En route pour l’Australie

Vous êtes-vous déjà levé un matin avec la sensation d’être vide jusqu’aux os ? Avez-vous déjà eu le sentiment de vous asseoir sur tout ce qui vous animait étant enfant ?

Il m’aura fallu deux ans de vie Parisienne pour réaliser à quel point celle-ci ne me convenait pas. Deux ans pour saisir l’étendue de ma frustration. La ville n’est bien entendue pas seule responsable. La voie dans laquelle j’évoluais — le marketing digital — me semble aujourd’hui être une impasse ; mon travail s’est vidé du sens que je lui donnais.

Bien que les problématiques liées aux médias sociaux m’intéressent toujours, je n’ai plus la force de m’investir dans des projets qui me ressemblent si peu. Ces 9 derniers mois — alors que je travaillais à distance en “digital nomad” (comme disent les jeunes) — je ressentais toujours cette urgence de faire bouger mes lignes. Plus que jamais, je voudrais aujourd’hui investir mon énergie dans ce qui remplit mes poumons : la Terre, l’écologie, les animaux.

La décision d’interrompre un début de carrière prometteur ne fut pas facile, mais ô combien nécessaire. Je sais aujourd’hui que quelque chose de mieux m’attend ailleurs. Une nouvelle opportunité se présentera bientôt, j’en suis convaincu. Une nouvelle route, qui me mènera peut-être vers une nouvelle impasse, ou au contraire vers un carrefour des possibles. Encore faut-il cependant savoir reconnaître l’opportunité lorsqu’elle se manifeste ; encore faut-il avoir l’esprit disponible pour s’y engager. C’est ce dernier point qui me pousse aujourd’hui à quitter la France, et à partir à nouveau en balade. Une longue balade.

Décollage imminent

Le 15 septembre prochain, je prendrai place dans un premier avion qui m’emmènera jusqu’à Dubaï, avant d’embarquer dans un second qui me portera jusqu’à Melbourne, Australie. A seulement 2 semaines du départ, je suis plus excité que jamais à l’idée de parcourir cette immense contrée, vaste comme 14 fois la France. L’Australie ne m’attire pas seulement pour l’aventure & la liberté qu’elle représente dans notre imaginaire collectif Européen. Elle abrite également une faune extrêmement riche, et de nombreuses espèces que je rêve d’observer depuis ma petite enfance. Pour n’en citer que deux : le requin baleine, et le martin-chasseur géant (ou Koobaburra). Grâce au Working Holiday Visa, je disposerai d’un an pour tenter de croiser leur chemin.

“When Nothing Is Certain, Everything Is Possible”

Je ne m’attends pas à une épiphanie lors de ce séjour, ni à trouver la Lumière au détour d’un buisson (quoi que, ça serait une sacré histoire à raconter..). Ce que j’attends de ce voyage, c’est ce que les voyages font le mieux : laver l’âme à grande eau, telles les écurie d’Augias*.

J’ignore si j’y trouverai une nouvelle voie, mais c’est par là-bas que j’ai envie de la chercher.