Si vous pouviez faire tout ce que vous voulez, sans aucune contrainte, que feriez vous pour vous ?

Je voulais changer, je devais changer mais quoi, pour qui, comment ??

Qu’est ce que j’ai vraiment fait de ma vie et surtout, qu’est ce que j’ai vraiment fait pour moi ?

Le constat qui dérange.

C’est à l’aube de mes 40 ans que cette réalité m’a littéralement sauté au nez.

En fait, je ne m’étais même jamais posé la question. Je me suis rendue compte que je naviguais entre les désidératas de mes parents, ceux de mon mari, de mon patron et les exigences de mon rôle de maman. Je n’avais jamais rien fait pour moi, je veux dire, vraiment pour moi. Alors quand mon psy m’a posé la question : et si vous pouviez faire tout ce que vous voulez, sans aucune contrainte, que feriez vous pour vous ?

Un vide sidéral m’a envahi. Ou plutôt, j’ai pris la mesure du vide sidéral que constituait ma vie. C’est comme si, tout à coup, il s’était mis à me parler chinois, les mots n’avaient pas de signification, aucun concept même le plus flou ne venait tarauder mon esprit éteint — frayeur, épouvante et comme une immense envie d’hiberner…

C’est le moment de panique où vous réalisez que vous ne nourrissez aucun rêve, aucune envie, que vous vous êtes totalement oublié dans le tumulte de votre vie quotidienne, à faire machinalement tout un ensemble de tâches qui finalement, n’ont aucun sens pour vous.

Et c’était bien ma vie. Mais quelle vie au juste avais-je construit avec la complicité de toutes mes peurs et de mes limites, bien cachée au cœur de toutes ces croyances qui me maintenaient bien serrée contre leur sein ?

Le principe de responsabilité

Je me pourrissais la vie à accepter des autres qu’ils me piétinent. Je n’étais pas responsable qu’ils se conduisent mal, mais j’étais bel et bien responsable de les laisser mal se conduire avec moi.

Bah oui en fait, le principe de responsabilité c’est compliqué et douloureux quand la moindre parcelle de votre être est à vif. Et quoi ? Il fallait en plus que ce soit de ma faute ? Moi qui n’était que douceur et gentillesse, victime de la sauvagerie du monde…

Que j’avais laissé ce type de comportements envahir toutes les catégories de ma vie, était un constat douloureux mais lorsque j’ai compris que j’en étais responsable, j’ai soudain pris conscience que je pouvais tout changer.

Accepter de prendre la responsabilité de ce qui se passe dans nos vies, c’est commencer à se respecter et à se dire oui.

C’est accepter de commencer à se respecter soi même dans nos propres choix, dans ce que nous voulons et ce que nous ne voulons plus. Il est d’ailleurs généralement plus facile de se rendre compte de ce que nous ne voulons plus que de commencer à entrevoir ce que nous voulons pour nous réinventer.

Ouvrir le champ des possibles

Alors je me suis mise à me poser des tas de questions, mais la grande différence avec avant était qu’elles étaient non pas destinées à trouver pourquoi j’allais mal, mais destinées à trouver comment ça pourrait aller mieux.

J’ai pris conscience que être heureux, en fin de compte, ça se décide.

Décider de changer son regard sur la vie, de changer ses comportements et ses habitudes, pour passer d’une vie que l’on subit à une vie que l’on construit, est notre responsabilité.

Tout ce que j’ai vécu m’a poussé, aussi difficile que ça puisse avoir été, à prendre ma vie en main et changer ce qui me faisait souffrir en choses qui me font grandir.

J’ai changé de Job, de lieu de vie, de relations et aujourd’hui je suis chaque jour plus heureuse de pouvoir être moi-même, quelles que soient les circonstances extérieures.

Alors, si vous pouviez faire tout ce que vous voulez, sans aucune contrainte, que feriez vous pour vous ?