La CAN des Caïds

La 31ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football aura lieu du 14 janvier au 5 février 2017 au Gabon. Cet événement sportif qui porte une attention singulière sur le continent africain a le mérite de susciter engouement, passion et ferveur populaire. Pourtant, cette édition que le Gabon organise semble ne pas recevoir l’adhésion de tous.

CAF

Il n’est pas nécessaire pour moi de revenir sur ce que nous savons tous : un contexte socio-politique morose, une crise qui s’accentue et une légitimité du pouvoir à minima, bref un cocktail que certains qualifient d’hécatombe avec pour slogan NO CAN (…)

Aidez-moi à comprendre : en 2012, le Gabon co-organisait la compétition avec la Guinée-Équatoriale le prix des billets du premier tour de la compétition variait de 5 000 F CFA à 30 000 F CFA, tandis que pour 2017 le prix varie de 500 à 40 000 F CFA…. Sur quel critère, ces prix sont fixés ? La CAN n’est-elle rentable qu’en co-organisation ? Pour une population de 1.800.000 habitants (il paraît), quel serai le bénéficie d’une telle opération sportive (estimée à près de 400 milliards de francs CFA) ?

Je ne reviendrais pas sur la vitesse à laquelle on a construit nos stades, j’exigerais que cette même précipitation hante les esprits de nos dirigeants pour la construction d’écoles, de structure de santé, brefs de développement des infrastructures d’utilité publique.

Le NO CAN, CAN NOT, CAN OUT etc… ces slogans nés de la frustration du peuple à boycotter la compétition bourdonnent dans ma tête. Le boycott aurait été plus efficace (à mon avis) lors du dépôt de candidatures du Gabon pour l’organisation de cette compétition… Y avais là, un vrai tapage médiatique à faire !

Le citoyen que je suis demandera (via une campagne médiatique) les COMPTES DE CETTE CAN 2017. C’est notre Droit.

Les caïds ont décidé de l’organiser, de distribuer les billets pour remplir les stades (je note). Je prends plaisir d’attendre la fin de la compétition pour demander des comptes !

Bonne CAN OH !