Quatre choses que j’aurais voulu me dire à 18 ans

On est riche que du temps dont l’on dispose.

Bien que cela ne fasse pas encore 10 ans, il y a de nombreuses choses que je souhaiterais transmettre à mon moi-même de 18 ans. Pourtant, je ne peux me plaindre de ce que j’ai vécu pendant ces années, j’ai habité dans différents endroits à travers la planète, j’ai eu des opportunités de création riches d’expériences. Cependant, il y a toujours des points dont on aurait voulu connaître la valeur plus tôt, et je suis convaincu que nombreux se reconnaîtront sur cet écrit.

De l’éducation

Un point des plus importants, c’est de ne pas profiter pleinement du système éducatif. Que l’on fasse n’importe quelles études, l’ambiance générale ressemble à “pourvu que ça finisse”, “vivement la pause-café”, “j’aurais préféré être dans mon lit” plutôt que d’avoir une curiosité réelle sur notre activité. Cela vous semble familier n’est-ce pas?

Cette curiosité, nous l’avons en nous, mais elle ne veut pas se déclencher par je ne sais quel mécanisme, peut-être que l’on est trop “cool” pour participer en classe ou pour finir, voire approfondir les éléments de son cours. On ressent le besoin de subir ces cours alors que pour l’essentiel de la population, vous avez choisi d’étudier et plus particulièrement vous avez choisi le sujet de vos études. C’est bien dommage, car c’est à ce moment-là que votre potentiel peut se révéler, soyez pleinement impliqué dans ce que vous faites, même dans les études. Cette énergie, vous l’avez, que ce soit pour d’autres projets ou pour des activités sportives par exemple. Sachant que vous avez choisi ces études, vous devez être motivé et placé votre énergie pour maximiser ce temps sur les bancs des universités. Si vous ne pouvez pas, il est encore temps de changer de champ d’études et de ce remettre en question.

De l’arrogance

J’aimerais parler ici de l’arrogance, ou plutôt d’un excès de confiance, qui fait que l’on sous-estime ce que peut nous apporter l’autre, et dans la continuité de l’éducation, de ce que peut nous apporter les professeurs. Je passe une bonne partie de mon temps libre à chercher des personnes qui m’inspirent, des personnes auxquelles je peux prendre conseil.

Ces personnes, nous les avions sous notre nez depuis le début, nos premiers mentors, après nos parents, devraient être nos professeurs. De fait, cette personne connaît plus de choses que nous, c’est d’ailleurs son métier de nous transmettre son savoir. Cependant, cet excès de confiance, et j’en fus la première victime, fait que l’on préfère défier le savoir et la compétence de cette personne, directement ou non. Ce fut une énorme perte de temps pour moi, car j’aurais pu acquérir un savoir-faire beaucoup plus tôt, et par-dessus tout j’ai perdu l’occasion d’avoir un mentor pour une vie entière.

Sur l’arrogance, nous pouvons ajouter un autre élément, et ce dernier est propre à la francophonie. Cette fierté de la langue, héritée de nos parents et grands-parents, qui supporte mal que tous les mots deviennent anglais, a provoqué dans ma jeunesse une certaine fierté du français et par conséquent un manque de volonté d’apprendre l’anglais et ce jusqu’à ces dernières années. Si la version antérieur de moi-même savait, que moins de 10 ans après, l’anglais est devenue ma première langue au détriment du français. Non pas que je rejette la langue de Molière, loin de là, mais c’est l’anglais qui me fournit le plus de support d’informations, de ce fait je l’utilise beaucoup plus souvent que le français.

Je ne remercierai jamais assez, à ce propos, mes amis du nord de l’Europe, qui ont eu la patience, la bonté et la curiosité de m’apporter le déclic dont j’avais besoin pour cette langue. Il faut savoir ranger sa fierté, devenir humble et commencer à apprendre. A présent je suis passionné par la maîtrise de nouvelles langues et de nouvelles cultures. Je me suis mis par exemple il y a peu à l’allemand ! Quoi ?!

Du divertissement

Un point avec lequel je me serais fâché avec ma version de 18 ans, c’est certain, mais passé son temps dans les jeux vidéo n’a rien de constructif sur le long terme. Du moins il y en a peu et pour être franc, il y en a encore moins avec la télévision (on pourrait dire aussi la même chose des réseaux sociaux..). Lire un bon livre de non-fiction par exemple peut vous apporter beaucoup, surtout car c’est cumulatif. Si vous ne l’avez jamais visionné je vous conseille de regarder la présentation TedX de Tai Lopez où il explique pourquoi il lit un livre par jour (je n’y arrive toujours pas d’ailleurs!!). Et pour ceux qui lisent déjà beaucoup, pensez à sortir à vous divertir, en privilégiant les loisirs “sociaux”, ce sont de loin ceux qui vous apporteront le plus d’émotions, que l’on soit introverti ou non, cela ne peut pas nous faire de mal.

De la responsabilité

Un élément que j’ai vraiment découvert au sein du livre de MJ de Marco : The Millionaire Fastlane est la responsabilité que l’on a sur notre vie. Tel un coup que l’on prend dans l’estomac, ce qu’il décrit dans ce passage est concret et plein de sens. Nous sommes responsables de ce qu’il nous arrive, et nous nous apitoyons sur notre sort beaucoup trop facilement (je suis le premier à le faire). C’est abandonner de dire que nous ne pouvons rien faire sur notre situation, alors que si nous en sommes là, c’est de notre responsabilité et c’est de notre responsabilité de faire en sorte que la situation change. Je ne dis pas que nous avons choisi la situation, mais c’est une conséquence de nos actions. Tel un électrochoc, se rendre compte de ce point est important, car nous nous rendons compte de l’importance de chaque action et c’est un moteur de motivation impressionnant. Après m’être rendu compte de cela, je sais pourquoi j’entreprends une activité et en sachant pourquoi je le fais, je suis motivé à le faire et à bien le faire: Je trouve l’intérêt dans ce que je fais.

Originalement publié sur themorningworker.com

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