FabLab : Entre communauté et entreprenariat, une intersection au centre de la performance

L’innovation et la recherche sont des facteurs qui soutiennent et expliquent la croissance de long terme. Nous constatons que le développement d’outils technologiques permet de réaliser des prouesses inenvisageables il y a seulement 20 ans. En ce sens, la démocratisation d’instruments de production comme les imprimantes 3D notamment, tendent à libérer les forces créatrices et innovantes qui peuvent désormais émaner de tout un chacun. Chris Anderson, évangéliste du mouvement des Makers ainsi que du « Do It Yourself » (ndlr, « fait le par toi même ») considère même cette nouvelle étape dans l’innovation comme la 3ème révolution industrielle. A l’image de ce qu’Internet a apporté dans les années 2000, ces nouveaux instruments permettent de concrétiser des plans et des conceptions virtuelles, en objets réels et physiques. Il a toujours été possible de dessiner et d’imaginer des pièces ou des prototypes mais il est dorénavant facile de les usiner en petites séries. Il est important de comprendre en quoi ces espaces peuvent être d’une grande utilité pour nos sociétés. L’introduction d’innovations technologiques dans notre économie est aujourd’hui une question capitale à la croissance en Europe. Nous chercherons à déterminer dans ce court papier la place adéquate au fonctionnement optimal des ces espaces.

Entre un tissu d’acteurs individuels créatifs mais désordonné et un monde industriel parfaitement structuré dans lequel le poids de la hiérarchie et de l’administratif pèse, les Labs situés à l’intersection de ces deux univers dans la chaîne de l’innovation, pourraient être les plus performants.

Dans un premier temps nous définirons ce que sont les FabLabs et les tiers lieux en règle générale, puis nous nous intéresserons au modèle économique qui émane de ces espaces. Enfin nous montrerons que l’encastrement socio-technico-économique des Labs joue une importance primordiale sur leur niveau de performance.

1. Des espaces se sont ouverts depuis quelques années, aux Etats-Unis d’abord, puis partout dans le monde. Les makers, ont alors conçu et soutenu l’ouverture de lieux mettant à disposition les outils nécessaires à la réalisation de projets : ainsi sont nés les espaces de fabrication numérique. La communauté la plus représentée est celle des « FabLabs », avec près de 500 espaces à travers le monde. Ils répondent à la charte établie par le Massachusetts Institute of Technology et le Center for Bits and Atoms consortium aux Etats-Unis. Selon les concepts mis en avant par leur fondateur, Neil Gershenfeld, les FabLabs prônent un accès libre au grand public (sur certaines plages horaires), la documentation de tous les projets réalisés ainsi qu’un partage des connaissances entre ces membres. L’ensemble de ces règles de fonctionnement sont regroupées dans la charte des FabLabs et fixent non seulement les limites de leurs champs d’action mais aussi l’identité communautaire associée aux FabLabs. Les utilisateurs de ces espaces sont généralement sensibles aux problématiques liées à l’open source. En créant une véritable communauté, il est alors possible d’échanger, de reprendre les bases d’un ancien projet afin de l’améliorer, ou de se servir de projets conçus dans le monde entier pour les réinvestir ou les insérer dans des projets plus importants. La réplication de projets documentés en accès libre étant désormais possible à travers le monde, un procédé innovant créé sur un continent peut tout à fait apporter une réponse à l’autre bout du monde. La règle veut qu’en retour ces personnes rendent public leurs projets à leur tour afin d’apporter une nouvelle pierre à cet édifice.

Il existe bon nombre d’espaces qui fonctionnent autour de ces mêmes principes tels que les Makerspace, Hackerspace, voir même plus largement les espaces de Co-working, sans pour autant se reconnaître dans tous les critères énoncés dans la charte des FabLabs et demander leur labélisation.

A l’image des FabLabs, ces espaces perçoivent souvent le soutien des pouvoirs publics sans que le modèle économique de ces espaces ne soit pleinement garanti.

