DOYEZ EST-IL ELIGIBLE EN ÎLE-DE-FRANCE ?

Eric LAHMY

Mercredi 15 février 2017

Louis-Frédéric Doyez n’ayant pas démissionné de son porte de directeur général de la Fédération française de natation, est-il possible qu’il soit candidat à un poste de membre du comité directeur régional de l’Île-de-France ? Il le croit. D’autres pensent qu’en l’absence d’une règlementation claire des élections régionales, une telle candidature constituerait un cas flagrant de conflit d’intérêt. C’est ainsi que s’il était élu, il pourrait demander à être l’un des trois délégués du Comité de l’Île-de-France à l’élection nationale, ce qui pourrait l’amener à élire ses patrons.

Certaines fédérations ont prévu une interdiction pour les salariés d’accéder à des postes d’élus. C’est ainsi que selon la Fédération française des sports d’aviron, « pour être candidat à un poste de membre du comité directeur régional il faut être licencié de la FFSA, âgé de plus de 16 ans, ne pas être salarié de la fédération, d’un de ses organes déconcentrés, ou d’une association affiliée et répondre aux conditions prévues dans les statuts fédéraux, en particulier les articles 15 et 19 interdisant la rétribution directe ou indirecte par un organisme fournisseur. »

De la même façon, pour la Fédération française de sport-boules, « des cas d’inéligibilité sont prévus, notamment pour les salariés de la Fédération Française de Sport Boules, d’une L.B.R. ou C.B.D. et les cadres techniques d’Etat. » L’interdiction de se présenter à l’élection, même régionale, englobe donc deux types d’employés fédéraux, techniciens et autres salariés. Quand on lit dans un règlement de la FFN que « le ou les cadres techniques mis à disposition, assistent, avec voix consultative, aux séances du Comité Directeur. Les membres du Comité Directeur ont le droit d’assister avec voix consultative aux réunions des organismes départementaux, » ont comprend que les cadres techniques ont voix consultative mais ne participent pas directement aux décisions. N’a-t-on guère songé aux autres salariés parce que la question ne s’est pas posée jusqu’ici ? C’est possible ; un dirigeant nous a indiqué cependant qu’un entraîneur de son comité départemental s’était présenté à l’élection. Le président de région trouvait cette démarche « illogique » et s’enquit posa la question de sa légitimité auprès de son directeur de la jeunesse et des sports. « Il m’a répondu : si tu l’interdis, tu vas devant des ennuis. » L’homme a été élu…

La Fédération française de Natation n’a donc pas clairement répondu à ce cas de figure. En général, les personnes interrogées sont assez troublées par ce cas. Doyez n’a pas fait que se présenter. Il a demandé expressément de recevoir les lettres et les curriculum vitae des autres postulants. On aimerait savoir de quel droit il faite une telle demande. Manifestement, Doyez joue déjà les patrons…

DROIT DE NON-REPONSE

Afin de répondre à mon récent article sur les élections en Île-de-France mettant sa personne en vedette, Doyez a envoyé un poulet qu’il a adressé à Jean-Jacques Beurrier, Raymonde Demarle, Guy Canzano, Laurent Viquerat, Laurent Neuville et Aline Michelet, dans lequel il parle de lui à la troisième personne du singulier. Cela doit chatouiller son orgueil. Si le moi est haïssable, le Louis en revanche…

On y lit ainsi que « Louis était déjà bénévole et militant à la Fédération avant d’y être salarié. Il a été Président de club et de comité départemental. Il a cessé ses fonctions en prenant plus de responsabilités à la Fédération, pour éviter les mélanges de genre. » Que ne continue-t-il pas, en ne se présentant pas à l’élection tout en étant Directeur de la Fédé.

Doyez expose toutes ses vérités nuageuses sur sa démission de Directeur. L’absence d’une lettre de démission a été avérée par le secrétaire général de la Fédération qui ne l’a jamais vue. Mais n’en parle pas. Les chiffres avancés de son undemnité ne sont pas comme il dit des “fantasmes”, mais des supputations basés sur son ancienneté, les lois et le niveau de ses émoluments. Je n’ai jamais écrit qu’il s’agissait d’un scandale ; je dis que pour trop de raisons financières — indemnités, chômage — Doyez ne donnera pas sa démission ! Il peut faire différemment, c’est son problème, mais je n’y crois pas.

Doyez dit mensongèrement que je lui ai refusé un droit de réponse. Il sait bien que c’est faux. Je n’ai jamais refusé aucun droit de réponse, aucun commentaire, sur mon site, sauf les spams bien sûr ! J’aimerais avoir beaucoup plus de contradicteurs (mais pas des menteurs comme Louis bien entendu). Les faits: il m’a envoyé sur ma boîte mail un texte (d’ailleurs injurieux) en exigeant que je le passe. J’ai refusé d’effectuer cette démarche à sa place et lui ai dit qu’il devait l’envoyer en commentaire sur le site Galaxie Natation, commentaire qui passerait automatiquement. Il a refusé. J’ai à disposition nos emails respectifs qui prouvent ce que j’avance là. Je crois avoir transféré une fois ou deux un texte à la demande de Bruno Dencausse parce qu’il ne parvenait pas à envoyer son commentaire, peut-être aussi d’Anna Santamans ou de Marie Wattel. Depuis l’ouverture de Galaxie, j’ai toujours laissé passer les commentaires défavorables, et n’en ai JAMAIS refusé ou effacé un seul.

Doyez a demandé aussi aux récipiendaires de « résister à cette action destructrice » que serait une réponse à son texte, et donc de ne pas me communiquer sa lettre. Raté !


Originally published at Galaxie Natation.

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