Portrait de Philippe Mazuel
Philippe Mazuel
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Votre candidature a un goût d’étrange pour moi : j’ai fait à peu près les mêmes études que vous, à peine plus tard, passionné par les questions de stratégie, j’ai fait un DEA de défense et relations internationales à Nantes… mais j’ai toujours pris la théorie de la dissuasion pour de la foutaise et l’armée française pour un modèle de bureaucratie. J’ai vécu l’année de conscrit en caserne comme un exercice ethnographique en société totalitaire. J’ai travaillé ensuite pour les collectivités locales, et je voudrais aujourd’hui que nos élus locaux cessent de se prendre pour des chefs et s’inquiètent de la volonté générale, d’animer le débat public pour que cette volonté générale s’exprime. Je navigue plutôt du côté des écologistes et des pirates.

Je pense que la décision, le commandement, la mise en avant de l’autorité sont des pis-aller. Mon hostilité à leur valorisation est très ferme. Mais ce que vous dites et ce que vous faites n’en est pas moins intéressant. Il faut toujours sortir un peu du cadre pour penser. La règle de base de la démocratie, c’est que l’on n’est pas obligé d’être d’accord et qu’il faut respecter l’altérité.

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