Un FabLab se fonde initialement sur la motivation d’une poignée de membres à concevoir un espace fonctionnel répondant à leurs propres besoins. Ainsi, le milieu associatif a souvent été l’élément préalable à la création des FabLabs. La somme de compétences des membres fondateurs de ces espaces est le principal atout à la créativité des lieux, puisque la transdisciplinarité et l’échange de savoir conduit à la résolution de bons nombres de problèmes techniques rencontrés lors des projets menés. L’importance du ou des Fabmanagers (personnes qui gèrent les FabLabs) est alors primordiale et conditionne l’attractivité et l’élargissement de la communauté qui fréquente le lieu.

Il est concevable de penser que plus le nombre d’utilisateurs sera grand, plus les compétences totales seront élevées et plus elles créeront une émulation et un cercle vertueux de projets innovants.

Cette réflexion nous amène à penser que la diversité des membres résulte de plusieurs facteurs, comme l’âge des utilisateurs, leurs catégories socio-professionnelles ou leurs passions autour de certaines thématiques. En effet, cette diversité de regard et de pratique ne peut être qu’une source d’amélioration des projets menés.

Pour regrouper ces personnes, il est nécessaire de trouver un lieu, un endroit physique, ou les membres ont l’occasion de se côtoyer. L’emplacement et la taille des Labs est un point important mais reste complexe à définir. L’installation des espaces s’effectue le plus généralement à la périphérie des villes où les prix au mètre carré sont bien moindre que dans le centre ville. La volonté des municipalités ou des régions qui poussent à créer des pôles regroupant les acteurs innovants peut parfois s’apparenter à un frein. En effet, bien que les externalités engendrées devraient être purement positives, la communication et les rencontres entre les membres des tiers-lieux, des entreprises et la communauté des makers ne sont souvent ni naturelles ni effectives.

Une localisation géographique centrale ne peut être considérée comme un moyen certain de stimuler le travail des acteurs de la zone et bien que les Labs doivent se situer à l’intersection de l’ensemble des forces innovantes pour gagner en efficacité, ce facteur ne peut constituer une réponse manifeste. La recherche d’un local, prémisse à toute ébauche d’une communauté, est souvent une étape difficile pour les membres fondateurs tant elle peut être chronophage et dénuée de résultats rapides.

La capacité des individus à apprendre et s’adapter à des nouveaux outils commence seulement à être testée puisque l’accélération du développement technologique est toujours croissante. Les imprimantes 3D, les fraiseuses numériques et autres logiciels de conception assistée par ordinateur font partis de cette évolution à laquelle les individus de demain seront coutumiers.

Néanmoins, le nombre d’équipements mis à disposition dans les Labs ne peut pas être à lui seul un facteur de réussite certain. Ces outils modernes ont cependant ce coté attractif qui suscite la curiosité des individus mais doit être en adéquation avec l’utilisation qu’en ont les membres. Dans une politique de minimisation des coûts, beaucoup de FabLabs fabriquent eux même leurs propres machines, en se servant de la communauté et des projets documentés trouvés sur Internet en open source. La mise en avant des caractéristiques de la communauté pour améliorer la qualité des équipements du Lab, renforce les liens entre les membres et peut aussi conduire à rencontrer d’autres individus du tissu créatif local.


Les FabLabs et les autres lieux de création sont actuellement en plein essor et profitent d’un effet de mode certain. Seulement, l’effet de lassitude caractéristique à toutes innovations s’applique aussi à ces espaces, et l’attention particulière portée par les gouvernements ne sera sans doute pas éternelle, les subventions qui en découlent non plus. Il est alors important pour ces Labs de définir un modèle économique stable.


2. Pour anticiper cet essoufflement, les Labs doivent parvenir à un équilibre économique en générant des revenus supérieurs ou au moins égaux aux coûts de fonctionnement auxquels ils doivent faire face. Cela nous amène à détailler les sources de financement de ces espaces.

