Christophe Dercamp, directeur BIOVISION

« Biovision : une approche de plus en plus participative »

Comment positionnez-vous aujourd’hui Biovision ?

Biovision évolue pour rester au plus près des préoccupations de notre écosystème.

Dès 2013, pour la 8ème édition, nous nous avons donné priorité à l’action, nous avons choisi de mettre en valeur les solutions, nous nous sommes tournés vers le citoyen.

La création des parcours Biovision Catalyzer et Investor Conférence en sont un exemple, comme le témoignent les enjeux et priorités de nos porteurs de projet.

Avec le nouveau format de Prospective, nous décidons d’aller plus loin pour accompagner les débats futurs dans les politiques de santé. Biovision est à la fois un outil au service des acteurs des sciences de la vie et un lieu de rassemblement. Ce Forum se doit de poser les bonnes questions pour faire avancer les projets, il a un rôle de facilitateur.

Pour chacune des 4 thématiques un véritable parcours est construit selon un canevas commun. Quelle est la genèse de cette organisation et surtout l’efficacité recherchée?

Biovision s’inscrit dans une démarche plus participative, c’est le sens de cette nouvelle organisation en deux étapes clés :

Pour chacune des 4 grandes thématiques proposées se tient au préalable un workshop d’experts organisé par nos partenaires avec des intervenants dédiés en prise avec les enjeux identifiés. Puis vient la plénière qui fait réagir sur la synthèse de l’atelier les Key Opinion Leaders avec l’ambition d’aboutir à un document partagé par l’ensemble des partenaires et personnalités publiques et privées.

C’est l’expérience réussie sur Biovision en 2015 qui a fait la preuve du concept. La tenue d’un workshop co-organisé par CoReVac et Aviesan sur les Vaccins du futur a conduit à la rédaction de Minutes qui ont alimenté le Meeting CoReVac en décembre 2015, dont les conclusions serviront de base à la réflexion lors du prochain workshop Vaccins du futur prévu sur Biovision 2016, avec en ligne de mire un appel à l’action concret.

La réflexion pour le parcours Médecine & Humanités est en revanche moins avancé et l’objectif plus raisonnable sera davantage de réunir un réseau d’experts que d’aboutir véritablement à une action spécifique. Ce parcours travaillé avec l’Université de Lyon s’inscrit dans un projet plus vaste en partenariat avec les Universités de Lyon, Shanghaï et Ottawa pour créer un module pédagogique commun autour de ces questions. L’idée étant de donner le même cadre à des étudiants d’origines géographiques différentes pour se soigner de manière similaire.

Concernant le parcours Prévention du cancer, beaucoup ont conscience que les facteurs environnementaux jouent un rôle important et donc que la prévention primaire est capitale. Ici pas de grande annonce scientifique, mais en revanche plusieurs objectifs, celui de faciliter les échanges entre la diversité des partenaires, de rappeler les bonnes pratiques pour vieillir en bonne santé, et parvenir à mettre en application les recommandations. En effet, tout le monde sait ce qu’il faut faire …mais le message ne passe pas !

Quels sont les publics visés par Biovision et quel est son rayonnement?

Biovision réunit les acteurs de l’ensemble de la chaîne de valeur (de la recherche fondamentale jusqu’au financement des projets) et n’est rattaché à aucun lobby. Outre aux participants représentant le monde académique, industriel, politique et économique, Biovision s’ouvre au grand public lors d’une soirée thématique sur la Prévention du cancer.

Si Biovision construit le cadre, les contenus sont travaillés par les partenaires, tout à fait parties prenantes ; la restitution est organisée en fonction de chacun des workshops et la scénographie des plénières s’ajuste au dernier moment avec dialogues, lectures, stand-ups selon la nécessité. Une seule contrainte : que chacun puisse s’exprimer et participer à la construction. Nous souhaitons nous ancrer dans l’histoire des Sciences de la Vie et Biovision 2017 se bâtira sur le socle des résultats de 2016. Pour les 4 parties prenantes, le réseau est indispensable pour progresser car il s’agit d’aborder les bonnes thématiques au bon moment. Si nous voulons trouver les bonnes réponses il nous faut au préalable réfléchir aux bonnes questions. Biovision veut persister, il doit être au plus près de l’actualité, au cœur des enjeux, servir les intérêts de nos soutiens et participer à la vivacité de l’écosystème.

Quels sont vos vœux pour cette 11ème édition de Biovision?

Biovision est ancré dans l’international depuis ses premiers pas, il s’est imposé comme un lieu d’échange et de rayonnement, il se tourne aujourd’hui sur des propositions concrètes.

Cette nouvelle édition a été conçue pour tenir la promesse ! Nous y serons très attentifs.

* Propos recueillis par Nathaly Mermet pour la Fondation pour l’Université de Lyon / Biovision 2016

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