Félix Luque Sanchez au Kikk Festival

Ce sont trois pièces de la série “Different Ways To Infinity” que présente Félix Luque Sanchez au Kikk Festival de Namur. Inspirée de la théorie du chaos, la série d’installations de l’artiste espagnol prend place dans l’espace d’exposition de l’événement.

Passionné par le son, Félix Luque Sanchez a entrepris des études d’art numérique à Barcelone. Cette passion l’a mené à découvrir d’autres médiums qui, une fois de retour à Bruxelles, ont été explorés lors de recherches personnelles. D’abord impliqué dans le monde de la danse et du théâtre, l’artiste se consacre désormais à la gestion du Fablab de l’iMal (avec l’artiste Julien Maire) où il a également installé son atelier afin de jouir de l’espace et des outils nécessaires à la production de ses oeuvres.

La frontière entre l’art contemporain et celui des nouveaux média n’a pas beaucoup de sens aux yeux de Félix Luque Sanchez. La technologie fait partie intégrante de notre société. “Le fait que l’art l’utilise ces outils de manière esthétique ou conceptuelle est naturel”.

Les deux premières installations présentées au KIKK sont regroupées sous le nom de “Chaos”: la première est un synthétiseur qui, par une suite de séquences auto-générées, démontre l’existence physique analogique du chaos. Celle-ci se matérialise au travers de la création d’attracteurs de Lorenz dans les oscilloscopes de l’appareil. L’installation démontre que le chaos crée de l’ordre et non pas du désordre.

“Different Ways To Infinity : Chaos” de Félix Luque Sanchez

La seconde est composée de deux écrans sur lesquels des s’affichent des mouvements de fumée volcanique inspirés de la mécanique des fluides. Les vidéos sont reprises ci-dessous.

La dernière pièce, “Clones”, est réalisée grâce à une intelligence artificielle qui, en cherchant à stabiliser des pendules, crée un déséquilibre propre à chaque pièce. Les pendules sont libres sur leurs axes. Le mouvement horizontal génère l’inertie. Une fois arrivés en position verticale, un algorithme tente de les maintenir dans cette position jusqu’à les déstabiliser. Les pendules, de taille humaine, sont comme des danseurs soumis à la gravité. Les deux systèmes sont similaires mécaniquement et physiquement mais ont finalement chacun leur comportement.

“Different ways to Infinity: Clones” de Félix Luque Sanchez
Mon projet s’est créé autour de la science-fiction, de la science et de ses fictions.

A ses yeux, l’installation est d’abord sonore, visuelle et cinétique; une question de perceptions. Le sens réside plus dans les questionnements du visiteur que dans sa propre recherche. Lorsqu’il est confronté au travail d’autres artistes, Félix Luque Sanchez veut “voir, percevoir et être pris”. Cette sensation est celle qu’il aimerait provoquer chez son public.

L’artiste a pour habitude de travailler en collaboration avec d’autres talents. Il cite Iñigo Bilbao et Damien Gernay, intervenant respectivement dans la production vidéo ou le design des installations. Félix Luque Sanchez dirige chaque étape de création et aime s’entourer de gens qu’il considère comme extrêmement talentueux.

L’artiste, lorsqu’il crée, n’est pas dans une optique de vente. Cela lui donne une certaine liberté. Bénéficiaire de bourses publiques, il lui faut néanmoins s’assurer d’un certaine diffusion des oeuvres. Celles-ci sont exposées aussi bien dans des festivals d’art numérique que dans des centres d’art contemporain et des musées. Les oeuvres de Félix Luque Sanchez ont été présentées à POPPOSITIONS et aux musées d’art contemporain de Montréal et de Girone — entre autres.

Découvrez les sites du Kikk et de Félix Luque Sanchez:

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