, tandis que d’autres seront activés. L’étude de ces phénomènes se nomme l’épigénétique. On parle même de nutrigénomique concernant l’influence de notre alimentation sur nos gênes. Alors oui, le papa est aussi invité à modifier son hygiène de vie avant conception.

Quant à l’utérus, il est la première maison de l’enfant. De la qualité de la matrice de sa mère dépendra la santé de l’enfant. Et si l’on préparait notre matrice utérine avec autant d’attention que l’on prépare la chambre de nos enfants ?

Vivre une grossesse épanouie

Qu’est ce que c’est ? C’est une grossesse avec une belle vitalité et des pensées positives, sans nausées, douleurs de dos…

Les nausées ne sont ni plus ni moins qu’une tentative de l’organisme de se détoxiner, pour diminuer son état de toxémie. Il ne s’agit donc pas de les stopper en prenant des médicaments qui vont encore plus intoxiquer, mais de les accompagner.

Le mal de dos quant à lui est dû à un manque de souplesse et de tonicité du corps. Alors, on serait bien tenté de prendre un ibuprofène, mais comme le révèle une étude de l’INSERM, l’institut national de la santé et de la recherche médicale, il perturberait le système hormonal du fœtus et notamment sa production de testostérone et la descente de ses testicules.

L’enfant aime ce qui est naturel, comme ses parents. Pour limiter au maximum de le mettre en contact avec des produits non physiologiques tels que les médicaments de synthèse, il convient de se préparer en amont.

Pour ce faire, on adopte une bonne hygiène de vie : alimentation hypotoxique et vivante (sans gluten, sans lait de vache, avec un maximum de fruits et de légumes… ), exercice physique, respiration, environnement sain (sans perturbateurs endocriniens), etc.

P.-V. Marchesseau, le fondateur de la naturopathie en France, propose une cure de détoxination en phase de préconception (avant la grossesse) pour nettoyer les humeurs, tous ces liquides circulant dans le corps : sang, lymphe, liquide extra-cellulaire, liquide intra-cellulaire. Plus vos liquides seront propres, moins ils viendront polluer vos organes, muscles, squelettes… Bref, vos cellules. Une seule solution : limiter les intrants toxiques et favoriser l’évacuation des toxines grâce aux émonctoires, nos organes d’élimination des déchets.

“La grossesse anormale est toujours le fait de maladies particulières, qui toutes sont le produit d’une saturation métabolique de nos humeurs. La vraie préparation à la grossesse est la cure de détoxination, qui nettoie le sang et les tissus. La vraie méthode d’accouchement rapide sans douleur est le maintien de cette pureté des humeurs”. P.-V. Marchesseau

Les intestins de la mère pourront être choyés.

Ils sont la porte d’entrée des aliments qui vont alimenter le bébé en nutriments dans sa vie in-utero.

Aussi, ils représentent 70% du système immunitaire, notre bouclier contre les agressions extérieures. Ainsi, muqueuse et flore intestinale saines permettront à l’enfant de naître avec un système immunitaire fort. En effet, la mère transmet son immunité à la naissance via sa flore vaginale, lors d’une naissance par voie basse, et via le colostrum, premier lait sécrété par la mère après l’accouchement.

Le père n’est pas invité à délaisser ses intestins pour autant, rappelez-vous le paragraphe plus haut sur l’épigénétique.

Vivre un accouchement épanoui

Un accouchement se prépare en amont, préparer son corps, permet de lui faire confiance.

Aussi, pour pouvoir tenir et se mettre dans des positions qui vont faciliter le travail lors de l’accouchement (accroupie, à genoux, debout…), il faut un corps tonique et flexible(dos, périnée, abdos, cuisse…).

C’est par le mouvement que l’accouchement va se faire, comme cette vidéo l’en atteste d’un obstétricien qui fait danser les femmes sur le point d’accoucher.

Allaitement

La capacité de la femme à allaiter va dépendre, entre autres, de son état de santé.

L’accouchement thérapeutique est la preuve, avec l’incapacité d’allaiter, que notre race dégénère. P.-V. Marchesseau

Parentalité

Accueillir un enfant n’est pas de tout repos, s’assurer une bonne vitalité est la condition sine qua none pour entretenir de belles relations, lacher-prise et avoir une ouverture sur le développement de son enfant. Le sien, à son rythme et non celui que l’on planifie pour lui.

Savoir gérer son stress et se détendre nerveusement

Ah le lâcher-prise on en parle souvent. Et puis quand on le touche du doigt, on se dit que cet état est plutôt sympa car tout parait si fluide… Or, il nécessite un minimum de pratique pour s’installer dans la continuité. Une détente nerveuse permet aux processus d’auto-guérison de se mettre en place et une confiance en la vie. Imaginez-vous vivre une grossesse et un accouchement en toute sérénité, sans écouter les peurs et frustrations d’autrui.

