Soutien à Oussama Ammar

Crédit : Facebook Oussama Ammar

Il y a quelque chose que j’appelle le panache.

Ça consiste à oser faire les choses, et à le faire de façon spectaculaire.

Parfois, on ira jouer avec la réalité. Provoquer. Et même flirter avec l’illégalité.

Mais le panache a une fonction cruciale qui justifie son manque d’exemplarité.

Le panache provoque l’enthousiasme.

Et c’est avec de l’enthousiasme que que l’on fait bouger les choses.

Amener des milliers de gens à rejoindre une cause, à voir le monde différemment, à entreprendre.

Oussama aide les gens à croire en leur projet, à aller sur la bonne voie, à réunir une équipe, et à changer le monde.

En publiant des heures et des heures de conférences sur YouTube, il change les choses.

Aucun journaliste ne m’a jamais aidé à réussir mes projets.

Ni même une seule école, chambre de commerce ou incubateur.

Juste quelques bonhommes avec du panache.

Et ils sont détestés.

En remettant en cause le statut quo, les façons “traditionnelles” de faire les choses, les groupes de pouvoir et les égos individuels, les gens qui ont du panache se font beaucoup d’ennemis.

En ce moment, l’obsession est à l’exemplarité.

Les journalistes, impuissants face à un business model et une influence qui s’écroule, sont les premiers à jouer les signaleurs de vertu.

La compétence, l’efficacité et les résultats sont mis au second plan.

Ce qui compte, c’est que tout soit blanc comme neige. Le CV sans bavure. Les comptes nickels. Les relations pures.

On est en train de créer une génération de bureaucrates aussi ennuyants que propres sur eux, qui consacrent l’essentiel de leur temps à se comparer au voisin pour savoir qui a la plus grosse (morale).

Ces gens là ne m’intéressent pas. Ils n’intéressent personne.

Je veux plus de conquérants, de passionnés, de péremptoires, de gens qui disent ce qu’ils ont dans la tête, qui se plantent et qui recommencent.

Je veux des Oussama Ammar, des Steve Jobs, des Travis Kalanick…

Ceux qui font passer leur mission avant leur image.

Ceux qui jouent pour gagner, pas pour prouver.

Et qui l’assument.