La pilule au nom de la liberté

Tout commence généralement à l’âge où notre corps de fille se transforme et devient celui d’une femme.

L’arrivée des premières règles marquent très souvent les premières interrogations sur la contraception.

Nous vivons à l’ère où les relations sexuelles ne sont plus corrélées à la procréation et où les femmes peuvent choisir quand avoir des enfants.

La pilule a très largement contribué à cette capacité à choisir et ainsi à être libre.

Je m’interroge cependant sur la confiance aveugle que nous accordons aux médicaments en général et à la pilule contraceptive en particulier.

Entendons-nous bien, je ne remets en aucun cas en doute l’efficacité de la pilule. Et je n’invite personne à arrêter une prise médicamenteuse sans l’avis d’un médecin.

J’ai moi-même pris pendant presque 10 ans plusieurs pilules contraceptives sans jamais me poser les questions suivantes:

  • Ce mode de contraception est-il le meilleur pour moi?
  • Quels sont les risques engendrés par la prise quotidienne d’hormones?
  • Quels sont les symptômes qui pourraient signifier que ma pilule ne me convient pas et de ce fait éveiller mon attention?

A quel point sommes-nous informées et libres de choisir le mode de contraception le mieux adapté à notre condition physique ?

Vous êtes-vous posez ces questions?

J’ai été sujette à de nombreux soucis de santé durant la prise de la pilule contraceptive et je n’ai jamais soupçonné un seul instant qu’une prise quotidienne d’hormones puise être à l’origine des désordres physiologiques que je subissais, pourquoi?

Comme toutes les jeunes filles/femmes, j’ai vu un gynécologue, qui après un examen sanguin m’a prescrit une pilule. Il m’a été indiqué deux choses :

- La prise de poids pouvait être un indice m’indiquant que la pilule qui m’a été prescrite n’était pas bien acceptée par mon corps

- La cigarette et la pilule font très mauvais ménage

Rien de plus.

J’avoue n’avoir pas lu la notice de ces médicaments non plus.

J’ai pris plus de 10 kg en 10 ans, sans raison apparente (mon alimentation et mode de vie n’ont pas radicalement changé mais la prise de poids lente et inexorable était bien présente).

J’ai commencé à souffrir de migraines. De façon sporadiques au début, puis les deux voire trois dernières années, de plus en plus fréquentes et d’une violence fulgurante. Aucun résultat aux IRM, aucune raison apparente.

Les problèmes digestifs sont également devenus mon quotidien. Impossible de prendre un repas, même en très petite quantité sans souffrir de ballonnements ou reflux gastriques.

Les règles douloureuses aussi étaient handicapantes au moins deux jours par mois…

Autant dire que je me plaignais quasi quotidiennement.

Un jour de ras-le-bol total, j’ai décidé de ne plus prendre mes médicaments anti migraines, plus de médicaments contre les troubles digestifs, plus de pilules. Rien.

Je me suis donnée un ou deux mois pour écouter mon corps.

Depuis tout va beaucoup mieux.

Plus de règles douloureuses, mes migraines ont quasiment disparues ( une crise d’intensité moyenne/faible en 2 mois versus une crise handicapante au moins une fois par mois voire toute les 3 semaines). Plus de ballonnements…c’est quasiment magique!

Par hasard je décidé de lire la notice de la pilule et surprise! Tous les maux dont je souffrais étaient bien listés en “effets indésirables”…tous.

Ceci ne concerne très certainement pas toutes les femmes mais cet article Ces vies brisées par la pilule m’a décidé à écrire ces quelques lignes.

La pilule est un médicament.

Aucun médicament n’est inoffensif.

Une prise quotidienne de n’importe quel médicament doit être précédée d’une bonne information, d’un suivi médical et de réflexion.

Durant la prise médicamenteuse, il faut écouter son corps et être attentif à toute réaction même bénigne.

Ne faisons pas une confiance aveugle, pas même au nom de la liberté.

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