On brûle du végane au lance-flamme chez les kangourous

En Australie, une publicité de l’industrie de la viande sort une nouvelle publicité pour inciter les Australiens à manger de l’agneau lors de la fête nationale le 26 janvier. Des Australiens habitant à l’étranger sont rapatriés de force de manière plus ou moins « comique » afin d’être dans leur patrie le jour venu pour manger de l’agneau australien.

Une de ces personnes, à New York, est devenue végane. Immédiatement, traitement particulier pour cet homme qui ose refuser « nos traditions » : on sort le lance-flamme et brûle son salon tandis que la journaliste, Lee Lin Chin, réputée pour être avant-garde, prononce le mot « vegans » avec dégoût.

L’idée qui ressort de cette publicité est que si on est différent, on n’est pas des nôtres. Apparemment, il est amusant de voir des vandales en uniformes torcher le living room d’un quidam parce qu’il a des coutumes différentes.
Dans un climat de xénophobie et de terrorisme, en Australie à Sydney en décembre 2014 et bien sûr en France en 2015 pour ne citer que ces exemples, ce genre de plaisanterie est alarmant.

Les véganes ne mangent pas d’agneau en raison du traitement peu éthique réservés aux animaux. Quelle genre de personne souhaite une telle violence envers des gens qui font ce qu’ils peuvent parce qu’ils se soucient des autres ?

Remplaçons le mot « végane » par le nom d’une minorité ethnique et le message est limpide. Nauséabond.

L’Australie est-elle un pays fier de sa diversité ? Il est temps de le montrer plutôt que de faire preuve de tentatives d’humour basées sur l’intimidation.

La publicité en question peut être regardée ici : http://bit.ly/22SNHpE

“But I’m a vegan!”
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