L’avenir du transport c’est le Cocon Automobile Ultraléger Connectable couplé au Poly Web Drone.

La rupture conceptuelle est à l’origine d’une bonne partie des technologies qui peuplent désormais notre quotidien : les téléphones intelligents, les objets connectés, les matériaux issus des nanotechnologies, par exemple sont tous issus d’une réflexion clairement disruptive.

Parallèlement, au moment même où l’Europe envisage d’affecter trois cents milliards d’euros à des investissements d’avenir, nous n’entendons parler que de construction de nouvelles infrastructures routières ou ferroviaires.

Pourtant notre environnement de demain ne sera pas forcément peuplé d’autoroutes et de trains à haute vitesse. Il est même possible qu’il soit l’un et l’autre soient devenus désuets.

Alors, prenons du recul et rêvons un peu.

Par un beau matin de juillet de l’année 2027, Serge , un talentueux entrepreneur amoureux de la campagne, est préoccupé: Confortablement installé dans son «Cocon Automobile Ultraléger Connectable» sur l’aire de décollage de son village rural du Perche.
Il attend avec impatience l’arrivée de son «Poly Web Drone» qu’une panne de réveil lui a fait commander en ligne, hélas un peu trop tard.
Il craint d être en retard à un rendez-vous important avec son client qui l’attend dans vingt minutes à près de Soissons, à 250 km de là.

Pourtant, il ne perd pas son temps: après quelques minutes de route au volant de son CAUC , un véhicule personnel biplace modulable qui ressemble à une goutte d’eau montée sur trois roues, il profite de l’attente sur l’aire de décollage pour répondre à ses premiers courriels de la journée, consulter la météo et les nouvelles tout en surveillant du coin de l’œil l’arrivée de son module de transport.

Justement le voilà: un léger bourdonnement trouble le calme de la campagne. Instantanément, une structure volante équipée de douze hélices mues par des moteurs électriques vient se positionner automatiquement au-dessus de lui.

En un clin d’œil, le CAUC et le PWD échangent les indispensables informations de sécurité, d’arbitrage des réserves des deux batteries puis après la prise en compte des paramètres météo/vitesse des vents, valident la suggestion d’itinéraire prévue par Serge et le « clac! » caractéristique indique que le couplage est effectué et validé par l’algorithme de compatibilité.

Le nouveau véhicule ainsi constitué de sa voilure et de sa cabine décolle à la verticale en mode autonome pour rejoindre, 2000 m plus haut, le couloir aérien qui contourne Paris par le sud.

Serge se détend un peu: l’aéronef ne nécessitant aucune intervention de sa part il décide de s’accorder quelques minutes de rêverie en admirant le paysage que le soleil qui se lève derrière lui éclaire d’une douce lumière matinale.
Comme il a choisi de voler dans la même partie du convoi aérien que ses voisins percherons, il échange avec eux, bien visibles à travers la bulle de la verrière qui l’entoure, des saluts amicaux automatiquement relayés sur son tableau de bord tactile. Le spectacle des autres cocons est amusant: certains sont personnalisés par leurs propriétaires, d’autres modèles inconnus de lui, ont visiblement fait l’objet d’une commande spéciale: quel festival de créativité!
Il goute tout spécialement le spectacle des aéronefs Amazon dont la trappe arrière s’ouvre fréquemment pour larguer des sous-drones guidés automatiquement vers les pavillons des clients de la multinationale.

Fantasme sans doute…. Fantasme peut-être… Mais, rappelons-nous par exemple, qu’il y a vingt ans seulement, l’idée de pouvoir regarder la télévision sur un appareil portable personnel abordable à peine plus grand qu’un paquet de cigarettes, faisait sourire plus d’une personne raisonnable …

En réalité, les technologies nécessaires à la création d’une « toile » (d’où le nom de Poly Web Drone) de couloirs aériens accessibles via des bases de décollage situées à intervalles réguliers sur tout le territoire, existent déjà.

Le Volocopter VC200 de la start-up E-volo à Karlshrue, est capable de transporter des passagers sans pilote.

Le vol de plusieurs appareils groupés dans un couloir aérien n’a rien d’un rêve, il suffit pour s’en convaincre de visionner les saisissantes vidéos de ballets synchronisés de drones publiées par l’université de Pennsylvanie.

Parlons maintenant du Cocon Automobile Ultraléger Connectable: Il s’agirait tout simplement d’une automobile de nouvelle génération capable, via lune platine orientable située sur son toit, de s’arrimer à un drone standardisé qui la transformerait en aéronef: On sort de son garage au volant de son CAUC, puis, après avoir vaqué à ses occupations, il suffit de se rendre sur l’aire de décollage et, après couplage des deux systèmes, en avant pour la troisième dimension !

Bien entendu, une «aile» activable par extracteur pyrotechnique servirait de parachute de secours et transformerait le cocon en planeur ultra léger si le pilote (ou conducteur) décide de quitter le PWD et de se poser à sa guise de manière autonome comme le fait couramment un para-moteur à chariot.

Pourquoi des couloirs aériens maintenant?
Tout simplement parce que le niveau des nuisances doit être admissible : une prolifération anarchique d’aéronefs n’est pas envisageable, par contre une file serpentiforme et homogène d’appareils située à haute altitude serait moins dérangeante et polluante que nos actuelles autoroutes.

Pour rejoindre ce convoi quelques secondes suffisent : il suffit pour s’en convaincre de voir la vitesse ascensionnelle d’un simple appareil DJI Phantom commercialisé aujourd’hui pour environ1000€

N’avons nous pas, ici, une base de réflexion amusante?

Alors… on commence quand ?

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