La formation Lion par TheFamily de A à Z

Les inscriptions pour la 2nde édition du programme Lion par TheFamily à destination des futurs employés de start-ups se terminent demain, 1er octobre. Je vous propose alors de découvrir mon retour d’expérience en tant que candidat retenu pour la 1ère édition, mais aussi en tant qu’employé de start-up suite à ce programme. Voici donc les leçons et inspirations que j’ai tirées du programme Lion, de A à Z. Et pour les adeptes de la candidature de dernière minute, sachez qu’il n’est pas trop tard. Parole de candidat inscrit le dernier jour. 😉

A comme Apprendre à Apprendre

C’est la première chose que l’on nous apprend à Lion. Dès la première journée, Oussama Ammar, cofondateur et partner à TheFamily, nous sensibilisait à l’importance de la learning curve dans un environnement start-up. Je ne vais pas m’étendre ici : il vous en parlera d’ailleurs mieux que moi dans cette vidéo :

A, c’est aussi : Agricool, Afrostream, Algolia

B comme Bootstrap

L’argent est un enjeu central dans la vie d’une start-up. C’est également le fondement de l’obsession pour la fameuse levée de fonds. Mais attention à ne pas se créer de faux problème. Car si l’on simplifie au maximum : l’argent c’est bien, la croissance c’est mieux. Cette dernière doit rester la priorité absolue pour une start-up. Et la solution pour générer de la croissance sans argent s’appelle le bootstrap. TheFamily l’explique très bien ici.

B, c’est aussi : Le Blog de Buffer, business development, Bunkr

C comme Culture

Si vous avez déjà travaillé, vous devez savoir que la culture d’entreprise occupe une place importante dans une société. Dans une start-up, elle est essentielle. Et je ne parle pas ici de table de ping-pong mais bien de valeurs communes et pratiques mises en place par les fondateurs et diffusées par les employés. L’adhésion à la culture d’une start-up est l’une des premières choses que l’on va vérifier lors de l’entretien d’embauche d’un futur collaborateur, dans la mesure où elle va être déterminante pour sa réussite et son épanouissement.

C, c’est aussi : café, croissance, customer care

D comme “Do Things That Don’t Scale”

C’est le titre de l’essai remarquable de Paul Graham, fondateur du célèbre accélérateur américain Y-Combinator par lequel sont passés Airbnb, Stripe ou Dropbox, mais aussi des pépites françaises comme Algolia et Afrostream. Pour simplifier, “Do things that don’t scale” revient à dire que ce qui n’est pas scalable dans l’activité d’une start-up (notamment à ses début) ne doit pas être mis de côté, bien au contraire. L’histoire de Menu Next Door, et toutes les petites intentions faites pour créer un engagement fort au sein de sa communauté, illustrent parfaitement ce concept.

D, c’est aussi : Doctrine, disruption, dream job

E comme Exécution

Savoir exécuter, c’est être capable de passer de la parole aux actes. En start-up comme dans la vie, c’est une bonne chose d’avoir des idées. Mais une idée n’a de valeur que si elle aboutit à une action concrète. Et quand vous en avez beaucoup, il s’agit de savoir les prioriser. L’économiste italien Vilfredo Pareto a théorisé la règle du 80–20 (à ne pas confondre avec le 49-3) selon laquelle 20% des efforts produisent 80% des résultats. Je n’en dis pas plus et vous laisse essayer par vous-mêmes.

E, c’est aussi : excellence, equity

F comme Flat

Pour moi, cela a été l’aboutissement de ma formation Lion. Flat, c’est une start-up que j’ai découverte le dernier jour du programme et que j’ai intégrée deux semaines plus tard en tant que Business Developer. C’est également un challenge totalement fou qui m’a tout de suite plu ! Rejoindre une équipe de 8 développeurs qui travaillent tous en remote pour construire ensemble le meilleur éditeur de partition en ligne existant est déjà un beau défi. Et ce d’autant plus, lorsqu’on n’est soi-même ni musicien, ni développeur. Et c’est précisément cela qui me plait.

