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Les vraies affaires.

J’ai toujours trouvé qu’Alexandre Taillefer était une drôle de bébitte. Drôle dans le sens, intrigant. Quand J’ai écouté toutes les saisons de Dans l’œil du dragon en quelques semaines pour me préparer pour le tournage pour mon épisode, j’avais envie d’aller prendre un café et de parler de la vie avec lui pendant des heures. Comme je n’aurais jamais refusé l’opportunité de comprendre ce qui se passe dans la tête de cet homme-là, j’avais l’impression de pas avoir le choix de lire son livre.

Donc je l’ai lu…du début à la fin dans la même journée. J’ai voulu le lire par curiosité personnelle d’abord, parce que j’aime lire les histoires de d’autres entrepreneurs, mais j’ai rapidement réalisé que c’était tellement plus que ça. J’étais captivée. Il y a quelque chose de rassurant à réaliser que tout le monde à rushé à un moment donné ou un autre. C’est vrai qu’on se console quand on se compare.

C’est un livre qui fais vivre des émotions. J’étais extrêmement soulagée. Soulagée de lire qu’un gars comme Alexandre Taillefer, qui semble avoir toute la vie ‘’figured out’’ et des idées de solutions pour tous les problèmes de la société Québécoise, à un moment donné de sa vie, avait de son propre aveux, aucune foutu idée de ce qu’il faisait. Par moment, je devais prendre des breaks parce que je ne pouvais même plus lire parce que j’étais pas capable de m’empêcher de pleurer. Je me suis sentie comme ça tellement souvent au courant des 8 dernières années que j’ai arrêté de compter. It’s lonely at the top qu’ils disent, mais le chemin pour s’y rendre l’est aussi. Trop souvent pendant que j’essayais de lancer The FoodRoom, je me demandais quoi faire, comment me sortir de la situation dans laquelle je venais de me foutre parce qu’à ce moment-là, c’était toujours la pire affaire qui pouvait arriver EVER. Lire dans un livre écrit par un des entrepreneurs les plus inspirants du Québec que ça lui est arrivé aussi, c’est incroyablement rassurant.

Il a aussi failli perdre sa maison. Il raconte qu’il se faisait appeler par la banque plusieurs fois par semaine pour savoir quand il pourrait leur rendre leur argent. J’étais tellement reconnaissante qu’il en parle! Les gens ont tendance à juste parler des bon coups. Demandez à n’importe quel entrepreneur chez WeWork comment se passes les affaires, et 95% des gens vont vous faire une liste des bonnes choses qui sont arrivées récemment. C’est tellement facile d’oublier de parler du fait que les choses se passent pas toujours comme on pense, qu’on doit changer d’idée, de direction, de partenaires, trouver une job à coté…Ou faire faillite. La faillite, c’est toujours un reality check, mais rarement la fin.

Ultimement, Alex a réussi parce qu’il a cru en ce qu’il faisait, qu’il a pris des risques et qu’il a été prêt à TOUT pour réussir. Oui, peut-être qu’il y avait un peu de chance là-dedans. Mais c’est finalement sa deuxième compagnie, celle avec laquelle il a presque fait faillite, qui a été acheté par un compétiteur qui lui a permis, de rembourser ses dettes ET de faire un profit (faut pas oublier la partie où il a remboursé ses dettes!) Il utilise maintenant son influence pour faire une différence, à plein de niveaux; prévention du suicide, électrification des transports, l’art, la culture et j’en passe…

Des gens qui ont de l’argent et de l’influence comme Alexandre Taillefer, il y en a pleins. Des gens qui utilisent leur argent et leur influence pour faire des changements concrets dans la vie des gens, il y en a pas tant que ça. Ça en prend des gens qui rêvent grand.

Merci Alex!