L’ère des licornes
Constat étonnant : les start-up les plus en vue dans la Silicon Valley ciblent, dans leur majorité, le secteur logistique en tentant de transporter des biens, services ou personnes de manière rapide et performante (sur le plan des coûts) d’un endroit à l’autre. C’est l’analyse que l’on peut lire dans l’un des derniers numéros du magazine Vanity Fair sous la plume du journaliste américain Nick Bilton.
Nick Bilton a dressé une liste d’exemples plutôt impressionnante : Uber, Lyft, Sidecar, Luxe, Amazon Fresh, Google Express, TaskRabbit, Postmates, Instacart, SpoonRocket, Caviar, DoorDash, Munchery, Sprig, Washio et Shyp. Selon l’auteur, ces jeunes entreprises partagent donc la volonté d’appliquer, de manière moderne et raffinée, le modèle qui a fait le succès de Domino’s Pizza et de Pizza Hut, qui promettaient il y a plusieurs années déjà de vous apporter chez vous, dans les 30 minutes, une pizza tout droit sortie du four.

Ces start-up ont un autre point commun : on leur prédit un grand avenir. À tel point qu’elles ont déjà constitué pour la plupart une valeur de marché d’un milliard de dollars ou plus en très peu de temps. Dans la Silicon Valley, ces jeunes entreprises milliardaires sont appelées les « unicorns » (licornes).
IT is key in Silicon Valley. L’adage s’applique également à la jeune génération d’entreprises technologiques qui investissent le terrain de la logistique. CityDepot ne peut que s’en réjouir : nous travaillons continuellement à un système informatique hyper performant qui communique sans erreur avec les systèmes informatiques les plus divers de tous nos clients et partenaires. CityDepot est en quelque sorte une plateforme sur laquelle nous invitons d’autres entreprises du secteur logistique et du secteur des services à collaborer. Les technologies de l’information permettent de nouer une telle collaboration.
L’article du Vanity Fair pose en réalité la question suivante : l’industrie de l’Internet ne doit-elle pas craindre une nouvelle bulle financière ? Le nombre de « licornes » opérant dans la Silicon Valley a progressé si fortement qu’il en inquiète plus d’un. Les critiques voient surgir des start-up qui engrangent des millions de dollars en capital à risque mais n’ont aucun plan pour rentabiliser leur projet. De jeunes programmeurs et ingénieurs reçoivent de plantureux salaires (en 2013, en moyenne 196 000 dollars par an), parfois complétés par quelques millions en actions. Des stagiaires y gagnent parfois 7 000 dollars par mois.
Les États-Unis offrent un climat très favorable aux investisseurs. Ce qui fait défaut dans nos contrées. Ce n’est pas un hasard si Facebook et Google sont des entreprises américaines. Le revers de la médaille est que les entrepreneurs et investisseurs ont parfois tendance à déborder d’enthousiasme. Avec tous les dangers que cela comporte. CityDepot veut, tout comme les start-up de la Silicon Valley susmentionnées, changer mais aussi améliorer le monde. Pour ce faire, l’informatique et la technologie sont incontournables. Mais un bel avenir est surtout un avenir durable : sur le plan écologique, économique et social. Un aspect essentiel à ne pas perdre de vue…