F, c’est aussi : Feedly, full remote position, “Fake it ‘til you make it”

G comme Growth

C’est la ligne de mire pour toute fonction et activité au sein d’une start-up. Toute idée et action doit avoir pour finalité de servir la croissance. Ce qui nous amène logiquement au point suivant…

G, c’est aussi : GIFs, GAFA

H comme Hacking

Le hacking est un état d’esprit, une façon de penser. Dans l’univers des start-ups, le concept de growth hacking est très répandu. Sans entrer dans les détails, la mission d’un growth hacker est de parvenir à capter la croissance par tous les moyens possibles et imaginables. Cela requiert un degré variable de connaissances techniques en fonction des types de start-ups et de la culture associée. Au fait, il existe un parcours dédié au growth hacking dans la formation Lion. ✌️

H, c’est aussi : (Merci) Handy, Heetch, hypercroissance

I comme Inspiration

La recherche d’inspiration est une de mes préoccupations constantes. Aujourd’hui avec Internet dans toutes les poches, il n’a jamais été aussi facile de trouver du contenu inspirant. Pourtant, entre le “temps de cerveau disponible” grignoté par des réseaux sociaux de plus en plus chronophages comme Instagram et Snapchat, et la tendance générale à la profusion de contenu, beaucoup ne font pas l’effort de choisir soigneusement leurs propres sources d’inspiration. Et je trouve cela d’autant plus dommage à une époque où tous les moyens sont à notre disposition pour la sélection et curation de contenu adapté à nos attentes. Entre Feedly, Pocket, Medium, StumbleUpon et j’en oublie… ce ne sont pas les ressources qui manquent pour se renseigner sur des sujets que l’on veut découvrir ou maîtriser. La formation Lion encourage ce genre de démarches et j’ai également fait la rencontre de nombreux Lions déjà experts en la matière. Et ça aussi, c’est inspirant.

I, c’est aussi : Intercom, Invision, IFTTT, itération

J comme Jean de la Rochebrochard

Sans doute l’intervenant du programme qui m’a le plus marqué. Et pour cause : après cinq ans d’étude incluant un passage par les bancs de la prépa, puis en école de commerce, c’est la première fois que j’assistais à un cours sur… l’argent. Ancien partner à TheFamily et aujourd’hui chez Kima Ventures, le fonds de Xavier Niel, Jean est déjà –sur le papier– l’homme de la situation. Mais c’est sur scène qu’il parvient à traiter des sujets souvent épineux mais pourtant essentiels, sans aucun tabou : rémunération, equity, levée de fonds, valorisation, relations VC, etc. Des informations précieuses à connaître avant s’investir soi-même dans une start-up.

J, c’est aussi : Joker !

K comme “Knowledge is Power”

Citation de Francis Bacon remise au goût du jour par Petyr Baelish. Aujourd’hui, la compétition féroce sur le marché de l’emploi fait que votre diplômé commencé (ou obtenu) il y a quelques années ne suffit plus à faire la différence. Pour intégrer une industrie en particulier, la porte d’entrée est de plus en plus souvent la connaissance. Enjeux, environnement, réseaux, événements : renseignez-vous et vous saurez tout, que ce soit en ligne (ex : Coursera) ou physiquement (ex : Meetup).

K, c’est aussi : kiff, kermesse, Koudetat

“Knowledge is power”

L comme Lions

Ironiquement, c’est à 25 ans et après la fin de mes études que j’ai participé aux cours les plus captivants de ma vie. Mais Lion, c’est aussi des Lions : c’est-à-dire une centaine de fauves de tous les âges qui ne manquent pas de mordant. Beaucoup ont trouvé un nouveau job, certains se sont exprimés ici et , tous ont appris et seront amenés à se revoir.

L, c’est aussi : learning curv, lean startup

M comme Mégane Dreyfuss

Celle sans qui rien de tout cela ne serait arrivé. Un énième grand merci à elle qui, par le programme Lion, a changé plus d’une vie. 🦁

M, c’est aussi : mindset, Menu Next Door

N comme Non

Lorsqu’on démarre dans une start-up que l’on a créée ou rejointe, on peut penser que toutes les opportunités sont bonnes à prendre. Et pourtant, entre la presse, les événements et autres propositions de partenariats pas forcément stratégiques, nombreuses sont les occasions de se détourner de son objectif premier : la croissance. La solution ? Dire non.

N, c’est aussi : Nestor

O comme Oussama Ammar

Contrairement à de nombreux Lions, j’ai seulement découvert le personnage d’Oussama lors de la première journée du programme. N’ayant vu aucune de ses nombreuses vidéos (je me suis bien rattrapé depuis), je n’avais aucune idée de ce à quoi m’attendre. J’ai tout simplement été bluffé par ses conférences, aussi bien sur le fond que sur la forme. Oussama est capable de parler de tout, y-compris de sujets épineux (ex : définir son pricing) de façon très simple, avec des illustrations issues aussi bien de l’univers des start-ups que de la littérature classique.

