📕 Social calling — Emilie Vidaud

Il est toujours compliqué de trouver des livres sympas, intéressants et agréables à lire. C’est encore plus le cas quand on parle “entreprenariat”, “start-up” ou “innovation”. Une partie de mon “medium” sera donc dédiée à des livres que j’ai eu l’occasion de lire et surtout d’apprécier…

Le premier d’entre eux, publié fin 2017, est l’oeuvre d’Emilie Vidaud, journaliste économique intervenant régulièrement sur LCI, Les Echos Week-end, ou encore l’Express.

Résumé — 4ème de couverture

Et si les nouvelles technologies pouvaient réparer le monde ? Pendant dix-huit mois, la journaliste Émilie Vidaud a enquêté sur un nouveau phénomène : le réveil social des entrepreneurs.
Ils ont un pouvoir : les technologies. Leur ambition ? Résoudre à grande échelle et rapidement des problèmes sociétaux, tout en créant des entreprises rentables. Ces entrepreneurs, pionniers de la socialTech, sont motivés par la volonté d’être utiles. Leurs start-up inventent des solutions pour l’emploi, la santé, l’éducation ou le gaspillage alimentaire. Mais quel est le dénominateur commun à cette génération en quête de sens plus que de profits ?
C’est le «Social Calling», le «déclic pour agir».
Pour explorer ses ressorts, l’un des plus grands patrons de la Tech française a découvert les trajectoires extraordinaires de dix entrepreneurs sociaux guidés par
le social calling. Pendant un an, le fondateur de l’empire vente-privee, Jacques-Antoine Granjon, a échangé sans langue de bois avec Raodath, Pascal, Gaele, Julie, Maxime, Jean-Charles, Élise, Raphaëlle, Béatrice et Ludovic, qui ont déjà sauté le pas, et dont les parcours doivent servir d’exemples. Inspiré par leur énergie et leur volonté de changer le monde, Jacques-Antoine Granjon révélera-t-il son social calling ?

Le livre en quelques lignes

Ma première réaction ? “oulah ! L’entreprenariat social… c’est pas mon truc. Bah oui, une start-up ca rime forcément avec business, levée de fonds et rentabilité !!!”.

En effet, comme le dit si bien Wikipedia :

Cette forme d’entrepreneuriat, au service de l’intérêt général, recouvre l’ensemble des initiatives économiques dont la finalité principale est sociale ou environnementale et qui réinvestissent la majorité de leurs bénéfices au profit de cette mission.

Alors oui, il y a ce type d’histoire, avec par exemple :

🏆 Gaele Regnault, fondatrice de LearnEnjoy ; qui a créé des applications éducatives pour apprendre aux atteints d’autisme à parler, lire, écrire.

🏆 ou Raodath Aminou, fondatrice d’Optimiam, l’application permettant “de manger à moindre frais tout en faisant un geste contre le gaspillage alimentaire”.

Mais il y en a d’autres. On pense notamment, à :

🏆 Jean-Charles Samuelian, co-fondateur de Alan, start-up actuellement en train d’uberiser le secteur des assurances et de la couvertures santé.

🏆 ou Ludovic Le Moan, co-fondateur de Sigfox, l’une des premières licornes françaises, reine des objets connectés.

Mais en fait, ce livre va plus loin. Il démontre que dans tout parcours ou toute activité (y compris un business n’ayant à la base aucune dimension sociale), il est possible d’être un ChangeMaker ! On l’apprend à travers les échanges entre ces entrepreneurs et Jacques-Antoine Granjon, ou encore dans l’échange avec Xavier Niel, analysant son propre parcours et décrivant l’esprit dans lequel ont été bâtis l’école 42 et Station F.

Les tops

✅ La diversité des profils et des business choisis

✅ Les interventions de JAG, et l’évolution de sa réflexion à travers du livre

✅ Les anecdotes et “histoires de vie” de ces entrepreneurs pas comme les autres

✅ Les citations inspirantes, au début de chaque chapitre :

L’argent n’est pas une valeur — Warren Buffet
La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent — Albert Camus
Tout ce que tu feras sera dérisoire mais il est essentiel que tu le fasses — Gandhi
Il y a bien des manières de ne pas réussir, mais la plus sûre est de ne jamais prendre de risque — Benjamin Franklin
Soyez vous même, tous les autres sont déjà pris — Oscar Wilde