Lettre à mes amis de gauche

Plus le temps passe, plus il me paraît évident que je ne peux plus me dire de gauche. Aujourd’hui, amis de Gauche, je vous appelle à vous remettre en question, à enfin choisir d’adapter votre idéologie à la réalité plutôt que l’inverse.

Le socialisme était un bel ideal, jadis nécessaire, mais c’est aujourd’hui un modèle dépassé et inefficace, qui sert surtout de prétexte a des partis haineux et incompétents, tous caractérisés par une meme inculture économique, une meme détestation obsessive d’Israel, et par un même anti-racisme communautaire et identitaire.

Comprenons que si nous tenons vraiment à notre modèle social et que nous voulons en assurer la pérennité, nous ne pouvons plus continuer à dépenser mal et à tout va de l’argent que nous n’avons pas. Comprenons qu’avant de pouvoir redistribuer des richesses, il faut les produire.

Acceptons que même s’il faut évidemment un Etat Palestinien, le peuple Juif, car oui c’est un peuple, a lui aussi droit à l’autodétermination et à la sécurité.

Voyons que les minorités que nous discriminons positivement n’ont pas besoin de notre condescendance. L’anti-raciste, ce n’est pas celui qui en attend moins de ceux dont la peau a une certaine couleur.

Acceptons que si nous voulons réellement l’égalité Homme Femme, nous ne pouvons pas nous plaindre sans cesse d’inégalités salariales, tout en criant au scandale des lors qu’on aborde le sujet du voile integral, de la polygamie, ou de la non-mixité dans certains lieux publics. N’abandonnons pas le combat pour l’universalité des Droits de l’Homme au nom du droit à la difference. Et ce faisant, arrêtons d’oeuvrer pour la disparition du socle de valeurs partagées qui font de la France une Nation et des Francais un peuple.

Rappelons nous d’ailleurs que si nous vivons dans des sociétés si libres et tolérantes aujourd’hui, c’est grâce au combat des Lumières contre l’obscurantisme religieux, à leur combat pour légitimer et autoriser sa critique. Ne les trahissons pas.

Comprenons que lorsque dans le but d’atteindre l’excellence pour tous, on ne cesse de niveler par le bas le niveau de l’école, on obtient la médiocrité pour tous.

Et par dessus tout, cessons de croire que nous avons le monopole de la morale.
Si la Gauche était le parti du Bien, elle penserait à ces millions de chômeurs qui rêvent d’un marche du travail moins rigide.
Elle penserait à nos agriculteurs, écrasés de charges et de réglementations, qui n’arrivent plus à nourrir leurs familles en fin de mois.
Elle penserait à nos enfants, qui si nous continuons à foncer droit dans le mur, vivront dans un état en faillite.
Elle penserait à tous ces adolescents défavorisés, qui bénéficieraient tant d’un système scolaire méritocratique, mais qui n’ont pas cette chance, ne l’ont plus, car la Gauche, au nom de l’égalité des chances, est parvenue à détruire l’école Républicaine.
Elle penserait à toutes ces femmes réellement opprimées, mais abandonnées par nos féministes et nos soit disant progressistes au nom d’un dangereux relativisme culturel.