#JournéeDelAir Jour J ! et #JournéeSansVoiture J-4

Les pays du sud de l’Europe ne sont pas épargnés par les problèmes de #pollution liés au trafic automobile. En Italie, Milan est l’une des villes les plus polluées du continent ; en Espagne Barcelone comme Madrid en souffrent également. Toutes trois se sont donc lancées dans des politiques de réduction de la place de la voiture individuelle en vue d’en faire baisser les conséquences particulièrement néfastes sur le plan sanitaire ; des politiques qui portent une transformation radicale de la manière de concevoir la ville et qui, là encore, témoignent d’une vraie prise de conscience des grands centres urbains mondiaux.

Milan a développé de larges zones piétonnes interdites à la circulation automobile. En outre un péage urbain mis en place en janvier 2007 et élargi en 2011, combiné à une zone de faibles émissions puisque pénalisant les véhicules les plus polluants, a permis une réduction du trafic routier de 28%, une augmentation de la fréquentation des bus et tram de 6,9% et 4,1%, une hausse de la part des véhicules propres de 9,6% à 16,6% de la flotte et une réduction des émissions de PM10 de 10% et de CO2 de 35% entre 2011 et 2014, année durant laquelle la Ville a reçu le prix de la meilleure réalisation, remis par le Forum international des transports. Ces politiques sont d’ailleurs en cours d’expansion, de nouvelles zones piétonnes sont en train de voir le jour.

A Madrid — dont le centre-ville compte déjà, depuis plusieurs années, rues et places piétonisées — l’actuel Plan de mobilité durable comprend notamment la piétonisation totale ou partielle de 24 de ses principales rues, l’instauration de nouvelles amendes pour les conducteurs récalcitrants, la hausse des tarifs de stationnement pour les voitures les plus polluantes. La végétalisation de la ville est développée, ainsi qu’un système de vélos en libre service et de pistes cyclables.

Dans l’agglomération barcelonaise, où la pollution de l’air provoque 3500 décès chaque année (pour une population de 3.2 millions de personnes), où le trafic automobile est également à l’origine de considérables nuisances sonores (61% des Barcelonais vivent dans des zones où le niveau de bruits excède les normes légales) et où diverses études ont également pointé le nombre d’accidents de la route ou les conséquences de la sédentarité sur la santé des habitants, la ville a adopté un plan d’urbanisme qui doit changer radicalement l’organisation, et l’utilisation, de ses rues. Un très grand nombre d’entre elles seront piétonisées ou transformées en zone de rencontre, à l’intérieur de “superblocks” regroupant plusieurs pâtées de maisons et devant fonctionner comme autant de petites villes, de manière à abaisser le trafic de 21% en deux ans. 300 km de pistes cyclables seront également construits (contre 100km aujourd’hui) et la végétalisation de la ville sera accentuée.

Plus de détails et d’exemples sur la carte ci-dessous

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