“Les femmes saines et maitresses d’elles, accouchent facilement et rapidement, sans peur et sans douleur” P.-V. Marchessau

Avoir une bonne santé psychologique et émotionnelle

La femme est faite pour accoucher, elle n’a pas de peur à avoir. Or, notre manque de lâcher-prise face à l’inconnu et notre peur de la douleur nous conditionne à vivre des difficultés. Travailler sur les peurs du papa et de la maman liés à l’accouchement permet de se libérer et de se connecter à l’instant présent.

Pour se libérer de ses peurs, écrire son projet de naissance peut être une piste, il aide à visualiser la naissance et à prendre sa place de parents : quelle est la place du père lors de l’accouchement, est-ce que je souhaite une péridurale, est-ce que je veux retarder les premiers soins pour rester plus longtemps avec mon bébé, est-ce que je veux être mobile pendant le travail… Nul besoin d’attendre le grossesse pour se poser ces questions.

De plus, faire des choix et se libérer de ses peurs impose une rétrospective sur les événements de sa vie. Qu’est-ce que je veux vraiment ? Est-ce une réponse à mes propres traumatismes ? Comment me libérer de souffrances pour ne pas les transmettre à mon enfant ? Oui car via la mémoire cellulaire, nous transmettons un certain conditionnement émotionnel à nos enfants. Se guérir de notre histoire personnelle, ou du moins d’une partie, avant la conception permet de libérer l’enfant d’un poids qui n’est pas le sien.

Savoir se connecter à son corps

Etre dans son corps, c’est pouvoir communiquer avec le bébé. Il existe d’ailleurs un outil pour se connecter à lui par le toucher, c’est l’haptonomie. Il fonctionnera d’autant mieux si les parents sont connectés à leur corps et à leur coeur. Le bébé ne comprend pas le mental, il est connecté à ses parents via le langage du coeur. Or, dans la société contemporaine, nous sommes éduqués à communiquer via le mental…Il y a toute une reprogrammation de notre mode de fonctionnement à mettre en place.

Pendant l’accouchement, la femme pourra être à l’écoute de son corps pour savoir ce qui est le mieux pour la naissance. En se positionnant en tant qu’actrice de son accouchement, elle diminue le nombre d’interventions extérieures et ainsi protège le lien mère/enfant.

Avoir une approche spirituelle et sacrée

Avant toute chose, ces mots ne doivent pas vous faire peur, il ne s’agit ni de dogme, ni de religion, mais de croire en soi, de s’aimer et chercher la connaissance à travers sa propre expérience de vie.

Certains pensent que c’est l’âme qui choisit ses parents et ceci 3 mois avant la conception. L’âme a besoin d’être accueillie par des parents ouverts et éveillés, qui ne voient pas que l’aspect physique de l’embryon et du foetus. Le livre Les neuf marches de Daniel Meurois et Anne Givaudan, offre un regard spirituel sur la grossesse et la naissance en retraçant le ressenti d’une âme lors de son processus d’incarnation sur Terre. En voici un résumé.

En s’ouvrant à son féminin sacré, la femme pourra libérer son instinct maternel inné. Quant à l’homme, en travaillant sur mon masculin sacré, il pourra s’abandonner en toute confiance dans son rôle de gardien et protecteur. Redonner sa place à l’homme est un cadeau fait au couple mais aussi à l’enfant qui en aura besoin pour se connecter à son identité masculine.

Retrouver le sens du sacré et amener de la conscience lors de la fécondation permet d’accueillir cette âme dans des émotions et vibrations pures. Imaginez, l’impact que cela peut avoir pour un enfant d’arriver sur terre dans un océan d’amour ?

Pour s’ouvrir à sa matrice sacrée, des outils s’offrent à la femme : oeuf de yoni, benediction ou soin de l’utérus, tentes rouges, cercle de femmes… Il existe aussi des cercles d’hommes.

Savoir accueillir l’enfant

Se préparer à accueillir l’enfant est une plongée dans des réflexions profondes qui peuvent s’avérer très déstabilisantes : quelle éducation lui donner ? quelle santé? quelle contraception post-accouchement ? est-ce que je souhaite l’allaiter ? quel environnement de vie ?

Devenir et se positionner en tant que parents est un parcours initiatique qui commence dès la phase de pré-conception.


Ci-dessous, une conférence de Fabien Moine qui propose un regard naturopathique sur la périnatalité. 27 mois autour de la vie :

  • 9 mois pour préparer les organismes à concevoir
  • 9 mois pour le développement de l’enfant in utero
  • 9 mois pour s’éveiller avec son enfant

J’ai écrit ce texte à partir de mon ressenti de femme, maman un jour, les témoignages que j’ai pu recevoir, et mes formations en naturopathie et en périnatalité avec mes professeurs Fabien Moine, Bruno Audousset et Séverine Pannier.

Pour suivre mes aventures, mes pages facebook : arrose ta graine (nationale), amandine cotteaux naturopathe (locale) et cocoon et papillon (projet autour du bien-être et de l’écologie).

Belle aventure sur le chemin de la naissance, de la vie.

Amandine.