Transformez votre stress en énergie positive !

“Je suis sous l’eau”, “Le boulot me stresse en ce moment”, “Mon boss me fout la pression sur ce dossier” … autant de phrases que l’on entend tous les jours. Le stress nous occupe au quotidien, et nombreux sont ceux qui souhaitent trouver des méthodes pour le faire diminuer.

En témoigne le succès rencontré par le petit déjeuner organisé mardi 19 février 2019, par Bloom at Work et Medoucine. Une soixantaine de participants étaient au rendez-vous à la Station F. Voici ce que nous retiendrons de ce petit déjeuner, riche en partage et conseils pratiques.

Le stress au travail : les chiffres et les réalités

Selon une étude menée par OpinionWay fin 2017, près de 9 français sur 10 ressentent du stress. 10% s’estiment “très stressés”, 40% “assez stressés”, 38% se disent “peu stressés” et seulement 11% “pas du tout stressés”. Le stress serait aussi plus important chez les femmes (60% contre 38% pour les hommes) et chez les jeunes (57% pour les 25 à 34 ans contre 42% chez les 65 ans et plus).

Par ailleurs, la cause la plus importante du stress s’avère être liée au travail (à 36%) contre 35% pour les problèmes financiers et 33% pour la vie personnelle.

Enfin, le stress au travail a un véritable coût pour l’entreprise : un collaborateur stressé va en effet être moins productif, moins créatif, moins enclin à innover et prendre des risques, voire même dans des situations plus extrêmes : malade et absent. En France, on estime à 17,2 le nombre de jours d’absence d’un salarié dans l’entreprise. Cet absentéisme représente un coût de 108 milliards d’euros par an, soit le budget du ministère de l’éducation nationale !

Quand on parle de stress… de quoi s’agit-il exactement ?

Selon Lazarus et Folkman, 1984, «le stress psychologique au travail est une réponse de l’individu devant les exigences d‘une situation pour laquelle il doute de disposer des ressources nécessaires pour y faire face». En fait, le stress naît quand l’écart entre les challenges à affronter et la perception de nos capacités pour les relever est trop important. Autrement dit : on est stressé quand on a l’impression que l’on ne va pas y arriver.

Pour aller plus loin, on peut distinguer 2 types de stress : le “stress aigu” et le “stress chronique”. L’état de stress aigu correspond aux réactions de notre organisme quand nous faisons face à une menace ou un enjeu ponctuel (une situation inattendue, une prise de parole en public…). Quand la situation prend fin, les symptômes de stress s’arrêtent peu après. Le stress chronique cependant, est une réponse de notre corps à une situation de stress qui s’installe dans la durée : tous les jours au travail, nous avons ainsi l’impression que ce que l’on nous demande dans le cadre professionnel excède nos capacités, et cela a des effets néfastes sur notre santé.

Si nous faisons tous régulièrement face à des situations de stress aigu, l’enjeu est de ne jamais le laisser basculer dans un état de stress chronique, bien que la limite entre les deux soit particulièrement fragile.

Comment transformer un état de stress en énergie positive ?

Pour Charles de Fréminville, CEO de Bloom at Work, il existe une méthode en 3 temps pour gérer une situation de stress :

  • D’abord, être en mesure d’identifier le “signal d’alerte” : avoir un moyen de déceler les signaux faibles d’un état de stress au sein d’une équipe ou sur un projet. “Lorsque nous avons dû faire face en septembre dernier à un pic d’activité très important, le fait d’utiliser les sondages Bloom at work en interne nous a permis de réaliser que quelque chose n’allait pas et que le sentiment était partagé par l’ensemble de l’équipe” explique Charles.
  • Il faut ensuite faire une pause : une fois la situation de stress détectée, il faut savoir dire stop et prendre le temps de tout remettre à plat. “Pour nous, cela est passé par un moment d’échange avec tous les collaborateurs, de manière très ouverte et bienveillante. Chacun a pu exprimer ses frustrations et ses idées de solutions pour se sentir mieux… nous sommes ressortis de cet échange instantanément soulagés par le dialogue et l’écoute du groupe. Nous avons aussi fait une pause avec une séance de méditation en marchant”.
  • Enfin, il faut définir un plan d’action. Une fois le diagnostic posé et approuvé par tous, il faut définir une série d’actions à mettre en place pour pouvoir gérer le post pic de stress, et surtout, le prochain à venir. Cela peut passer par la refonte de certains processus, une meilleure communication en interne, la désignation d’un CSO “chief stress officer” chargé de tirer la sonnette d’alarme quand nécessaire, ou encore par la possibilité de faire du télétravail dans ces périodes intenses d’activités.

Solange Arnaud, CEO de Medoucine, nous a aussi partagé un retour d’expérience dans une grande entreprise où une équipe traversait un contexte particulièrement stressant. Sous pression, stressés et fatigués, les collaborateurs attendaient un CODIR crucial et décisif pour la suite de leur projet.

L’objectif de l’intervention était, dans une période de temps extrêmement courte (2h sur une pause déjeuner) et en attendant les retours du CODIR, de faire diminuer le stress des équipes et leur influer une dynamique positive.

L’expérience s’est déroulée en 3 temps forts :

  • Un temps de relaxation, avec des exercices de respirations — la base pour poser un cadre serein et faire redescendre la pression de l’équipe
  • Un temps de représentation graphique individuelle de son stress (grâce à une technique d’art thérapie) : ce processus a permis à chacun d’externaliser son stress et de partager avec les autres de manière informelle et conviviale
  • Un temps de “libération du stress” grâce à une session d’EFT : Emotional Freedom Technique (pratique inspirée de l’acupuncture).

Cette intervention a permis en un temps record de réduire le stress et rebasculer les équipes dans une énergie positive pour la suite du projet.

En conclusion, ce que l’on retiendra surtout, c’est que la meilleure manière de soulager un état de stress, c’est de commencer par en parler.

Une recommandation confirmée par les chiffres de Bloom at Work qui sonde chaque semaine plus de 10 000 collaborateurs à travers le monde. Lorsqu’on leur pose la question “Un truc simple que vous proposeriez pour baisser le niveau de stress au sein de votre entreprise ?”, ils sont plus d’un tiers à évoquer “une meilleure communication” ou “plus d’écoute” comme principale solution.