A défaut d’être exhaustif, le financement public peut prendre la forme de subventions pécuniaires, d’aide à l’installation dans des locaux publiques, de rémunération ou de mise à disposition de personnels. Cette marque de soutien des pouvoirs publics montre aussi l’intérêt de ces lieux, en terme de formation et de sensibilisation du grand public au monde du numérique prenant une dimension toujours plus importante dans notre quotidien et dans l’ensemble de nos activités. Mais parfois ce ne sont aussi que des attributs d’une « ville intelligente » au service du marketing territorial.

D’un autre coté les entreprises, peu importe leur taille, peuvent contribuer au financement de ces espaces, soit par l’utilisation des infrastructures à des fins de prototypage, soit à des fins publicitaires, mais aussi pour avoir la possibilité d’échanger sur les difficultés, difficilement solvables en internes, rencontrées au cours de projets innovants.

La problématique liée à ces sources de financements externes est simple, elle impose une dépendance financière du Lab vis à vis d’autres agents, et engendre aussi certaines contreparties en échange.

L’autofinancement des structures est la clef du succès et de la longévité des FabLabs. Ainsi, la mise en place d’un système de cotisation, la réalisation d’ateliers thématiques pour ces membres ou pour des organisations extérieures basées sur la compréhension et la formation à l’utilisation des machines sont des méthodes déjà employées par beaucoup de Labs pour se rémunérer. La fréquentation de ces espaces ne permet cependant pas de générer des revenus suffisants pour perdurer et atteindre un modèle économique stable. Alors tous les autres moyens doivent être explorés.

Les campagnes de crowd-funding, les partenariats tel que le mécénat, mais aussi les dons sont des solutions envisagées mais ne restent viables qu’à court terme. La réalisation de prestations externes peut être un moyen d’utiliser la somme de compétences émanant des membres de la communauté, pour financer le Lab mais aussi se rapprocher des entreprises locales et de se faire connaître auprès d’elles.

L’importance de l’autofinancement des Labs met un peu plus en exergue notre propos. En effet, générer des revenus sera plus aisé pour ces espaces s’ils diversifient leurs relations et en devenant un maillon fort dans la chaîne de l’innovation.

Une des hypothèse les plus prometteuse serait de développer un projet propre au Lab (ou inter-Labs), répondant à un besoin industriel ou particulier très fort, afin de vendre un produit fini et capitaliser sur les fruits de ces ventes. Dans le cas d’une collaboration inter-Lab, la rémunération de chacun pourrait être proportionnelle à sa contribution en terme de documentation écrite apportée au projet. Cela pousserai les Labs à devoir travailler ensemble sur un projet concret afin de faire perdurer leurs lieux de création au travers du temps. Cela leurs permettrai aussi de remplir ce rôle d’intermédiaire entre l’industrie et les individus, implicite au fonctionnement optimal de leurs espaces. Notons que la philosophie open-source n’est aucunement contradictoire de cette dimension marchande des Labs. Le monde du logiciel open-source et des modèles économiques adossés aux services complémentaires est une piste qu’il faut, sans aucun doute, explorer.


La compréhension du fonctionnement des FabLabs et du modèle économique qui peut alors y être associé est une première étape nécessaire mais insuffisante pour caractériser ces espaces. En effet, ils tirent leur force de l’environnement dans lequel ils s’inscrivent.

Ainsi il est possible de définir trois niveaux qui permettent de caractériser et de classer les acteurs porteurs d’innovation dans un environnement local.


3. L’underground représente les Makers en tant qu’individus isolés et ce tissu difficilement quantifiable composé d’artistes, de créateurs, d’individus ayant une capacité toute particulière à trouver des idées et des concepts novateurs (ou de rupture). En un mot, ce sont des outsiders, des marginaux à l’esprit libéré. Ce premier niveau, est à l’image des électrons qui gravitent autour du noyau, un monde désordonné et difficilement définissable dans lequel le mouvement est perpétuel. Les individus qui le composent ont alors la volonté d’exprimer leur perception du monde et d’apporter des solutions aux problèmes existants. Leurs idées peuvent germées dans tous les domaines, qu’ils soient environnementaux, purement scientifiques, ou simplement des réponses pour les habitants à des problématiques quotidiennes et locales.

