Comment profiter de l’arrivée d’Amazon Echo en Europe ?

(Ce billet a initialement été partagé lundi dans ma newsletter hebdomadaire)

“Alexa, quel temps fait-il ?”
“Il pleut”
“Dans ce cas Alexa, commande-moi un Uber”

Si vous avez surement compris que cet échange très réel a eu lieu avec une intelligence artificielle, il s’agit non pas du Siri d’Apple ou de Google Now mais plutôt d’Alexa, l’assistant(e) virtuel(le) intégré(e) dans l’Amazon Echo.

L’Amazon Echo, un haut-parleur cylindrique à commande vocale, a quelque chose du succès surprise aux États-Unis, avec des ventes avoisinant les trois millions d’unités depuis son lancement en juin 2015, récoltant au passage des critiques dithyrambiques. Avec l’annonce du lancement d’Echo au Royaume-Uni et en Allemagne (et sa déclinaison Echo dot), c’est maintenant au tour de l’Europe de découvrir ce produit pas comme les autres.

Mais en fait, Amazon Echo, c’est quoi ?

Lancé comme un assistant personnel polyvalent intégré dans un haut-parleur, l’Echo pouvait initialement répondre à des questions généralistes, diffuser de la musique, lire des livres audio ou encore fournir des informations courantes, comme les résultats sportifs, la météo ou l’état du trafic.

Le produit a ensuite évolué pour devenir une interface de pilotage de la maison connectée permettant aux utilisateurs de contrôler l’éclairage ou encore le thermostat, tandis que d’autres entreprises se sont greffés à l’Echo pour offrir des “compétences” connectées à leurs propres services. Des milliers de compétences sont déjà intégrées à l’Echo permettant notamment de commander une voiture sur Uber, une pizza chez Domino’s ou de rechercher un vol sur Kayak, tout cela uniquement par la voix.

Quelle opportunité pour la France ?

Si pour l’instant aucune date de sortie dans l’hexagone n’est prévue (l’Allemagne est en fait encore en bêta sur invitation), il est clair que l’Echo a vocation a être disponible en France très prochainement. Dès lors, devrait-on s’y intéresser ?

Vu la force de frappe d’Amazon et surtout la rapidité d’adoption de l’Echo aux Etats-Unis, il y a de fortes chances que le scénario se reproduise en France. Si on se base sur le taux de pénétration américain (1% de la population a un Echo), entre 300 et 600 000 personnes devraient posséder l’assistant virtuel d’Amazon en France d’ici a 2018. Dès lors, il apparait évident pour moi que rendre son application ou son service compatible avec Alexa (le service d’intelligence artificielle de l’Echo) permettra sans aucun doute de conquérir de nouveaux utilisateurs et de fidéliser les existants.

Voici les services qui, selon moi, devraient prioritairement s’intéresser à l’Echo :

  • Les objets connectés de la maison (comme Myfox) et, de manière générale, tous les services de domotique ;
  • Les fournisseurs d’infrastructures comme les fournisseur d’énergie (“Alexa, combien d’électricité ai-je consommé cette semaine ?”) ;
  • Les banques et assurances (“Alexa, combien me reste-t-il dans mon compte en banque ?”)
  • Les services de mobilité (“Alexa, peux-tu me commander un taxi ?”) ;
  • Les commerces de proximité et les services de livraison a domicile (“Alexa, peux-tu me trouver un restaurant chinois qui livre a la maison ?”).

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