Ce n’est pas grand-chose, mais…

Le traducteur est souvent amené à retravailler des textes existants : renouvellement ou extension d’une gamme de produits, publication d’une nouvelle brochure à partir d’extraits d’une brochure précédente, et j’en passe.
 Si la qualité de la première version est bonne, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes et une remise est justifiée sur la base du texte de référence. En revanche, si la qualité de la traduction d’origine laisse à désirer, le traducteur doit se retrousser les manches : il va devoir corriger, uniformiser, faire des recherches complémentaires, etc. Le traducteur mérite dès lors son salaire pour être en mesure de livrer une traduction de qualité.

Des erreurs qui vous poursuivent

Si vous avez confié le remaniement ou la nouvelle traduction à un grand bureau de traduction, vous courez le risque que ces erreurs vous poursuivent, vous et le lecteur. Ces bureaux de traduction partent du principe que tout traducteur connaît son métier et est donc à même de fournir un travail de qualité. Malheureusement, d’expérience et à mon grand étonnement, ce n’est pas toujours le cas.
- capteur traduit par ‘zender’ au lieu de ‘sensor’;
- Kuchengabel traduit par ‘keukenvork’ au lieu de ‘taartvork’;
- fautes de grammaire et d’orthographe,
- …

Vous, le client final, obtenez une remise sur le texte de référence. Souvent, le traducteur indépendant (qui n’est même pas rémunéré pour cette tâche) ne va donc pas passer son temps à corriger les éventuelles erreurs dans le texte de référence.

Ces pratiques, qui sont de plus en plus monnaie courante dans les grands bureaux de traduction, me révoltent depuis des années, d’autant que le client attend généralement une traduction impeccable de A à Z et y met le prix. Voilà pourquoi, personnellement, je ne travaille en sous-traitance qu’avec des bureaux de traduction qui prévoient une révision du texte de référence, ou qui, à tout le moins, me prêtent une oreille attentive quand je les appelle pour les mettre en garde quant à la qualité du texte de référence.

Un bon traducteur vit pour son métier

Si vous travaillez directement avec un indépendant, vous n’aurez pas ce problème. Contrairement au project manager du bureau de traduction, qui est un simple employé, un bon traducteur vit et de sa plume. Pour moi, c’est la qualité qui prime. Pour les patrons de bureaux de traduction, c’est la marge bénéficiaire (pour en avoir la preuve, lisez mon billet de blog. « Poser des questions est une chose, obtenir des réponses en est une autre »).

Si, en tant que traductrice indépendante, je dois retravailler, pour un client final, un texte de référence qui n’a pas été traduit par moi-même ou mon équipe, j’accorderai une remise qui me donne encore de la marge, à moi et mon équipe, pour optimiser le texte. Vous avez ainsi l’assurance de recevoir un texte définitif publiable, sans risque de devoir ‘en payer le prix’ plus tard, voire pire, s’entendre dire par le client que le texte était décidément très mal traduit.