LA règle qui va changer votre vie — Partie 1

Avant-propos de l’avant-propos : L’article initial étant super long (aux alentours des 5000 mots), j’ai pris la décision pour favoriser et améliorer la lecture de le séparer en trois articles distincts. Toutefois, si vous êtes motivés, et si vous disposez d’une bonne demi-heure devant vous, vous pouvez toujours le consulter directement en entier :)

Avant-propos : Au début de l’écriture de cet article, j’étais simplement parti sur l’idée de mettre, après une courte introduction, une vraie règle en photo (gros sens de l’humour ici).
Toutefois, après plusieurs recherches sur la notion de la “règle”, j’ai découvert plusieurs concepts intéressants qui touchent à la philosophie, la psychologie ou encore l’anthropologie.
Ce qui nous amène à un article bien différent de celui prévu à la base, mais qui je l’espère vous sera instructif.
De fait , le titre n’a pratiquement plus rien à voir avec le contenu de l’article. Mais je laisse quand même.

Enfant, j’étais fasciné par tout ces héros, anti-héros, aventuriers ou homme de l’ombre, dont la vie était régie par leur fameux “code de l’honneur”. Cet ensemble de règles qu’ils avaient forgé au cours de leur longue vie, et qui dictait aujourd’hui leur façon de vivre.

Leur code de conduite trouvait sens à chaque situation critique, et leur instituait une immunité sereine face aux différents aléas auxquels ils étaient confrontés.

La fiction est peuplée de ces surhommes ou “héros de l’ordinaire”. Que se soit la protection de la veuve et de l’orphelin, la recherche d’un idéal, ou la morale abstraite d’un héros solitaire, ces histoires passionnent et inspirent. Elles construisent un idéal fantasmé, dans lequel l’auditeur peut s’y projeter.

Aujourd’hui cet idéal, bien que toujours présent, s’est aussi démocratisé vers un usage plus pragmatique. Bien loin de ces pratiques chevaleresques, vous trouverez nombre de gourous d’Internet prêt à vous vendre la “règle miraculeuse” qui changera radicalement votre vie (Spoiler Alert : les 3/4 d’entre eux ne vous parlent que de Pareto).

Toutefois, le propos de cet article ne portera pas sur la découverte de cette “règle miraculeuse”, mais sur notre besoin de suivre des codes et des normes. D’où vient notre inclination à suivre une règle ? Et par la même, quelles différences entre appliquer et suivre une règle ? Comment pouvons-nous pratiquer une règle ? Comment notre environnement conditionne-il notre interprétation d’un commandement ? Existe-il une règle universelle ?

Alors armez vos neurones, et faites circulez votre noradrénaline, l’heure est à lecture !


SUR LA NOTION POLYVALENTE DE LA RÈGLE

Comment crée t’on un héros ? Si chaque histoire suit une trame narrative propre, il existe toutefois plusieurs similitudes dans nos héros modernes. Et bien qu’effectivement, Achille ne soit pas construit sur le même archétype qu’Iron Man (et encore), plusieurs schémas de construction peuvent se distinguer.

Par exemple, un héros est une personne auquel on peut s’identifier. Il porte une mission et affronte au cours de son parcours plusieurs épreuves et difficultés. Ce parcours, qu’il peut prendre seul ou accompagné, l’oriente vers l’accomplissement d’une quête. Une fois, cette dite quête accomplie, le héros est sensé avoir appris quelque chose de son aventure.

Le sandwich, arme ultime du super-héros moderne.

Ainsi, c’est par leur expérience, que ces héros arrivent à créer leurs règles et codes de vie. Chacun d’entre eux détient son propre savoir, chacun apporte aux travers de ses acquis, une plus-value différente.

Certains mettent en valeur l’art, le travail ou l’amour comme règles de vie. C’est à dire celle qui régit leur conscience. Car cette dernière qui désigne un état intellectuel, désigne aussi un état moral.

Rousseau aborde ce thème dans son livre “Emile ou De l’éducation (1762)”.
Il estime ainsi que la conscience est un “instinct divin”, car elle permet de reconnaître “le bien et le mal”. La conscience est ici une “voix intérieure” qui est “un principe inné de de justice et de vertu”. C’est elle qui nous responsable.

Ainsi, ces dites règles de vie définissent la morale et la vertu de nos héros. 
Et, suivre une morale, ce n’est rien que de plus, que de suivre un ensemble de règles qui dirige une conduite.


UNE VERSION MODERNE DE LA RÈGLE

Cette recherche de code moraux n’a constamment cessé d’exister au cours de notre histoire. Que ce soit le Bushido au temps des samouraïs japonais, les dix ou 613 commandements de la Bible, les 18 règles du Dalaï-lama, où même Les quatre accords toltèques, aujourd’hui l’obligation morale est ancrée dans notre culture.

Par exemple, l’on parle bien de règle de politesse, et nous suivons des règlements municipaux, où même des interdits et préceptes religieux qui régissent notre conduite.

Ces notions se retrouvent aussi dans un contexte professionnel, où chaque entreprise peut déclarer officiellement, au moyen d’un code de conduite, ses valeurs et pratiques commerciales. Le code de conduite rend la règle implicite, explicite. L’entreprise s’engage donc à observer ces normes. De plus, la mise en place d’une charte peut également rentrer dans un processus stratégique. Ainsi, l’entreprise peut mettre en avant ses pratiques sociales, éthiques ou environnementales.

De fait, vivre selon des règles fonde une morale et des valeurs communes. Chaque culture partage donc une même reconnaissance vis à vis de ces normes, règles, et morales qu’elles partagent et respectent.

Toutefois, cette notion est-elle universelle ? Et comment apprenons-nous une règle ? Comment se décide la construction de “règles de société” ? Quelle place occupe notre culture et notre environnement dans cet apprentissage ?


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