Quand la jeunesse montpellieraine réagit aux rumeurs des réseaux sociaux
Alors que le monde entier découvrait les attaques terroristes commanditées par l’État islamique, sur Paris vendredi 13 novembre, de multiples rumeurs, vont affluer sur les réseaux sociaux. Au même moment Montpellier, métropole héraultaise va être très largement touchée par ces publications infondées. Un mois après la tragédie Parisienne, chacun a repris le cours de sa vie, mais qu’en est-il de l’image de ces réseaux sociaux après avoir été relais de ces intox ? Comment les jeunes si friands de ces nouveaux médias ont-ils vécu ces fausses informations ?

« Montpellier est en alerte rouge », « le commissariat de police et les pompiers auraient reçu des menaces terroristes », « Ne sortez pas après 20 heures, n’allez pas au marché de Noel… » « agressions aux couteaux dans le quartier Observatoire à Montpellier… » Ces publications ont largement alimentées la peur à la suite de l’attaque de la capitale.

Presque 4 semaines après les attentats, la plus part des jeunes interrogés disent ne pas avoir cru aux « HOAX » (fausses rumeurs) qui ont touché la région de Montpellier .Certains restent quand même très énervés, en témoigne la vive réaction de Lou, 19 ans étudiante en licence de droit : « Ces fausses rumeurs énervent parce que tu te dis qu’on est en temps de guerre, en temps de crise et les gens ne pensent qu’à inventer des trucs pour faire plus de likes sur le malheurs des autres ».
D’autre comme Nicolas 19 ans, étudiant en BTS commerce international, raconte leur incompréhension : « Je trouve cela absurde car tout le monde a peur et ça ne sert à rien d’en rajouter surtout si c’est faux. 2 heures après les attentats j’ai vu ces fausses rumeurs sur les réseaux sociaux. Elles paraissaient possibles dans le contexte mais vu que ce n’était pas confirmé, je me suis interdit de partager l’information au cas où... »
Clara étudiante de 18 ans en communication, est elle, plus indécise quant à la vérité ou non de ces rumeurs : « Sur Montpellier je pense qu’il y a des choses qui ont été vraies, et des choses fausses, après il faut savoir faire la part des choses mais je pense que tout n’a pas été mensonge. » Et de continuer de s’expliquer : « J’ai une amie dont la mère de son copain est amie avec des pompiers de Montpellier et apparemment ils auraient vraiment reçu des menaces. C’est pour çà que je pense que oui des menaces ont bien été reçues par le maire , les policiers et les pompiers mais ils ont démenti l’info pour ne pas effrayer la population. En temps de guerre et de crise il ne faut pas effrayer les gens, il ne faut pas leur faire peur. ». Elle termine enfin avec une phrase pleine de sens : « Il y aura toujours des cons partout et ces cons là faut les laisser de côté. Pour continuer à vivre il faut voter”
En ce qui concerne les réseaux sociaux, les jeunes se rejoignent en grande majorité pour dire que Twitter mais surtout Facebook n’ont aucune crédibilité en matière de relais d’information. Les étudiants préfèrent, en effet, suivre l’actualité à la télévision ou sur les pages internet de médias traditionnels. C’est ainsi que Juliette, étudiante de 18 ans à la faculté de droit affirme « Je n’ai jamais donné de crédibilité aux informations d’actualités sur les réseaux sociaux je me renseigne autrement, sur les sites internet du «Monde», « le Figaro », « Midi libre » et je pense que c’est mieux ».
Un mois après la mise en place de “l’état d’urgence” par François Hollande, alors que la menace terroriste est toujours bien présente la jeunesse se dit quand même plus prudente sans pour autant céder à la peur.
Camille Heurtebise-Garnier