L’Intelligence Artificielle a-t-elle une obsolescence programmée?

La machine aux perspectives de progression infinies saura-t-elle dépasser la question de la finitude des ressources terrestres?

A l’heure ou les scientifiques annoncent que les capacités de l’intelligence artificielle rejoindront celles de l’humain d’ici une cinquantaine d’années, la dynamique converge avec celle de la disparition progressive des ressources : minerai, hydrocarbures, biodiversité s’épuisent. Or, ces éléments sont nécessaire non seulement à la survie de l’homme mais également aux progrès techniques et technologiques… dont l’IA est une composante majeure.

L’homme ne sait pas répondre à la crise environnementale aujourd’hui: les politiques s’enlisent et se contrarient après les conférences successives, les industries polluantes continuent dans un quasi “business as usual” teinté de coups de communication d’actions plus ou moins durables, et les individus ne peuvent adapter leurs comportements pour faire suffisamment courber les chiffres alarmants sur l’état de la Planète publiés par diverses communautés scientifiques, souvent elles-mêmes en désaccord.

Roméo, un robot qui a pour mission d’aider les personnes âgées.

L’intelligence artificielle est une de ces technologies médiatisées comme extrêmement prometteuses quant à l’avenir humain (assistance aux personnes âgées ou handicapées, aide à la réflexion, prise de relève sur des métiers à risques..etc) et pourtant elle demande l’utilisation intrinsèque des ressources, ce qui nous ramène à notre questionnement initial: comment faire pour survivre dans un monde de rareté des composants et des sources d’énergie?

L’IA prendra-t-elle en compte ce facteur de finitude de son “essence” dans les tréfonds de son machine learning, ou est elle vouée à l’obsolescence comme nous autres humains, plus ou moins rapide selon le compte-goutte offert par l’existence mise en péril des terres rares, minerais et autres sources d’énergie?

Une solution se profile au delà de l’utilisation des énergies renouvelables; celle du recyclage ou plutôt du “up-cyclage”, aux capacités décuplées par la technologie — et déja investi par Apple qui a développé un robot nommé Liam, capable de démonter pour l’instant 1,2 millions d’Iphone par an afin de réutiliser leurs composants. En s’améliorant afin de former une boucle de création durable sans passer par la case “exploitation à outrances de la planète”, peut être que l’IA échappera à une fin plausible et nous permettra par ailleurs d’éviter l’effondrement violent de nos modes de vies voire de nos civilisations.

Enfin, la Chine compte aujourd’hui sur ses géants tels que Tencent et WeChat pour réguler la consommation énergétique de chacun via un traçage simplifié sur leur smartphone. C’est ici que la réflexion s’élargit au delà de l’économie des ressources, à savoir de se demander où s’arrête le contrôle, la pression que pourront exercer les algorithmes sur nos comportements.

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