DRESSELL, NOUVEAU PAPE DU PAP’, REJOINT PHELPS SOUS LES CINQUANTE SECONDES

Éric LAHMY

Samedi 29 Juillet 2017

Bon, décidément, ce sont les championnats du sprint. Avec SJÖSTRÖM. Avec DRESSEL. Le jeune Américain, c’est la classe au-dessus. Il double 100 libre et 100 papillon, et chaque fois avec la manière. Avec 49s86, il devient le 3e nageur au monde à passer la barre des 50 secondes, à quatre centièmes des 49s82 de Michael PHELPS lequel les avait établis à l’issue d’une duel légendaire et si disputé qu’on a pu dire sur le vu de certaines photos que peut-être CAVIC, classé 2e, avait gagné la course.

La différence entre les temps réalisés à Rome en 2009 et celui de DRESSEL tient à l’épaisseur d’un maillot, ce qui n’est pas rien…

Dès les séries, il ne s’était pas épargné, et ses 50s08 le laissaient une grosse seconde devant ses meilleurs suivants. Laszlo CSEH, encore médaillé d’argent l’an passé, prenait un méchant coup de vieux avec ses 51s55, et même LE CLOS, 51s28, ou notre Mehdy METELLA, 51s46, voire même encore Joseph SCHOOLING, champion olympique, 51s21, paraissaient impuissants à circonvenir cette tempête. En demi, DRESSEL avait remis ça, au centième près, avec 50s07. I9l devançait James GUY, 50s67, et un Hongrois de 17 ans, Kristof MILAK, 50s77. SCHOOLING, 50s78, précédait METELLA, 51s06. LE CLOS, géant du passé, perdait pied…

La finale ? DRESSEL de bout en bout. Aux 50 mètres, il menait devant METELLA de 31 centièmes, 23s31 contre 23s62, et 30 centièmes séparaient celui-ci du dernier du peloton. Est-ce d’avoir tenté quelque chose que METELLA dut de se rompre dans le retour, c’est possible, il termina 8e en 51s16. Mais il ne devrait nourrir aucun regret. La tâche était au-dessus de ses forces… Six nageurs firent mieux que 51 secondes et DRESSEL moins de 50 secondes. Il ne cessa d’augmenter son avance, du début à la fin. MILAK fut 2e en 50s62, SCHOOLING et JAMES 3e en 50s83.

L’arrivée de DRESSEL nous instruit (une fois de plus) sur la possibilité toujours à venir d’une évolution, par un talent supérieur, une approche différente. Aussi énorme parut-il, le record de PHELPS était le fait d’un nageur de quatre nages, éclectique, mais capable d’être pointu sur toutes les distances du 100 au 400. DRESSEL est un « pur » sprinteur (les guillemets ont leur importance), pur sprinteur comme on dit pur sang. Un garçon bâti pour la vitesse. Est-il « normal » qu’il arrive ainsi sur le record de PHELPS ? D’abord, il s’est passé huit ans depuis ce record. Ensuite, il y a eu SCHOOLING, l’an dernier, qui noua a fait penser que « c’était possible ». SCHOOLING lui-même y avait songé très fortement, puisqu’il s’était donné pour ambition de battre le temps de PHELPS. Mais peut-être a-t-il un peu temporisé, après RIO et l’énorme fête qui lui a été réservée à Singapour. Il n’est peut-être pas trop tard pour lui, mais c’est DRESSEL qui a un coup d’avance !

Caeleb Remel DRESSEL, USA, 23s31, 49s86 (26s55)

Kristof MILAK, HUN, 23s85, 50s62 (26s77)

Joseph SCHOOLING, SGP, 23s74, 50s83 (27s09)

James GUY, GBR, 23s64, 50s83 (27s19)

Laszlo CSEH, HUN, 24s01, 50s92 (26s91)

Zhuhao LI, CHN, 23s76, 50s96 (27s20)

Grant IRVINE, AUS, 23s92, 51s00 (27s08)

Mehdy METELLA, FRA, 23s62, 51s16 (27s54)


Originally published at Galaxie Natation.

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