Je me suis inscrit à l’Etape du Tour 2017 alors que je suis novice en vélo.

Hello tous,

Voici maintenant quelques mois que je suis inscrit à l’Etape du Tour 2017, cyclosportive renommée mondialement et attirant plus de 10 000 participants chaque année.

La philosophie de cette course ? Réaliser une semaine avant le passage officiel du Tour de France la même étape que les pros, dans (presque) les mêmes conditions car les routes seront coupées pour l’occasion.

Et cette année, l’organisation nous a gâté ! Départ de Briançon, passage par Savine le lac, puis montée au col de Vars, redescente, et final en apothéose en haut du Col de l’Izoard à 2360m d’altitude. Total : 180km et plus de 4000m de dénivelé positif.

Le prix de cette orgie ? 100€. Pas moins ! Alors la question que l’on peut se poser est la suivante : La participation à l’Etape du Tour vaut-elle cette somme ? Très honnêtement je n’en sais rien, je ne pense pas… même si ce genre d’épreuves demande une organisation surdimensionnée… Mais c’est malheureusement le prix à payer pour faire partie de cette masse de coureurs partants à l’assaut du mythique col de l’Izoard. Et tant que la demande sera aussi forte, je ne vois pas les organisateurs de telles manifestations baisser leur prix.

L’Etape du Tour 2017 : ma première cyclosportive.

La participation à cette course de vélo est pour moi une grande nouveauté, un nouveau défi, un challenge à la hauteur de ma volonté de repousser toujours plus mes limites.

Çelle-ci sera en effet ma première cyclosportive ! Habitué des épreuves de trail running depuis maintenant 4ans, sous des formats ultra marathon, j’ai décidé en 2017 de me lancer de manière un peu plus sérieuse dans le deux roues, après avoir fait l’acquisition de mon premier vélo de route il y’a tout juste un an. Des amis cyclistes m’ayant motivé à les accompagner dans cette aventure, je n’ai pas hésité une seule seconde avant d‘adhérer au projet (comprendre “sortir la carte bleue”).

La raison principale de cette reconversion est une blessure au dos, qui m’éloigne de plus en plus de la course en montagne. La pratique du cyclisme, non traumatisante pour les articulations, m’a donc permis de diminuer mon volume d’entraînement en trail pour faire la part belle au vélo (J’y reviendrai dans un prochain article). Alors comment, un novice du cyclisme comme moi, s’est préparé à parcourir 180km et 4000D+ les fesses vissées sur une selle ?

Le trail running au service du vélo

Ayant participé au Trail Drôme de Buis-les-Baronnies (42km et 2200 D+) fin avril 2017, je n’ai pas eu l’opportunité de rouler beaucoup cet hiver. J’avais donc décidé de m’entraîner sérieusement en Trail, en accumulant beaucoup de dénivelé en montagne durant les premiers mois de l’année afin d’être prêt pour ce premier objectif.

En réalité, j’ai beaucoup misé sur mes aptitudes physiques acquises grâce à la course à pied pour les transposer au mieux sur le vélo. Ma vraie préparation à l’Etape du Tour a donc débuté au début du mois de mai avec un seul maître mot : prendre du plaisir en roulant. Je me suis alors servi de mon expérience pour me concocter un plan d’entraînement maison dédié au vélo qui respectait la logique suivante : augmenter progressivement mon volume d’entraînement en variant au maximum les séances afin d’éviter la monotonie et de garder l’envie de rouler intacte. Le cyclisme n’étant pas mon sport de prédilection, je savais que ma motivation autour de cette pratique pouvait très vite être remise en cause.

Prendre du plaisir en s’entraînant.

M’étant installé depuis 6 mois dans une nouvelle région (L’Enclave des Papes, à cheval entre la Drôme Provençale et le Vaucluse), je n’ai eu aucun mal à trouver l’envie de sortir le vélo lors de ma préparation car je me suis servi de celui-ci pour arpenter ce nouveau terrain de jeu et ces nouveaux paysages qui s’offraient à moi. J’ai donc avalé les kilomètres entre vignes et lavandes avec beaucoup de volonté et de plaisir en utilisant mon deux roues comme un moyen, un outil m’aidant à élargir mon champ d’horizon et à découvrir d’avantage de nouvelles choses jour après jour. Les grands principes cités plus haut ayant été respectés, et même si cela n’a pas toujours été évident, je pense être désormais prêt physiquement et mentalement après 2 mois de préparation spécifique à accumuler des heures de selles et du dénivelé sur le vélo.

Mais malgré cette confiance acquise tout au long de ma préparation, il y’a toujours une part de moi-même qui doute. Suis-je capable de relever ce défi ? Me suis-je suffisamment préparer pour terminer cette course ? Avec du recul, je pense que le doute est une bonne chose. Il me permet de ne pas partir trop confiant et de garder la tête froide sur l’objectif ciblé. Il me semble même normal de douter, et encore plus lorsque l’on plonge dans l’inconnu. Mais tout remettre en question à maintenant 10 jours du grand départ ne servirait à rien, la préparation étant désormais bouclée. Les dés sont jetés et il ne reste plus qu’à entretenir les acquis obtenus au cours des longues sorties effectuées et de rester frais et “disponible” mentalement. Il est trop tard pour remettre en cause mon entraînement et mes capacités.

J’ai donc maintenant réellement hâte d’en découdre avec ces 180km que j’aborderai avec une envie et une détermination sans faille. Les copains seront là et le plaisir pendant la préparation était au rendez-vous alors pourquoi cela se passerait-il mal ? (Rester positif)

J’aime relever des défis, des challenges et j’aime par dessus tout me dépasser. A 10 jours du départ, il n’y a pas une seule journée sans que cette date du 16 juillet ne me vienne à l’esprit. Celle-ci tournera alors une page marquée par la découverte d’une pratique encore méconnue pour moi et, à n’en pas douter, ouvrira les portes à de nouveaux défis et projets à vélo.