Les trafiquants de personnalité

Y’a pas pire dealer que celui qui cache son vrai visage. Ces personnes nio raw possone. Elles te dribblent sans que tu t’en rendes compte et après tout le monde se dit kou yarrou kokou? Ekhem…

Les trafiquants de personnalité sont sous toutes les formes, féminines ou masculines et se situent dans toutes les couches sociales. L’honnêteté actuellement, est la chose la moins partagée. Ne jamais espérer de vertus d’un homme abruti par le vice!

Pour une finalité quelconque, certaines personnes sont aptes à se métamorphoser en un serpent à sonnette.

Par exemple, y’a de ces filles qui, dès qu’elles zieutent un gars, commencent à changer leurs habitudes. Leur comportement change, elles violent leurs principes pour les beaux yeux du gars. Parfois c’est le mourou Ibadou 3.0 direct si le gars est un peu jouliité, ça va même jusqu’au Xassidas. N’empêche, on a beau chassé le naturel, il revient au galop. Yarrou daal wouté na ak Yérrou.

Tout cela a un rapport avec l’hypocrisie sociale sénégalaise. La plus part des gens n’ont pas de convictions propres. C’est la course au paraître et au beugg bokk. Ce qui induit au manque d’identité dans ce pays. Kou amul wéérouwaay da ngay nékheu beumeukh.

Une personne = mille facettes. Ses attitudes dépendent du milieu où il se trouve à l’instant T. On est Imam, drogué, homosexuel, vierge, saint, menteur, violeur…quand on le veut hein! Cela dépend des circonstances. Comme on dit les apparences sont souvent trompeuses.

Le regard de l’autre a raison sur bon nombre de gens. Et le véritable problème c’est qu’on ne s’assume pas. On calcule les autres, qui eux nio ngui dieunde sothiou rek attendant ton premier faux pas pour sourire jusqu’aux oreilles. Trafiquer sa personnalité, paraître ce que l’on est pas pour satisfaire/plaire à une personne est la pire bassesse qui soit.

D’une part, la grande barbe et le long chapelet ne font pas le marabout. Certains chefs religieux, guides spirituels sont des arnaqueurs VIP. Ces escrocs religieux choisissent avec minutie leurs poules à déplumer. Ainsi, ils profitent de l’état de faiblesse de leurs ‘talibés’ pour abuser de leur confiance.

D’autre part, on ne peut, ne pas parler de ces pères de famille, dokhaan-kat notoires qui courtisent les minettes des quartiers, alors que chez eux on les appelle Pa Trump: fass kanam, zéro discussion avec sa famille. Et nigga Trump une fois dehors c’est le Don Juan, ndeysaan romantique très sensible au crop-top.

Quant aux politiciens véreux, en terme de combine, dougn tchi détaillants, ay grossistes lagne tchi. Signaler gauche, diadeu droite.

Après tout, adouna bii kou amul xam-xam niou nakh leu, bo amul foula niou fowé leu, bo amul fiit niou kheubeul leu té bo doylou woul niou dieunde leu.

BE YOURSELF!

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