Mobilisation Contre la nostalgie coloniale du magazine Gala

Suite à l’article du magazine Gala une mobilisation a eu lieu devant les bureaux des éditions Prisma, où se trouve la rédaction du magazine Gala.

Le magazine, sorti en kiosque mercredi, a provoqué un tollé, en comparant la tenue vestimentaire du haut-commissaire du Swaziland et de son épouse à un vulgaire déguisement pour « mardi gras ».« Un peu de tenue ! », peut-on lire en légende de la photo d’une rencontre entre le haut-commissaire du Swaziland, Christian Muzie Nkambule, et de son épouse, et la reine Elisabeth II, le 2 mars dernier à Buckingham Palace.« Ce n’était pourtant pas mardi gras. Mais pour rencontrer Sa Majesté Elisabeth II, à Buckingham Palace, le haut-commissaire du Swaziland, Christian Muzie Nkambule, et son épouse ne se sont pas trop préoccupés de la tenue à adopter. Ils sont venus en pagnes en wax, tissu typique de leur petit royaume, ancienne colonie britannique. Osé. »

Voici l’appel à la mobilisation :

“ Mobilisons nous contre le racisme affiché du magazine Gala qui n’a rien trouvé de mieux que d’étaler mépris et ignorance face aux cultures africaines et plus particulièrement face à la culture du Swaziland et ses représentant.e.s. 
 
 Cette manifestation de racisme décomplexé n’est qu’un exemple parmi d’autres: nos cultures n’ont de valeur uniquement lorsqu’elle sont portées/validées par des blanch.e.s.
 Les deux tweets d’excuses lâchement consentis par Gala ne ciblent pas le réel problème de leur brève: son racisme. Nous voulons de vraies excuses , sous la même forme que l’insulte initiale a savoir directement dans le magazine.
 
 Nous estimons que cette brève RACISTE est également le fruit d’un entre soi blanc dans cette rédaction. Ces journalistes doivent suivre des actions de formation et de sensibilisation aux questions raciales qui continuent de se poser en France. 
 
 De plus il est nécessaire que la composition de cette rédaction soit représentative de la diversité française ce qui leur éviterait de publier des articles injurieux !
 
 Nos cultures ne sont pas des déguisements.”

Toutes les photos sont © Geoffrey Froment