Mes 3 conseils aux 12 nouvelles équipes incubées par Innovact

Voici les idées essentielles que j’ai partagées avec les entrepreneurs de la promo 2017 d’Innovact lors d’un évènement organisé au Centre de Vie Raymond Kopa du Stade de Reims.

  1. “Who’s the Boss ?”

Le premier point que je souhaitais aborder était la question du Leadership.

Il est capital qu’un des cofondateurs prenne le lead.

Il faut en discuter rapidement, avant les statuts et le pacte d’associés.

Il faut que le CEO soit majoritaire.

Il doit être choisi parce qu’il maîtrise parfaitement le domaine visé, ou parce que ses compétences sont celles dont la startup a le plus besoin.

Le CEO doit en outre receler un certain nombre de qualités : vision, communication, passion, intelligence, envie, compréhension, originalité, assurance, engagement…

Il est essentiel que l’autre ou les autres associés assument le rôle de seconds et se sentent à l’aise à cette place.

Il faut l’intégrer maintenant, car quand il y a aura 10 personnes dans la boîte, ce ne sera plus le moment d’avoir des états d’âme. On peut s’éclater dans un rôle de N°2, avoir des responsabilités, prendre des initiatives, surtout dans une startup dont on est cofondateur.

2) “La règle des 200K”

Le second point concernait la trésorerie :

Quand on y réfléchit c’est une règle qui s’applique à toutes les startups : une startup dont le produit ou le service a été mis sur le marché (donc une fois passée la phase de recherche de business model et de tests) doit budgeter 200K pour l’année.

La startup qui ne dépense pas 15K par mois ne fait pas assez d’efforts en R&D (produit) ou en marketing (service), ou ne se donne pas assez de moyens pour pénétrer son marché.

Il faut prendre en compte les faux frais (avocat, comptable, administratif, locaux…) qui une fois cumulés représentent des sommes importantes.

La chance : Innovact vous offre certaines prestas et vous permet d’aller chercher ces 200K sans lever de fonds. Privilégier BPI et prêt bancaire, voire BA, avant d’aller lever.

3) “Jamais plus de 3 mois”.

Le troisième point évoquait les RH :

3 mois est le temps que met un salarié pour nous décevoir. Pourtant si on l’a recruté, c’est qu’il ou elle nous a séduit.

Vous avez déjà des cofounders avec qui vous allez rentrer dans une relation de long terme (pacte d’associés, bien prévoir les conditions de sortie).

Alors avec les salariés, il faut jouer la prudence au niveau contractuel. Privilégier CDI avec période d’essai de 3 mois renouvelable (si la convention de branche le permet), soit CDD pouvant déboucher sur un CDI. Mieux : le freelance, presta, auto-entrepreneur.

Cela n’empêche pas de donner des perspectives dès le début : “si ça marche, on pourra envisager tel ou tel avantage”.

Il y a de très bons stagiaires sur des durées de 3 à 6 mois. Ca reste le top pour commencer sur des missions opérationnelles.

Le meilleur salarié est celui dont la progression étonne au fil des mois, pas celui qui incarnait de grandes promesses quand on l’a embauché.