Suprémacisme islamiste : trois dessins valent mieux que trois longs discours

Bernard Maro
Aug 29, 2017 · 3 min read

Le débat concernant les terroristes islamistes et leurs alliés est pollué par plusieurs considérations:

1 — Le refus par certains de parler de fascisme.

Le terme « suprémacisme », néologisme qui a été introduit en France à la suite des événements de Charlottesville, corresponds parfaitement à la situation et devrait satisfaire les puristes. Le Grand Robert définit le mot « suprématie » comme étant « une situation dominante, suprême en matière politique ou religieuse ». Les suprémacistes blancs sont constitués par divers groupes (néo-nazis, KKK, intégristes chrétiens, alt-right, etc.) dont le point commun est la mise en place d’un régime totalitaire assurant une domination « blanche » sur les États Unis. Les islamistes ont pour but d’instaurer des régimes totalitaires fondés sur la seule loi religieuse, la charia, que ce soit par la violence extrême (djihadistes) ou par l’entrisme et la manipulation (frères musulmans ou d’autres mouvances ne prônant pas la violence de prime abord).

Figure 1 : Tous les suprémacistes ont en commun la haine de la démocratie et de ses valeurs d’égalité et de liberté. Ils souhaitent la mise en place d’un régime totalitaire: domination de la « race blanche » dans un cas, califat ou autre régime suprémaciste régi par la seule loi religieuse dans l’autre.

2 — Alors que les islamistes rejettent et visent à soumettre à leur loi tout ceux qui refusent de faire allégeance à leur vision intégriste de l’islam, toute critique à leur égard est aussitôt taxée de racisme sous couvert d’islamophobie.

Figure 2 : Les suprémacistes ont en commun la haine de la diversité (ethnique, religieuse, sexuelle). En ce qui concerne les Arabes et les Noirs, les suprémacistes islamistes n’épargnent que ceux d’entre eux qui sont musulmans et partagent leur vision intégriste de la religion. Un très grand nombre de leurs victimes sont en fait d’autres musulmans.

3 — Le dernier argument qui pollue le débat est formalisé par l’expression malheureuse « cela n’a rien à voir avec l’islam ».

Figure 3 : Si les suprémacistes blancs sont principalement chrétiens (mais aussi païens, etc.), les suprémacistes islamistes sont tous musulmans. Dans un cas comme dans l’autre, ils représentent une petite minorité très active: de la même façon que l’on n’assimile pas l’ensemble des chrétiens aux suprémacistes blancs, il n’a jamais été question de blâmer l’ensemble des musulmans du fait de l’islamisme. Il n’empêche que nier tout rapport entre l’islam et les suprémacistes islamistes n’a aucun sens puisqu’ils s’en réclament tous.

Le but des suprémacistes est d’imposer leur modèle social excluant et opprimant. La gauche identitaire ferait bien de s’en souvenir, car le soutien qu’elle procure aux idéologues proches des suprémacistes musulmans, sous couvert d’antiracisme, favorise la mise en place d’un système communautariste qui contraint nombre de personnes d’origine musulmane, les femmes en particulier. Il est évident que ces suprémacistes religieux ne valent pas mieux que leurs homologues d’extrême-droite «blanche». Défendre des oppresseurs au nom des opprimés est la marque de la confusion absolue des valeurs qui règne dans cette partie de la gauche.

)
Welcome to a place where words matter. On Medium, smart voices and original ideas take center stage - with no ads in sight. Watch
Follow all the topics you care about, and we’ll deliver the best stories for you to your homepage and inbox. Explore
Get unlimited access to the best stories on Medium — and support writers while you’re at it. Just $5/month. Upgrade