Un vent nouveau soufflera-t-il bientôt sur l’Europe ?

L’un est un passionné de livres et de littérature, candidat à la présidentielle en France. L’autre est un ancien libraire de Würselen près d’Aix la Chapelle.

L’un est l’ancien Ministre de l’économie d’un gouvernement social-démocrate, candidat à la présidence française, au printemps prochain. L’autre est l’ancien Président du Parlement Européen, et vient d’être choisi par le Parti Social-Démocrate pour mener la bataille, contre Angela Merkel, à l’automne qui vient.

Macron et Schulz ? Deux grands européens. Deux sociaux-démocrates. Ces deux là, pourraient-ils, s’ils gagnaient, faire souffler un vent nouveau sur l’Europe, au moment où l’histoire semble vaciller de l’autre côté de l’Atlantique, et de la Manche ?

Theresa May, sans état d’âme, annonce de manière glaçante que tout sera mis en œuvre par son gouvernement pour que la Grande-Bretagne, se retire de l’Union Européenne, dans laquelle elle n’est jamais pleinement entrée des deux pieds.

Donald Trump, le vilain petit canard, semble faire de la politique internationale, un jeu de poker incertain, où tout est possible. Donald Trump menace ouvertement l’Europe. Vladimir Poutine, pourrait bien la faire éclater en sourdine, draguant les candidats à la présidentielle française, sensibles au charme imperturbable des sirènes du Nationalisme.

Les Européens sont nus. Sans défense. Inquiets.

Et voilà qu’après la tempête de l’hiver dernier, un vent nouveau pourrait flotter du côté européen. Une bonne brise qu’on avait oubliée. Une brise de beau temps. Des vents favorables, avec lesquels si on sait gouverner, l’Europe pourrait tenir ses allures.

Déjà en décembre dernier, en pleine tempête post-Brexit, les Autrichiens ont créé la surprise. Alexandre Van der Bellen, un écologiste, en s’imposant contre son rival d’extrême droite, a fait gagner l’ouverture contre le repli, l’humanisme contre la haine, l’Europe contre le nationalisme.

Et si cette sociale-démocratie que partout on proclame morte et enterrée, telle une Belle au bois dormant endormie, était capable de se réveiller, et de faire battre le cœur de l’Europe ? Schulz triomphant de Merkel pourrait être porteur d’une Europe plus sociale, et plus citoyenne.

En France, qui mieux que Macron, pour incarner le projet européen ?

Depuis 1995, une génération de Français est orpheline de l’Europe. Depuis François Mitterrand et son dernier discours, au Parlement Européen, une voix d’Outre-tombe, un visage émacié, un crâne lisse, et cette voix qu’on n’oubliera pas, le nationalisme c’est la guerre, la France n’a plus connu de grand chef d’état européen.

Il y a eu des présidents nationalistes convertis à l’Europe, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy. Il y a eu François Hollande, un président socialiste, formé à l’Europe, chez Jacques Delors. N’ayant pas su trancher au sein de son parti, entre pro-européens, et nationalistes, il ne fût pas à la hauteur de ce qu’exige la place de la France au conseil européen, celui d’un moteur.

A Paris, Porte de Versailles, Emmanuel Macron a libéré la parole sur l’Europe. A Lille, à Berlin, Macron a su écouter et trouver les mots pour parler d’Europe, avec raison, avec le cœur.

Au moment où face aux populismes et nationalismes, on nous prédit une Europe vaincue, une Europe à terre, si l’Histoire, toujours incertaine, toujours balbutiante, ne déroulait pas son tapis, comme on nous l’a si souvent prédit ? Si les Européens retrouvaient au fond d’eux-mêmes, le ressort d’une résistance, un goût pour l’avenir, à vouloir continuer à bâtir, ensemble, une Europe de la liberté et du progrès.

Quelle ironie n’est-ce pas !

Pensez qu’en Europe, avec Macron, Schulz, Van der Bellen, nous pourrions perpétuer les valeurs de liberté, et d’humanisme, avec lesquelles les Américains et les Britanniques, hier, sont venus mourir sur nos plages, pour nous délivrer des démons du nationalisme qui avait englouti l’Europe. Demain, l’Europe sera cette partie du Monde qui reprendra avec fierté, les mots de ses anciens libérateurs, et à son tour leur dira, ne renoncez jamais aux valeurs de l’humanisme et de la liberté, le nationalisme c’est la guerre ! Décidément l’Histoire est bien imprévisible !

par Catherine GUIBOURG
écrivain, cofondatrice de Stand Up for Europe


Originally published at www.les-europeens-avec-macron.org.

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