Summer of love 1967–2017

Paul McCartney – “Si on faisait prendre du LSD aux hommes politiques, la paix aurait enfin une chance de régner sur le monde”
Scott McEnzie «San Francisco»
Parce qu’on aura toujours dans le coin de la tête une maison bleue.
The Doors «Break on through»
Jim for ever
Ton petit fils, ou ta petite fille te dira un jour «Pépé, mémé, tu connais ce truc ? C’est ouf ! »
Pink Floyd «Arnold Lane»
Parce qu’ils ont électrisé le fameux club UFO à Londres.
Beatles «All you need is love»
Une vie sans amour vaut-elle d’être vécue ?
Dylan «All a long a watchtower»
Un poète ?
Velvet underground «Sunday morning»
Un dimanche matin, calé au fond de ton lit, café croissants, heureux(se), tu auras sans doute envie de faire l’amour.
Rolling Stones «Ruby tuesday»
Le premier 45 tour que j’écoutais en boucle sur l’électrophone de mon père quand j’avais 5 ans.
Brigitte Bardot «Harley Davidson»
Une icône
Buffalo Springsteen “For What It’s Worth”
Ils étaient propres sur eux.
Jacques Dutronc «j’aime les filles»
Parce que j’aime les filles
Jimmy Hendrix «Foxy Lady»
En mangeant une omelette aux cèpes parce que nous nous sommes embourgeoisés.
Jefferson Airplane «White Rabbit»
Pilule bleue ? Pipe d’opium ? Un splif ?
Lewis Caroll était un magicien.
Procol Harum «White shade of pale»
Tu danses ce slow avec moi ?
Tu sais, le machin ringard qui a disparu depuis longtemps qui pouvait-être torride ?
Alalalalalalala Rosy, tu as vu le grand brun qui approche.
Non, je vois rien. Je n’ai pas mes lunettes.
Il est comment ?
Un pantalon pattes d’eph blanc, une chemise noire près du corps…
Ok pour les fringues, mais, il est mignon ?
Un charme fou, on dirait qu’il va nous dévorer toutes crues avec son regard noir.
Maintenant, c’est l’heure. Il ne s’agit pas de manquer le premier slow avec une fille.
Oulalala la blonde et la brune, je fais quoi ?
Elles me déshabillent du regard, glurps !
Il n’a d’yeux que pour toi Rosy.
La brune n’a pas l’air farouche avec son regard qui hurle «prends-moi».
La blonde a plus de charme.
La brune ? La blonde ? La brune ?
Go ! Je danse avec la blonde.
Il est prêt maintenant Anne. Je vois son visage. Il me plait beaucoup.
Bonsoir, tu danses ?
Mody blues «Nigths in white satin»
Je te plais. Tu me plais.
Faisons l’amour.
Ils se calculaient.
Mais, ils ne calculaient pas longtemps en 1967. Voilà, cela se passait comme ça en 1967.
On peut remplacer le grand brun par Bernard un grand chauve barbu à la musculature en parade, Rosy et Anne par Fred un blondinet tatoué très sexy et Martin un blond vénitien au charme certain.
Cet été on m’a vue sur le dance floor, voleur de cœurs aux sons des platines. J’ai fait la cour à des sirènes. J’ai dansé. J’ai fait l’amour. J’ai fait le mort.
Mon coeur balance, ma tête chavire, elle m’a surpris, faisant s’effondrer les murailles . Je fut séduit.
Les meilleurs titres de mon Summer of love. Ils m’ont obsédé, rythmé, bercé.
Interview « mémoire de disquaire », souvenirs de 1967
Summer of love
Fabien VIE
Toulon, 28 août 2017
Montpellier, 7 septembre 2017