O, c’est aussi : océan bleu, opérations

P comme Persévérance

Selon moi, la qualité essentielle à développer en start-up pour réussir dans la fameuse quête de la croissance. Mais aussi dans la vie de tous les jours.

P, c’est aussi : power users, Persist IQ, Payfit

Q comme Quora

Probablement l’un des meilleurs sites jamais créés pour tout savoir sur tout et n’importe quoi. Une bonne pratique à adopter dans la vie de tous les jours vivement recommandée dès le premier jour de Lion.

Q, c’est aussi : Qapa

R comme Résilience

L’intitulé d’un des premiers cours de Lion était “Résilience et remise en question”. Bien que difficile à synthétiser en quelques lignes, j’en ai retenu deux points particuliers. Le premier concerne l’importance de connaître (sinon de chercher) sa raison d’être. Travailler en start-up est un investissement temps conséquent mais également un certain investissement émotionnel. En tant qu’employé, cela doit bien évidemment servir à la start-up que l’on a choisie, mais également à soi-même. Certains conseillent de suivre ses passions, d’autres non. La décision revient à chacun. Le second point concerne le caractère contre-intuitif que peut avoir une culture de start-up. Ce qui peut vous sembler intuitif ne l’est pas forcément pour les personnes qui vous entourent, notamment dans un environnement de travail. D’où l’importance de bien saisir comment fonctionne votre start-up, de s’y adapter et de construire ensemble une culture et des process qui deviendront cohérents pour le groupe.

R, c’est aussi : remise en question

S comme Singularité

L’obsession de la spécialisation comme objectif ultime de formation à la française m’étonnera toujours. Bien entendu, elle est indispensable dans de nombreux domaines, à commencer par les sciences à très haut niveau régulièrement arborées en fierté nationale. En revanche, je suis plus surpris de retrouver ces aspects en école de commerce à l’heure où il me semble de plus en plus essentiel de diversifier ses compétences. Car avec un nombre croissant de diplômés “spécialisés” qui se retrouvent chaque année sur le marché de l’emploi, la spécialisation devient la norme et de plus en plus souvent, ce sont les profils singuliers et polyvalents qui font la différence. Or, les formations comme Lion me semblent, à titre personnel, l’avenir en termes de qualification sur un marché de l’emploi plus compétitif que jamais.

S, c’est aussi : Slack

T comme TheFamily

Difficile de définir TheFamily en quelques lignes. La structure se distingue des accélérateurs, incubateurs et fonds d’investissement classiques par une culture authentique et un style bien à elle. Pour s’en rendre compte, il suffit tout simplement de lire son manifesto sur la plus longue home page de tous les temps.

T, c’est aussi : Trello, TED Talks

U comme Unicorn

Le Saint Graal des start-ups et plus récemment le marronnier de toute la presse (plus ou moins) spécialisée. Bulle ou pas bulle, une chose est sûre selon moi : le nombre croissant de start-ups arrivées chaque année dans le panthéon moderne des sociétés valorisées à plus d’un milliard est une bonne nouvelle pour l’économie.

U, c’est aussi : uberisation

V comme Venture Capital

Parce que lever des fonds ne se fait ni avec n’importe qui, ni à n’importe quelle condition.

V, c’est aussi : valorisation

W comme “Who, the A method for hiring”

Je ne compte plus le nombre de fois où la lecture de ce bestseller écrit par Geoff Smart et Randy Street a été recommandée durant le programme.

W, c’est aussi : Wait but Why

X comme UX

Sûrement la lettre la plus dure à trouver de tout cet alphabet. Egalement un enjeu majeur pour toute structure dotée d’une stratégie digitale. C’est-à-dire 99,9% des structures existantes.

X, c’est aussi : Google X

Y comme Y-Combinator

Comme je l’ai déjà mentionné plus haut (voir au D), voici quelques statistiques et ressources précieuses pour en savoir plus sur l’influence du plus célèbre des accélérateurs dans l’univers des start-ups.

Y, c’est aussi : Youshould

Z comme Zappos

Pour finir, je vous laisse découvrir le cas emblématique de Zappos sur l’importance de la culture d’entreprise dans la vie d’une start-up.

Z, c’est aussi : Zappier, Zendesk, zone de confort

Voilà, c’est fini. Merci Lion et tous à vos formulaires d’inscription ! 👌

Benjamin

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