Les individus qui composent cette strate peuvent être nombreux et ne recherchent que très rarement des motivations purement financières. Dès lors, ils peuvent être perçus comme une somme de talents individuels, pouvant établir des relations informelles entre eux, notamment sur Internet ou au travers d’associations. La présence d’un underground diversifié et conséquent apporte une valeur inestimable à un territoire, puisqu’il pourra générer une émulation créatrice presque inépuisable au gré du flux d’entrée/sortie dans cette strate.

Le middleground représentera l’ensemble des lieux destinés à la rencontre d’individus isolés dans sa couche la plus inférieure mais aussi aux échanges entre des communautés créatives et des entreprises dans sa strate la plus haute. Il se caractérise donc par des lieux de création et d’expression. Ces espaces servent avant tout de lieux de rassemblement, de discussion et d’échange entre des individus venus de tous horizons. Ils agrègent des talents individuels et structurent des communautés. Peu importe la forme, la taille ou les activités proposées dans ces lieux, c’est la présence de compétences variées et la création de liens sociaux qui restent les principales caractéristiques de ces espaces. Une stratification de ce middleground est envisageable mais restera différente dans chaque ville ou région.

· Les tiers-lieux, qui ne sont ni tout à fait des bureaux ni tout à fait des domiciles comme peuvent l’être parfois, des bars, des cafés peuvent remplir ce rôle. Entendre ici, agréger et participer à la structuration d’une communauté. La mise en place de maison de quartier ou de lieux de rencontres physiques permettant aux habitants de se retrouver autour d’évènements est sans doute une autre étape. Certains espaces de fabrication numérique sont alors un support à la création d’une cohésion sociale et n’ont pas pour but des problématiques de performance ou d’innovation pure. Cependant, la volonté de créer et de regrouper les individus au sein d’une communauté n’empêchera en rien les individus de porter des projets innovants. La formation, l’échange de connaissance, le partage entre les membres et la convivialité seront alors les valeurs primordiales insufflées et prônées par ces FabLabs.

· Aussi, certains espaces auront une vocation plus diversifiée. L’esprit communautaire et le partage restent un principe de fonctionnement intangible, mais les moyens mis en œuvre et les motivations des adhérents y sont différentes. Des porteurs de projets, ayant une volonté de développer une idée ou un concept afin de parvenir à la réalisation de prototypes, voir de petites séries, viennent s’ajouter ou s’extraire de la simple communauté de partage trouvée dans les espaces décrits auparavant. Généralement, la part des horaires d’ouverture au grand public par rapport au nombre d’heure d’ouverture totale y est légèrement réduite pour permettre aux membres de se consacrer pleinement à leur projet, laissant libre l’utilisation des machines misent à disposition. Sans en faire une généralité, la mise en place de cotisation plus onéreuse y est souvent associée, le nombre d’heure d’utilisation des machines croissant avec l’augmentation de la taille ou du nombre de prototypes réalisés. C’est alors un point de rencontre, ouvert entre le monde de l’underground et les firmes environnantes qui maximise la créativité et la potentialité des Labs à produire des innovations de rupture, sociales ou technologiques, susceptibles d’intégrer et de peser sur le système économique dans sa globalité.

· Enfin, il existe des espaces, exclusivement réservés aux porteurs de projets ou aux entreprises. Cette communauté se caractérise par l’utilisation du lieu dans un cadre uniquement professionnel, où c’est la mise à disposition de moyens performants et fiables qui seront gage de succès pour le Lab. Dans ce cas, la charte des FabLabs peut ne plus être respectée, et la documentation des projets, ainsi que les valeurs de l’open source peuvent être moins présents. Ce type de Lab, représente l’étape la plus proche de la R&D classique réalisée par les entreprises traditionnelles. Certaines entreprises, faute d’intérêt à investir dans certaines machines, peuvent aussi trouver une utilité à ces espaces pour concevoir ou réaliser certaines pièces introuvables dans le commerce, ou limiter les coûts d’importation en réalisant elle même des petites séries d’objets sur place, au lieu de les importer de l’autre bout du monde. Elles peuvent aussi prototyper des design variés à moindre coût.

