4 leçons sur la fin de Take Eat Easy
Pierre Andre
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Pour compléter cette belle analyse sur le sujet social : le milieu du transport est depuis bien longtemps un secteur où la sous-traitance est un facteur structurant du marché; qu’on le regrette ou pas c’est une réalité.

Le risque de la requalification existe depuis des années et est toujours d’actualité notamment dans le milieu du colis. Les livraisons de repas ne sont pas différentes sur ce plan.

L’enjeu économique du coût de cette livraison pour les repas est l’autre réalité : le coût actuel d’une course traditionnelle pour une activité disposant de volumes annuels importants en zone urbaine dense (Grosses agglomérations) tourne autour de 5€ h.t actuellement avec un coursier “traditionnel”. Comment donc faire vivre les 3 acteurs du schéma (restaurateur, site et livreur) avec un panier moyen autour de 20€t.t.c ? Le challenge reste posé selon moi car le client est content de ce service mais est il prêt à en payer le coût ?

Qui n’est pas disposé spontanément à utiliser un service performant qui simplifie le quotidien si cela ne coûte presque rien par rapport à le faire soi-même et même à se plaindre sur les réseaux au moindre problème (car là aussi c’est gratuit)? Par contre le nombre d’utilisateurs tombent nettement s’il s’agit que l’utilisateur du service paie le service…

Les récentes difficultés de Deliveroo semblent montrer que la situation de Take It Easy n’est pas isolée : https://www.maddyness.com/entrepreneurs/2016/08/01/food-take-eat-easy/

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