Nous constatons que le middleground, regroupe des espaces aux caractéristiques variées, aux buts parfois complémentaires mais aux structures répondant à des demandes d’individus diamétralement opposées. Ainsi la création de tels espaces, à la croisée de l’underground et de l’upperground est nécessaire pour faire perdurer la créativité des villes. Ils permettent aux individus de l’underground de se rencontrer, d’échanger et jouent un rôle de filtre face à l’ensemble des nouvelles idées qui émanent de la foule tout en permettant au Makers de mener leurs projets jusqu’à pouvoir entreprendre en créant leurs Start-Ups.

L’upperground est alors le dernier niveau que l’on décrira dans le parcours d’une idée à l’innovation au sein d’un territoire. Il regroupe des entreprises de toutes tailles qui doivent faire face à des problématiques de maximisation du profit sur des marchés de plus en plus concurrentiels. Peu importe les domaines dans lesquels ces entreprises se sont placées, le progrès technologique et les innovations peuvent apporter à leurs systèmes de production des avantages significatifs vis à vis de la concurrence.

En effet, dans toute entreprise, l’incorporation d’une technologie fonctionnelle mieux adaptée est un plus. Si les recherches effectuées en internes sont une source d’innovation, la réflexion des équipes au sein de ses vases clos aura tendance à s’essouffler avec le temps. A l’image de la politique mené par l’entreprise UbiSoft à Montréal au Canada, l’importance de s’imprégner des idées de l’underground est vitale pour conserver une fraicheur et un renouveau des produits proposés par l’entreprise, dans le secteur ultra-concurrentiel des jeux vidéo.

Ainsi, certaines entreprises préfèreront garder le secret complet sur leurs activités de recherche, par peur de perdre l’intégralité de l’avance fournis par le nouveau produit et des profits escomptés par la suite, dans le cas ou la concurrence viendrait à entrer sur le marché avant eux. Néanmoins, certaines entreprises ont compris l’importance et l’atout qu’elles pouvaient retirer de la créativité issus des individus de l’underground.

La solution la plus adéquate a alors été de financer la création et le fonctionnement de certains espaces du Middleground. C’est une manière pour ces entreprises d’externaliser une partie de leur R&D et d’essayer de capter les idées nouvelles qui émanent du mouvement des Makers. A l’image de ce que Ford a pu faire aux Etats-Unis, la création d’espaces soutenus par l’industrie, a permis d’apporter une certaines satisfaction aux parties engagées. En effet, les membres de ces espaces disposent d’outils performants et variés pour développer et réaliser des projets de qualités. Les entreprises sont aussi libres d’apporter des pièces ou des projets sur lesquels elles ont besoin d’avis critiques de la part de gens qualifiés qui ne sont pas des salariés de la marque et qui peuvent apporter un point de vu avisé et neutre sur le projet. Les espaces du Middleground qui établissent des liens étroits avec le monde industriel représenté dans l’Upperground ont tendance à perdre la créativité qui provient de la foule et de son mouvement perpétuel en s’éloignant de l’atmosphère bouillonnante des espaces de l’underground.


Nous avons détaillé les particularités qui font la force des laboratoires de fabrications numériques et des espaces de création mais aussi montré que leur pérennité passera par l’établissement d’un modèle économique stable et le développement de l’autofinancement. Même si certains espaces sont plus performants en terme d’innovation, il faut garder à l’esprit que le processus d’innovation se compose de plusieurs strates, qui fonctionnent et interagissent ensembles, comme chaque écosystème. Si l’une d’entre elles venait à disparaître, c’est l’ensemble du processus à l’échelle locale qui s’en trouvera affecté.

C’est l’ensemble de cette mécanique complexe qui constitue un projet de recherche sur la viabilité et la performance des FabLabs que nous menons à l’Université de Rennes 1 (CREM-CNRS).


Si vous êtes fabmanager et désirez participer à notre enquête, suivez ce lien.


Charles Hamon - Assistant de recherche - Université Rennes 1 - CREM
Raphaël Suire - Professeur à l’Université Rennes 1 - CREM - CNRS
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